• Vendredi, je passe la matinée avec une amie et elle me dit une chose qui fait "tilt" dans ma tête : c'est souvent lorsqu'on lâche-prise que ce que nous attendons depuis longtemps nous tombe dessus.
    En ce moment je vis dans l'attente de savoir si j'aurai un nouvel emploi pour la rentrée de septembre. Nous sommes à un embranchement de notre vie et face à un choix décisif... qui dépend en grande partie de cet emploi. Autrement dit, il était temps que je lâche prise car la tension était devenue insoutenable.

     

    Samedi matin, 11h45

    J'apprends que deux personnes inscrites à mon atelier de dimanche se désistent. Il ne reste plus assez d'inscrits, je dois annuler la séance. "Et si on allait voir les Renards ?" me dit Alfredo. Ni une ni deux, je m'installe devant l'ordinateur, toujours en pyjama et je regarde combien de kilomètres nous séparent de leur terrier, s'il y a des trains qui font la moitié du trajet et si la météo n'est pas trop catastrophique. J'appelle nos amis et leur demande si on peut venir les voir ce week-end. Il y a un train qui part dans 20min. A peine raccroché, je dis à Alfredo que c'est ok et lui demande si c'est jouable d'avoir le prochain train. Il me répond "Allez, on tente !"
    Nous sautons dans des vêtements, nous en jetons d'autres dans un sac, Alfredo pense à prendre un repas pour poussinette et une carte routière, je pense à prendre des couches et une bouteille d'eau. Poussinette ne comprend pas bien ce qui se passe... Jusqu'à ce qu'on lui enfile son casque, car c'est décidé ! Nous partons faire du vélo.

     

    La folie d'un voyage

     

     12h22

    Je rappelle les Renards pour leur dire qu'on est dans le train. Plus de retour en arrière possible, on part pour l'aventure, alors qu'il y a une heure on n'en avait même pas l'idée.
    Je ne fais jamais ce genre de folie. Moi qui aime tout planifier et organiser, je laisse assez peu de place aux plans de dernière minute. Mais je crois que cette fois, je n'avais pas le choix. J'avais besoin de m'aérer, penser à autre chose... de manière radicale !

    La folie d'un voyage

    13h30

    On descend du train. Première épreuve : il faut monter un escalier d'au moins cinquante marches et en redescendre autant pour quitter le quai. Avec le vélo cargo, un sac rempli, une poussinette et le Croix de fer. Allez !
    On se ravitaille au supermarché du coin : crackers au graines et barres chocolatées hyper sucrées (et boite de mouchoirs, indispensable !). Après cet étrange repas (ouch je ne suis plus habituée à manger aussi sucré !) on part.

    14h

    On sort de la ville et je prends mes repères sur le vélo. Je n'ai pas trop l'habitude du guidon type "course", mais je m'y fais assez vite. C'est la première fois que je pars pour une longue distance (je pense n'avoir jamais fait plus d'1h de vélo). Et là, c'est 46km qui nous attendent.
    Je n'ai jamais roulé sur des départementales non plus, avec des voitures qui nous dépassent à 90km/h. Et pour ne pas me laisser envahir par la peur, je fixe le dos d'Alfredo qui roule devant moi, je me concentre sur la distance qui nous sépare, essayant de la réduire au maximum.
    La bruine se dépose sur nos visages, il fait frais mais c'est agréable, on respire !

    Au bout de 20min, j'ai vraiment pris confiance en moi. J'ai l'impression de ne faire qu'un avec le vélo, les paysages défilent et les voitures s'espacent. On traverse un premier village, un deuxième, on croise des vaches, des chevaux... Poussinette finit par s'endormir et fait la sieste dans le cargo.

