• Déjà un mois depuis le dernier article ?!
    Ici on court partout, de rendez-vous en rendez-vous (vous savez, ceux qu'on prend après une naissance, pour bébé comme pour maman, entre courbe de poids, vaccins et rééducation du périnée !)
    Et puis la montagne de cartons grandit, grandit chaque jour un peu plus...
    Je m'arrête donc dix minutes pour vous poster un petit article.

     

    Mobile de Munari

     

    Je n'aimais pas trop ce mobile quand j'ai découvert la pédagogie Montessori et les activités qu'on pouvait proposer à bébé. Mais il faut dire qu'avec l'arrivée de mini D, premier bébé, grand chamboulement, difficultés d'allaitement et déménagement (oui à cette époque là aussi ^^), j'avais d'autres chats à fouetter. Alors j'avais fait le tri dans les mobiles que je souhaitais lui bricoler.
    A présent, j'ai plus de temps comme deux des quatre mobiles sont déjà faits, je me suis attaquée à celui-ci... et je dois avouer que je l'adore.
    Nous l'avons bricolé pour mini L quand elle a eu 3 semaines et après l'avoir accroché quelques temps sur sa potence, je l'ai mis dans le salon. Ainsi on continue d'en profiter un peu (avant de le mettre dans un carton, déménagement oblige).

    Il y a des centaines de tutos sur internet, I know !
    Mais Alfredo m'a glissé dans l'oreillette que je pourrais vous faciliter la vie, si comme moi vous n'avez trouvé qu'une boule transparente de 5cm de diamètre et que vous ne voulez pas passer du temps à faire des calculs pour les formes à découper.

    Il vous a donc préparé un petit document à télécharger :

     

    Mobile de Munari boule de 5cm

     

     

    Voilà !! Profitez en, n'hésitez pas et moi je file donner la tétée à mon petit tyrex qui s'impatiente.

    Des bises à tous et bonne journée

    - Lilaluna -

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  • Si vous avez bien lu l'article précédent, vous l'aurez compris : c'est une fille qui agrandit notre famille ♥

    Et comme mademoiselle D. avait déjà moult vêtements tricotés mains par sa Mamou et moi-même, mini L. n'a pas besoin de grand chose de plus...

    Il me restait deux petites pelotes de laines que j'aime beaucoup et j'ai eu envie de faire des béguins :
    un petit projet rapide, sympa à tricoter et tout mignon !

     

    Béguins pour demoiselle

    Alors en voilà deux !!

    Celui de droite vient du livre "Tricot bébé des 4 saisons" par 22 rue.

    Béguins pour demoiselle

     

    Le modèle de celui de gauche est malheureusement introuvable (la page n'existe plus),
    mais de tête ça donnait ça :

    Pour une taille naissance, aiguilles n°5

    - Monter 23 mailles, tricoter en point de riz

    - Augmenter 7 fois 1 maille d'un côté

    - Continuer à tricoter ces 30 mailles pour que la partie avec augmentations fasse 1/3 de la hauteur totale. Vous avez un côté

    - Continuer à tricoter encore 2/3 pareil, puis faire 7 diminutions (du même côté que les augmentations) et arrêter le tricot.

    - Plier en deux et coudre l'arrière du béguin.

    - Faire des petites tresses à fixer de chaque côté pour nouer sous le menton.

     

    Béguins pour demoiselle

    Et voilà mon bébé de laine et de coton ♥
    Je trouve que ça donne un petit effet vintage qui n'est pas pour me déplaire...

    Si vous voulez des précisions pour le tricot du béguin lutin, n'hésitez pas à me demander !

    Belle journée ensoleillée !

    - Lilaluna -

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  • Ce mois d'avril était peut-être le plus joli mois qu'on ait vécu depuis longtemps !