    Il y a une peu de relief sur le trajet, à peu près 300m de dénivelé. Mais ce n'est pas si difficile. Je joue avec les vitesses pour avoir un mouvement constant de pédalage. On va tranquille dans les montées, on s'économise avec la plus petite vitesse ...et puis on fonce dans les descentes, faisant gonfler nos imperméables.
    La pluie s'intensifie, mais je n'y fais pas attention. Mon but est devant et il se rapproche de plus en plus, kilomètre après kilomètre. C'est une maison chaude, dans laquelle brûle un feu de bois. C'est la chaleur, la gentillesse de nos amis. Je monte des côtes sous la pluie, le sourire aux lèvres et les automobilistes qui me croisent me prennent certainement pour une folle... Ou peut-être une héroïne, qui sait ?!

    16h

    On fait une pause dans un village, pour que poussinette se dégourdisse les jambes et qu'on reprenne des forces avec une barre chocolatée et de l'eau. Des gamins du villages arrivent à vélo et s'extasient devant le cargo. On discute cinq minutes, je me la pète un peu en leur parlant des kilomètres qu'on a déjà parcourus, des étoiles brillent dans leurs yeux.
    C'était le rêve d'Alfredo et c'est devenu le mien. Ca y est, nous vivons notre premier voyage à vélo en famille. Alors je suis heureuse de dire à ces jeunes que c'est possible.

    On repart et la fin du trajet est plus difficile. On traverse la forêt dans une côte interminable. Poussinette a le mal des transports et on gère comme on peut... (merci la boite de mouchoirs !). La pluie s'intensifie de nouveau et on termine par une côte sur un chemin plein de nids de poule. Je ne pense plus à rien, rien d'autre que mon but. Et enfin nous arrivons...

    17h

    Nous sommes trempés, fatigués, mais heureux :)

     

    Dimanche

    On profite ! On parle, on cuisine, on joue avec les petits, on parle encore, on se repose et puis... on parle. On a tant de choses à se raconter depuis les vacances d'été !
    On découvre leur mini renarde complètement mignonne - craquante - adorable - etc...
    On observe le petit renard et poussinette jouer ensemble, apprendre à gérer les frustrations (puisque évidemment ils veulent toujours le jeu de l'autre) et finir par se faire des câlins et des bisous ♥

     

    Lundi matin

    J'appréhende un peu le retour. Je n'ai aucune courbature du voyage aller, mais on s'est couchés tard et je suis quand même sacrément fatiguée... Pendant que les papas sont partis se promener avec les enfants, on prépare un super brunch. Opération "prendre des forces avant le départ".
    Après  avoir mangé, on regarde les horaires de train. Il y en a un à 17h10. C'est jouable si on part vite. Alors comme samedi, on saute dans nos vêtements et on jette nos affaires dans le sac (sauf que cette fois-ci, Alfredo prend le temps de regarder s'il y a une route plus sympa ^^). On embrasse nos amis et vaille que vaille, c'est reparti !

    Finalement le plus douloureux c'est de reposer ses fesses sur la selle. Les ischions ont supporté mon poids tout l'après-midi de samedi et ne sont pas très heureux d'être de nouveau sollicités. Mais Alfredo m'affirme qu'on s'habitue et... c'est vrai. Au bout d'un moment je ne sens plus rien. Il faut dire que la selle qu'il m'a choisi me convient bien.

    Aujourd'hui il ne pleut pas mais il fait toujours frais. Poussinette était contente de monter dans le vélo, elle savait à quoi s'attendre et a pris ses marques. D'ailleurs, 1 min après être partis, elle dort... et ne voit pas la biche qui traverse la route devant nous, pour finalement retourner là d'où elle venait en deux ou trois sauts gracieux. Cet instant magique !

    Le retour est plus facile, beaucoup de descentes et puis on connaît la route alors ça passe plus vite. Quand je ne regarde pas les paysages, je fixe Alfredo devant moi, constant dans le mouvement de ses jambes, l'imper' gonflé par le vent... Parfois j'aperçois le casque de poussinette devant.Quand je ne le vois plus, c'est qu'elle dort. Le cargo est tellement lourd et moi tellement légère sur le Croix de fer, que je me laisse facilement distancer dans les descentes. Et je pédale, pédale pédale, le vent sifflant à mes oreilles.

    En sortant d'un village, un gros chien nous poursuit en aboyant et tente de me sauter dessus. Je fonce pour m'échapper et Alfredo pousse un énorme cri avant de montrer ses dents. Le chien prend peur et repart. Je n'ai peut-être pas eu la meilleure réaction... mais Alfredo est abonné à un magazine de vélo et a lu une anecdote de ce genre, il a su quoi faire ! :)

    La fin du trajet est un calvaire. Nous sommes sur une légère pente descendante, mais nous devons pédaler avec force pour lutter contre le vent. C'est épuisant !! Alfredo regarde l'heure avant de traverser le dernier village. C'est bon, on va arriver tout juste pour monter dans le TER !
    Et nous arrivons à la gare. Poussinette est hyper heureuse, elle parle sans discontinuer de tout ce qu'elle voit, de ce qu'elle a vécu, des souvenirs qu'elle a de son copain petit renard...

    Dernière épreuve : le TER arrive. C'est un vieux train, avec un compartiment vélo (mais quelle blague !) et des couloirs très étroits. Sans parler des trois marches à monter... Alfredo démonte le cargo qui heureusement se sépare en deux, sous la pression de quatre ou cinq contrôleurs. Il met à peine 5 minutes à tout dévisser et monter dans le train la plateforme+roue avant puis la selle-guidon+roue arrière. Ce héros ♥

    La folie d'un voyage

    19h

    Nous sommes chez nous.


    Je vous ai raconté ce périple un peu comme ça venait, sous forme d'histoire, mais il a certains points sur lesquels je voulais attirer votre attention.

    Les bénéfices d'un tel voyage

    - C'est peu cher !
    Pour peu qu'on entretienne son vélo, les frais ne sont pas énormes. Bien sûr ça sous-entend que vos pneus sont bien gonflés, que vos freins sont bien réglés et que vous savez faire quelques réparations de base (il y a plein de tutos sur internet !).
    Là on a du prendre le train parce que 90km aller, ça ne me semblait pas jouable pour une première fois. Et puis on n'avait que trois jours. Mais si à la place on avait fait tout le trajet aller à vélos, en deux fois et payé une nuit de camping, on aurait payé à peu près le même prix (~30€)

    - C'est écologique !
    Là, à part la marche à pieds, je ne vois pas de façon plus verte de se déplacer.
    Sur les pauses, on n'oublie pas de ramasser ses papiers, mouchoirs et emballages, of course !

    - On fait du sport !
    ...mais sans que ce soit un calvaire.
    Je ne suis pas particulièrement sportive. J'ai un cours de danse par mois, j'emmène poussinette à vélo à la crèche quand Alfredo n'est pas là (10min de trajet à peine) et je marche un peu. Et ce trajet m'a paru vraiment facile. Je vous l'ai dit plus haut : aucune courbature ! Le secret, c'est d'adapter ses vitesses en permanence. Ça grimpe ? On se met au minimum et on fait taire la frustration d'aller lentement on regarde le paysage. Ça descend ? On augmente les vitesses et on pédale, roule ma poule !
    S'économiser en montée, profiter de l'élan en descente :)