    Dans l'attente de l'accouchement, Alfredo avait organisé son planning pour être bien plus présent et comme nous avons changé le contrat de crèche de mademoiselle D, nous avons passé beaucoup de temps en famille. C'était l'occasion de faire plein d'activités, des sorties ...et des grasses mat' ! ^^

    J'ai aussi profité de ce temps pour faire pas mal de tri, dont celui de mon stock de laine...
    Sur la photo, c'est ce qu'il reste. Deux tiers de tout ça est parti de la maison !
    J'ai gardé essentiellement les pelotes "pure laine" et deux-trois pelotes "fantaisie"

    Petits et grands bonheurs du mois d'avril

     

    Mademoiselle D. s'est régalée à me peinturlurer le bidon !
    J'ai trouvé du maquillage écologique de la marque Namaki. Emballage en carton, colorants naturels, facile à démaquiller... Certaines couleurs un peu ternes, mais globalement j'en suis contente.
    Voyez donc l'oeuf de Pâques que m'a peint ma poulette :

    Petits et grands bonheurs du mois d'avril

     

     Les beaux jours sont arrivés, nous avons pu laisser les fenêtres grandes ouvertes toute la journée !
    Pour se rafraichir, j'ai improvisé une petite crème glacée :
    - un yaourt de soja framboise-passion au congélateur pendant une petite heure
    - mixer avec des framboises surgelées
    - déguster !

    Petits et grands bonheurs du mois d'avril

     

     Tout le mois d'avril, une foire est installée à 15min à pieds de chez nous.
    Je ne suis pas spécialement fan des foires, leurs musiques boum-boum qui se mélangent,
    les "en voiture !", les pêches au canards où tu payes une fortune un jouet MadeInChina...
    Mais mademoiselle D. ne savait pas ce qu'était une barbapapa. Elle en avait vu une dans un livre et me demandait régulièrement ce que c'était. Alors après deux tours de manège, il était temps de lui en faire goûter une. Voilà, c'est fait ! Et puis en fait ça colle aux doigts, maman c'est pénible ! Haha ! ^^

    Petits et grands bonheurs du mois d'avril

     

     Nous avons fêté les trois ans de notre D. Avec ses super copines de crèche, des ballons, du maquillage et un gâteau aux framboises, tout comme elle voulait. Elle était aux anges...
    ...et moi aussi ! J'avais tellement peur d'accoucher avant ou pire, le jour de son anniversaire !

    Petits et grands bonheurs du mois d'avril


    Après ça, mademoiselle D. est partie en vacances une semaine chez ses grands-parents.
    C'était la première fois que j'étais séparée d'elle aussi longtemps. Quelle sensation étrange, d'avoir autant de temps pour soi ! Je me suis sentie un peu perdue le premier jour...
    Mais nous avons vite repris nos marques d'avant la parentalité : repas à 21h30, sorties au ciné, balade en ville sans regarder l'heure ni faire son trajet en fonction des toilettes publiques ^^

    Et puis il y a eu cette journée si spéciale.
    Celle où on a su que c'était pour bientôt. Celle où Alfredo a attendu presque en faisant les 100 pas. Celle où je me suis mise à faire le ménage, un gâteau, à presque finir tous mes travaux de couture laissés en suspens... Celle où le gros ballon qu'on m'a prêté a été mon meilleur allié, celle où ma baignoire m'a laissée me mettre dans des postures jusque là inenvisagées...

    Et puis le 20 avril, à 6h36, mini L. a pointé le bout de son nez ♥

     

    Petits et grands bonheurs du mois d'avril

     

    Depuis, je suis sur un nuage...
    Certes, la nouvelle vie à quatre n'est pas forcément de tout repos, et puis chacun doit trouver quelle est sa place, prendre ses marques, trouver le bon rythme... Mais qu'ils sont nombreux les petits bonheurs quotidiens !! Entre les câlins de soeurs, le bébé à la peau douce qui sent le lait, et puis le couple renforcé par un incroyable accouchement... Oui, je suis sur un nuage et j'espère y rester longtemps !

     

    Je vous souhaite un joli mois de Mai.
    Je reviendrai comme je pourrai, avec le temps que j'aurai. J'ai un milliard de choses à vous montrer et vous raconter, mais bon, s'asseoir devant l'ordi n'est pas chose aisée ces jours-ci...!

    La bise à tous

    - Lilaluna -

     

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  • Burger vegan à l'indienne

     Une petite recette, ça vous dit ?

    Il y a peu, j'ai été prise d'une grosse envie de burgers maison ! Alfredo était parti faire des courses, j'en ai profité pour lui dire de prendre des buns tout faits. 18h, plus le temps de faire lever la pâte etc...

    Mais les burgers, j'avais envie de les improviser avec ce que j'avais.
    Un rapide tour dans mes placards et je me suis décidée pour des steaks de lentilles corail un peu épicés. Quelques petits pois et noix de cajou pour le côté indien, de la pâte de curry jaune et le tour est joué ! Pas de pâte de curry chez vous ? Une cuillère de curry en poudre fera l'affaire !