    - Des bienfaits psychologiques aussi
    Je vous ai parlé du contexte dans lequel j'étais, des circonstances qui m'ont poussée à faire ce choix un peu fou. Mais pas besoin d'être au bord du burn out ou de la dépression pour se faire un shoot de "lâcher-prise". Avec un tel voyage, on est obligé de tout oublier, de tout laisser derrière soi. On se remplit de belles images, de paysages magnifiques, de l'odeur de la forêt, de l'air frais et humide, du vent sur notre visage. Tout notre corps est dans l'effort, on redevient soi, on prend du recul sur notre vie... Sans parler des endorphines qu'on produit, l'hormone du bonheur, qui nous apporte bien-être et euphorie dès 45 min d'endurance !
    Mais surtout, on le fait ensemble. En famille. On partage cet effort, on partage ces sensations, on se motive les uns les autres, on communique sur des choses simples ("je passe devant !", "à ta droite, des lapins !", "attention la route est abimée"). Puisque notre mental n'est plus occupé par toutes les obligations de la vie quotidienne ou le travail, on se retrouve enfin en phase, on pense presque à la même chose au même moment !
    Et tout ceci nous apporte quelque chose de très précieux : la confiance en soi. Se dire "je l'ai fait, j'ai réussi, j'en suis capable". Ça ne m'est pas arrivé très souvent depuis mon accouchement ^^
    Et je dirais même plus, avec cette stagnation professionnelle depuis 1 an et demi, je l'ai plutôt perdue, la confiance en moi. Ce voyage qui m'a paru incroyable (et qui doit bien faire rire les cyclistes aguerris), a été une étape pour la regagner. Sans compter que j'ai vu dans les yeux d'Alfredo le bonheur de réaliser enfin son rêve et la fierté que j'y arrive haut la main, à ses côtés.

    Notre voyage un peu fou vous fait rêver ? N'hésitez pas, vous en êtes capable aussi !
    Commencez par des balades régulière, puis un trajet pas trop long, prenez des forces en mangeant peu mais sucré (ça part direct dans les muscles, dixit Alfredo), buvez bien ! :)

    J'ai été absente pendant presque un mois. L'envie créative n'était pas là et j'ai préféré prendre du temps pour moi, pour ma famille, pour ma maison, dans cette période où j'étais trop fragile.
    Mais je ne vous ai pas oubliés, j'ai même souvent pensé à vous, à tout ce que je pourrais vous montrer, vous écrire...
    J'espère que cette histoire, qui m'a donné l'envie de revenir sur le blog, vous a touchés, de quelque manière que ce soit. Et j'essaierai d'être plus présente, même s'il y a encore des hauts et des bas.

    Des bisous à tous ♥

    - Lilaluna -

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  • Poussinette, dans 2 jours tu auras 2 ans.

    Laisse-moi me souvenir de ce moment, deux ans plus tôt, où nous t'avons rencontrée. Où tu nous a regardés avec de grands yeux étonnés. Où tu faisais tout pour tourner ta tête trop lourde et voir ton papa qui n'était pas face à toi. Où tu t'es réchauffée contre nos corps, l'un après l'autre, pour t'imprégner de notre odeur et faire connaissance.

    Le petit chemin que tu as parcouru depuis ce jour n'a pas été une ligne droite d'évidences.
    Par ta naissance, nous avons appris combien être parents était difficile. Mais nous avons aussi découvert le bonheur que c'est de te voir grandir et t'épanouir. A quel point un sourire, un câlin, un mot doux de ta part est un cadeau un million de fois plus précieux (au moins !) que n'importe quel bien matériel.

    Nous avons découvert la douceur du portage, la douceur de l'allaitement, la douceur du cododo (oui,  la nuit dernière encore)... Bien sûr, tout ceci n'a pas été simple, mais c'est cette douceur que nous retiendrons.

    Aujourd'hui, tu ne marches plus, tu cours !

    Aujourd'hui tu parles tellement et tu comprends tellement des choses qu'on te raconte... 

    Aujourd'hui, tu aimes

    aller au parc faire du toboggan, ramasser des cailloux dans ton petit seau et courir après le ballon

    faire du vélo dans le carrosse de papa ou sur le destrier de maman

    grimper, escalader tout mobilier qui s'y prête (hum...)

    traverser l'appartement sur ta coccinelle à roulettes

    t'occuper de ta poupée, la border, lui mettre des chaussettes, lui donner à boire

    faire des puzzles, de plus en plus compliqués

    nommer les couleurs : tu connais jaune, bleu, vert, rouge, mauve, marron et orange

    remplir des feuilles de tourbillons et de points de toutes les couleurs, y ajouter quelques gommettes

    "faire des pâtes" et touiller ta dinette, verser de la soupe dans nos mains en secouant un bâton de pluie

    faire des maisons Duplo, ou des escaliers, ou un camion de pompier

    associer tes figurines d'animaux aux cartes qui les représentent

    Et tu aimes aussi

    ouvrir les boutons et les pressions, les fermetures éclairs, les scratchs

    mettre tes chaussettes toute seule, ainsi que tes pantalons

    enlever tes t-shirts toute seule, ainsi que tes chaussures, pantalons, robes, chaussettes, chaussons...

    enfiler ton manteau en le posant par terre à l'envers

    mettre tes lunettes et ton casque à vélo (mais seulement si on les met aussi ^^)

    porter ton assiette jusqu'à la table et monter sur ta chaise toute seule

    manger toute seule, mais qu'on t'aide un peu aussi

    boire dans un verre sans en renverser (presque à chaque fois !)

    monter sur le petit escabeau pour te laver les mains, les dents, te débarbouiller toute seule au lavabo

    te savonner le corps pendant que nous en nommons chaque partie

    nous demander de lire trois fois de suite le même livre

    réciter les livres que tu connais par coeur

     

    Tu cherches tellement à être autonome que c'est un pied de nez à n'importe quelle personne ayant eu un jugement négatif sur ma façon de materner, sur notre façon de t'éduquer, avec bienveillance et patience (du moins autant que nous en sommes capable).
    Des commentaires ("il faut couper le cordon un jour !", "tu vas l'allaiter encore longtemps ?", "tu as une voix trop douce, c'est pour ça qu'elle ne t'obéit pas", "vous la portez encore à son âge ?!"...) on en a eu et on en aura encore.
    Mais toi, tu grandis avec l'envie de grandir, car tu sais que nous sommes là.

    ...et que nous serons toujours là pour toi ♥

     - Lilaluna -


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  •  Aujourd'hui, j'ai décidé de vous présenter les premières couches que nous avons eues pour poussinette ...et que nous utilisons toujours ! C'est la magie des "taille unique" : elles s'adaptent au fur et à mesure que l'enfant grandit, et ce, grâce à un système de pressions sur le devant de la couche.

    Nos jolies couches lavables

     
    Nous avons opté pour des TE2, c'est à dire "tout en deux". Les TE2 comportent un insert absorbant (un lange, un rectangle de coton, de bambou, de chanvre, de polaire... suivant vos préférences) et une culotte imperméable.

     L'avantage, c'est qu'on peut utiliser la culotte plusieurs fois (si elle n'a bien sûr pas été salie par une selle). On l'aère quand même avant de la réutiliser donc on alterne entre deux culottes. Et l'insert ? Il part dans le seau de stockage en attendant la prochaine machine !

    On a donc dit : un insert et une culotte imperméable...

    Nos jolies couches lavables

     

    On place l'insert absorbant dans la culotte...

    Nos jolies couches lavables

     

    Et on n'oublie pas de recouvrir d'un voile de protection
    (qui permet de jeter la selle aux toilettes)

    Nos jolies couches lavables

    Et voilà !
    On enfile ça comme une couche jetable et on n'oublie pas de changer toutes les 2h en moyenne.

    Nos inserts sont des langes en coton bio de la marque Flip de Bummgenius (tout comme les culottes). Ils étaient vendus dans la petite boutique de puériculture écolo de Bruxelles où nous avons fait la plupart de nos courses à la naissance de poussinette. Je ne sais pas si on peut encore les trouver, ils me semble que la marque est en train de mettre au point une nouvelle version de ses couches...