    Alors c'est parti !

    1/ Commencer par faire cuire les lentilles avec deux fois leur volume d'eau. Personnellement, j'ai utilisé des cups et j'ai donc mis 1 cup de lentilles. Une tasse ou un petit verre c'est parfait aussi.
    (oui, oui, je cuisine toujours au pifomètre, j'ai pas changé depuis la dernière recette postée ici)

    2/ Préparer les graines de chia : une cuillère à soupe dans 100ml d'eau. Laisser gonfler.
    Ajouter des petits pois frais ou surgelés en fin de cuisson des lentilles. Concasser les noix de cajou.

    3/ Égoutter les lentilles-petits pois, ça fait une pâte et c'est très bien.
    Ajouter 1/2 cup de flocons d'avoine.
    Ici on n'avait que du son d'avoine, la faute à l'étiquette du vrac qui était trompeuse - Alfredo m'a rapporté du son une première fois, je lui ai demandé des flocons "petits" et il m'a de nouveau rapporté du son. Ravie j'étais... Donc on l'écoule comme on peut !
    Bref, dans un saladier ou une grande assiette creuse, on mélange les lentilles, le son d'avoine, les noix de cajou et les graines de chia qui ont bien gonflé.

    4/ Ajouter une cuillère à café de pâte de curry, bien mélanger à la cuillère puis à la main.

     

    Burger vegan à l'indienne

     

    5/ Façonner des steaks et les cuire au four 15-20min à 180°.
    Si vous les trouvez trop secs, vous pouvez aussi les faire revenir à la poêle dans de l'huile.
    Personnellement je les cuis au four et j'en mets quelques uns dans un tup au frigo, pour les faire revenir à la poêle dans les 2-3 jours suivants.

     

    Burger vegan à l'indienne

     

    On a accompagné ces steaks d'une sauce type "veganaise super rapide" (moutarde + crème de soja), de rondelles d'oignons rouges revenues à la poêle et un peu caramélisées et de salade. 
    Quelques frites de pommes de terre et patates douces et c'était parfait !

     

    Burger vegan à l'indienne

     

    Pour une recette encore plus digeste, vous pouvez faire tremper les lentilles avant la cuisson et mettre l'avoine dans la casserole pour les dernières minutes de cuisson des lentilles (en même temps que les petits pois par exemple).

    La prochaine fois j'essaierai de faire des steaks de seitan maison... Vous avez déjà testé ?

    En attendant, bon appétit !

    - Lilaluna -

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  • Je viens de finir un livre qui m'a fait pas mal réfléchir... Il s'agit de " Développer le lien parent-enfant par le jeu", d'Aletha Solter. Ce n'est pas le livre dont je voulais vous parler précédemment, mais comme on traverse une période bien particulière en ce moment, je voulais vous présenter celui-ci et vous parler un peu de ce qu'on vit avec mademoiselle D.

    Le jeu de régression


    Dans ce livre, Aletha Solter présente neuf formes de jeu qui permettent d'améliorer la relation qu'on a avec son enfant, notamment dans des situations de crise qu'on rencontre au quotidien, ou même de surmonter des épreuves difficiles voire traumatisantes pour la famille.

    Ces neuf formes sont :

    1. Le jeu libre, non dirigé
    2. Le jeu symbolique
    3. Les jeux de cause et effet
    4. Les jeux d'absurdité
    5. Les  jeux de séparation
    6. Les jeux de renversement de pouvoir
    7. Les jeux de régression
    8. Les activités avec contacts corporels
    9. Les jeux coopératifs

    Ici pas de gros traumatisme mais quand même de grands chamboulements avec l'arrivée d'un bébé et un déménagement. Dans le tourbillon de la vie, on n'y fait pas attention, ou alors on se demande pourquoi notre fille est si difficile ces jours-ci, mais si on s'arrête à peine deux minutes, on peut se rendre compte qu'elle se prépare elle aussi, à sa manière, à ces grands événements.

    Aujourd'hui, je vous parle donc du jeu de régression et également du jeu de renversement de pouvoir. Le jeu de régression peut être terriblement agaçant, frustrant, irritant pour les parents mais il est pourtant vraiment bénéfique.