    Bref, ce sont de grands rectangles et leur avantage est qu'on peut les plier de différentes façon selon la morphologie de l'enfant, si c'est un garçon ou une fille...
    Chez nous, on les plie en trois dans un sens, puis en trois dans l'autre :

    Nos jolies couches lavables

     

    Nous utilisons également les inserts pré-pliés Popolini qui sont bien épais.

    Nos jolies couches lavables (1)


    Lorsque nous avons commencé à utiliser les couches lavables, poussinette avait 2 mois. Ce système convenait parfaitement et nous avions même moins de fuites qu'avec des couches jetables (vous savez, les selles de tout petit bébé qui remontent dans le dos...^^) et ce, grâce à l'élastique de la culotte.

    Par contre, quand notre poussinette a commencé à marcher, elle s'est affinée et nous avons du faire face à pas mal de fuites au niveau des cuisses. Nous avons mis du temps à trouver avec quels boutons pression il fallait fermer la couche.

    Maintenant que poussinette est plus grande (et boit de plus grandes quantités d'eau), nous ajoutons toujours un booster entre l'insert et le voile. Et temps qu'on pense à changer la couche dans les 2-3h, ça fonctionne ! :)

    Je posterai d'autres articles sur le sujet, petit à petit, car nous utilisons d'autres types de couches et nous avons aussi testé plusieurs marques de voiles de protection.

    Je reviens bientôt avec un article tout particulier... (oh le double teasing !)

    Des bisous ensoleillés ♥

    -Lilaluna -

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  •  Bonjour Avril ! Au revoir Mars !

    Pour ce troisième mois, le thème était passion
    Il y a pas mal de chose que j'aime, dans la vie : enseigner, la musique, enseigner la musique (sans blague ?!), la danse (claquettes, salsa, classique, contempo...), la comédie musicale, cuisiner...
    J'aime aussi ce qui touche au maternage et je pourrais en parler pendant des heures (éducation bienveillante, portage, allaitement, massage...).
    J'aime énormément la Suède, même si je n'y suis allée qu'une fois. J'ai appris le suédois à la fac et je cherche régulièrement des romans qui se passent en Suède.
    J'aime jouer à des jeux de société coopératifs (Pandémie, L'île interdite, Andor...) et faire des puzzles.

    Mais je voulais un tampon qui soit utile. Et comme vous savez qu'une de mes passions est le tricot, je me suis dit que je pourrais faire une petite étiquette à accrocher aux tricots que j'offrirai. Elle peut évidemment servir aussi à tout autre objet... fait main !

    Défi gravure, mars


    Et j'en profite pour vous montrer un petit bout du tricot en cours que j'ai un peu laissé tombé ces derniers jours... trop de boulot : le gilet improvisé en top-down pour poussinette.

    Défi gravure, mars


    Pour voir les réalisations des autres participantes, c'est ici. Et si ça vous tente, n'hésitez pas à nous rejoindre !! Beaucoup débutent et c'est grâce à ce défi qui nous pousse à pratiquer régulièrement qu'on progresse !

    A bientôt

    - Lilaluna -

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  • Hier soir, je suis allée au cinéma pour la première fois depuis la naissance de poussinette. Enfin non, j'étais déjà retournée au cinéma pendant qu'elle était à la crèche, mais de fait, jamais en soirée. Pourquoi ? Je voulais privilégier le moment du câlin du soir (vous savez, j'ai parlé hier de la séparation...) qui comporte une longue tétée. Et bien je suis partie confiante, j'ai passé une très bonne soirée et on s'est rattrapées ce matin avec une tétée-câlin  :)

    Je suis allée voir "La voie lactée", un documentaire qui pose la question du taux d'allaitement extrêmement bas aux États-unis et recherche des solutions pour mieux accompagner les mères. J'ai beaucoup apprécié le film, même s'il ne concerne pas la France (on peut quand même mettre les choses en perspective) et que le rythme est assez rapide (je ne vous raconte pas l'enchaînement de sous-titres en 52min... et pourtant j'adore voir les films en VO !).