     

    "Je suis ton petit bébé"

    Voilà une phrase que j'entends 100 fois par jour. Que dis-je... 1276 fois plutôt. De quoi me rendre folle. Imaginez un disque rayé qui se met en marche dès que vous ouvrez un oeil. Parce que oui, c'est la première chose que j'entends en me réveillant le matin. Mais aussi 37 fois avant même que j'aie pu m'assoir pour prendre mon petit déjeuner. Je l'entends quand je l'accompagne aux toilettes, que je tiens son t-shirt en attendant qu'elle veuille bien l'enfiler, quand je lui propose un jeu ou une activité, quand je prépare à manger (là, au moins 214 fois), quand je vais moi-même aux toilettes, que je prépare mon sac pour aller au parc, etc etc etc... Jusqu'à ce qu'elle tombe endormie.

    De quoi me rendre folle, oui. Et pourtant. Chaque fois je lui réponds que oui, elle est mon petit bébé (même si elle sait dormir sans couche, manger sans trop se salir, faire de la trottinette, souffler des bulles, dessiner des bonhommes et compter jusqu'à 15). Et dans mes moments les plus tendres, j'ajoute même "que j'aime à la folie ...et pour toujours" (merci Archibald, ceux qui ont lu "Mon amour" comprendront).

    Imaginez...
    "Pourquoi mes parents ont-ils voulu un autre bébé puisqu'ils m'ont, moi ? Je ne suis pas un bon bébé ? Et s'ils aimaient ce bébé plus que moi ? Peut-être qu'il faut que je leur montre comme je suis un super bébé... J'ai peur de trop grandir. Et en même temps j'adore faire des choses de grands. Je veux qu'on me laisse explorer et expérimenter comme je veux ! Mais j'ai aussi tellement besoin de me rassurer et me blottir dans leurs bras..."

    Alors pourquoi repousser ce besoin de réassurance, pourquoi le réprimer ?
    Seulement parce que je me sens terriblement frustrée de voir ma fille faire le bébé ? Parce que ça me fait peur de me retrouver avec deux bébés à la maison ? Parce que je suis fatiguée d'entendre toujours la même phrase en boucle ?
    Justement. Plus je vais dans son sens et plus elle est apaisée. Plus elle s'apaise et moins elle a besoin de ce jeu de régression. Alors allons-y, fonçons !

    L'enfant est toujours dans le jeu, et chaque fois qu'il fait le bébé, il invite son parent à jouer au jeu de régression. A l'adulte de saisir cette opportunité (je vous l'accorde, c'est plus facile de le voir comme une opportunité plutôt qu'une corvée quand on a bien assimilé ce qui se trame dans la tête de l'enfant...). Alors quand j'en ai la possibilité, le temps, l'envie (oui, ça aussi c'est important : ne pas se forcer, car l'enfant le sent) je lui propose différentes situations où elle serait le bébé :

    - donner à manger à la cuillère
    - donner le biberon
    - habiller
    - câliner
    - faire un jeu de nourrice : bascule (type "Bateau sur l'eau"), chatouilles (La p'tite bête qui monte)...
    - bercer
    - envelopper dans une couverture
    - chanter des chansons, des berceuses

    Un jour, alors qu'on prenait le bain ensemble, elle a même mimé avec un petit sourire qu'elle allait téter. Je lui propose négligemment, comme si c'était tout à fait normal. Elle accepte, mets le sein dans sa bouche, reste trois secondes sans aucun mouvement de succion et me dis "et voilà j'ai fini !" avant de retourner à ses jeux de transvasement.

    Alors oui, j'ai un peu peur de la suite, quand bébé sera là. Mais finalement, ma fille exprime très bien son besoin : Maman, aime moi, occupe toi de moi, ne m'oublie pas. Elle me rappelle et saura me rappeler si besoin qu'elle a autant besoin de moi que ce mini bébé. A moi de tout mettre en place pour avoir des temps d'exclusivité avec elle. Je me mets trop de pression ? Peut-être... Mais lire une histoire par-ci, faire un câlin par-là, et sauter sur l'occasion d'une sieste de minibébé pour construire une maison en briques, faire une cabane ou préparer une soupe de pâtes en feutrine/kiwi en bois, ça me semble envisageable :)

    Enfin ça, je vous le confirmerai ou pas dans quelques mois... ^^

     

    "Raaaaaaaaaaah laissez-moi tranquille !"

    D. mets tes chaussures, laisse la chaise où elle est, assied toi correctement, non on ne va pas au parc maintenant il faut faire à manger, lave-toi les mains, enfile ton gilet, frotte tes dents, range les balles, ramasse ce truc que tu viens de lancer par terre, prends un mouchoir pour te moucher, allonge-toi, dessine sur une feuille pas sur la table, on y va, c'est l'heure.

    Ça me fait penser à la chanson "Fais pas ci, fais pas ça !", pas vous ? Même si toutes les formulations sont plutôt positives, on impose quand même beaucoup de choses à nos enfants. Ils ne choisissent pas forcément l'heure du repas, du coucher ou du départ. Tous ne choisissent pas leurs habits ou ne donnent pas leur avis sur la composition des menus (bien sûr, ça dépend des foyers).
    Bref, il y a de quoi se sentir tout à fait inférieur à l'adulte. Et qui dit se sentir inférieur, dit perte de confiance en soi, frustration ou même colère ...et tout ça finit en crise.
    "Mais qu'est-ce qui lui prend !?"

    Exemple : l'enfant a décidé de créer un parcours dans le salon avec toutes les chaises et les coussins. Il est l'heure de se mettre à table, on lui demande les chaises une fois, deux fois, trois fois, pour pouvoir s'asseoir autour de la table. Bon, c'est vrai, on aurait pu lui trouver une super motivation pour coopérer mais on est plutôt fatigué et on ne regorge pas toujours d'idées. Bref, ça se termine en réquisition des chaises et ramassage de coussins rapidos.

    Ok, donc là, l'enfant nous montre les crocs tel un tigre, nous hurle dessus, voire nous tape ou nous montre qu'il veut le faire. Je fais quoi, je rugis plus fort pour montrer qui est le chef ici/je le tape/je le mets dans sa chambre ? Hum... Non :)
    Et si on jouait plutôt ? Voici venir le jeu de renversement de pouvoir ! Histoire de laisser l'enfant reprendre un peu confiance, devenir plus fort que nous et canaliser son énergie. De toute façon, s'il part en crise on va manger froid, alors tant qu'à faire...

    Il montre les crocs, nous crie dessus ? On prend un air apeuré, vraiment craintif et désemparé.
    Il veut nous taper ? On lui propose de nous assommer plutôt avec des coussins : "oh je vois que tu veux me frapper... et si tu me lançais les coussins plutôt ?" Puis on feint de s'écrouler quand il nous touche.

    Dans le jeu de renversement de pouvoir, l'adulte se montre faible, effrayé, maladroit, stupide...

    Le tout est de rire et de faire rire. C'est le meilleur moyen de désamorcer une situation de crise ! Le rire aide à se défouler de l'angoisse issue du sentiment d'impuissance. Et plus l'enfant se défoule de ces émotions douloureuses, plus il peut ensuite coopérer facilement.

    "Allez, je remets les chaises autour de la table... Roooh mais cette chaise est trop lourde, je n'arrive pas à la porter... Raaah je n'arrive pas non plus à la pousser ! Mais c'est pas possible, elle est collée au sol ou quoi ? Tu arrives à déplacer les chaises, toi ?!"

    :)

    Oui, oui, je souris bêtement, car je pense à cette petite fille qui s'empresse de tout ramasser ou ranger plus vite que moi quand je joue ce jeu là. Je dois vous avouer qu'avec mon énorme bidon ça me rend bien service ! 

    Pourquoi je vous parle aussi du jeu de renversement de pouvoir dans cet article ?
    Parce mademoiselle D. n'a pas choisi d'être grande soeur. Et même si la plupart du temps elle est plutôt bienveillante et super-mignonne, elle peut aussi parfois être agacée de cette situation. En tout cas, nous avons du faire face à des crises ces derniers mois, dont nous n'avions pas du tout l'habitude.
    Depuis la lecture du livre d'Aletha Solter, j'arrive mieux à cerner les moments où elle me propose ce genre de jeu, ou alors les moments où je dois absolument lui proposer, pour que l'une ou les deux (ou les trois !) ne montent pas dans les tours.

     

    J'arrête là, je pense que vous avez compris le principe.
    Évidemment, par cet article, je ne veux absolument pas imposer ou prôner un mode d'éducation. Chacun fait de son mieux et nous avons tous nos faiblesses : fatigue, préoccupations, enfance compliquée... Je souhaitais simplement partager avec vous cette lecture, qui m'a permise de mieux analyser certaines situations et de trouver en moi encore un peu plus de patience. Parce que oui, j'essaie d'être bienveillante, mais j'y arrive mieux quand je comprends pourquoi je le fais.

    A très vite

    - Lilaluna -

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