     

    Maux de l'allaitement et solutions


    La projection s'est suivie d'un débat, et ce que j'ai retenu après le témoignage des mamans de la salle est que la lactation est naturelle, mais que l'allaitement n'est pas si évident à mettre en place. Ainsi vient mon tout premier conseil pour celles qui passent par ici et auraient besoin de soutien : entourez-vous de personnes bienveillantes qui accepteront vos choix et sauront vous guider ou vous épauler en cas de besoin. N'ayez pas peur (ou n'attendez pas, comme moi) d'aller voir une consultante en lactation, de téléphoner à une animatrice la Leche league, à votre mère, votre soeur, votre amie qui a allaité même si vous n'êtes pas tellement proche.

    Malheureusement quand ça ne va pas, ces personnes vont parfois s'inquiéter pour vous et vous donner des conseils que vous ne voulez pas entendre. Dans mon cas, j'ai entendu "mais pourquoi tu te fais du mal ?!", "t'as vraiment l'air épuisée, tu devrais arrêter d'allaiter", "t'es un peu maso, non ?". Et pourtant je suis convaincue que ces personnes ne voulaient que mon bien et me mettre face à LEUR vérité : l'allaitement me faisait du mal.
    C'est là qu'il faut prendre le temps de bien réfléchir, parce que cette période peut être importante pour nous et qu'on veut la réussir, que ce soit en donnant le sein ou le biberon. Et mon deuxième conseil serait alors : posez vous la question. Ai-je VRAIMENT envie d'allaiter ? Pourquoi je le fais ? Pourquoi je ne veux pas le faire ?

    Si la réponse à la première question est non, alors autant tout arrêter tout de suite. J'imagine qu'une mère qui n'a pas envie d'allaiter mais qui le fait sous la pression des proches ou de l'image qu'elle en a ("je sais que c'est bon pour mon bébé, je n'en ai pas envie mais je me sacrifie pour lui") doit se sentir soulagée et apaisée de pouvoir profiter enfin sereinement de ces moments privilégiés, un biberon dans la main.

    Si la réponse est oui, alors il faut s'entourer des personnes qui nous donnent du courage et de la confiance en nous, fermer les écoutilles à celles qui nous font du mal malgré elles et surtout chercher la solution aux maux que l'on subit. Parce qu'abandonner un allaitement "qui ne fonctionne pas" alors qu'on souhaitait allaiter est tout aussi douloureux (et je pense à beaucoup de mamans qui m'en ont fait le témoignage). Alors essayons !

    Les crevasses

    Je commence par ça, parce que j'en ai déjà parlé, mais aussi parce que c'est l'un des maux les plus courants.

    Pourquoi elles apparaissent ?
    - parce que la position de bébé n'est pas bonne (tout le mamelon et autant d'aréole possible devrait être dans sa bouche, le menton touchant le sein, les lèvres retroussées comme sur l'affiche du film et la langue en gouttière).
    - parce que bébé a un frein de langue trop court qui l'empêche de positionner sa langue correctement

    Que faire pour les soulager ?
    - en prévention, on peut appliquer une goutte de lait après chaque tétée
    - si elles sont déjà là, appliquer de la lanoline pour maintenir une bonne hydratation
    - si ça perdure, vérifier le frein de langue de bébé et au besoin le faire couper (il parait que c'est très rapide et absolument pas traumatisant pour bébé - et un réel soulagement pour vos seins)


    Le muguet/la candidose mammaire

    Là je dis "ouille" ! La candidose m'a pourri la vie entre les 10 jours de poussinette et ses 2 mois et demi. Il faut bien l'identifier, car le traitement d'une candidose est à l'opposé de celui des crevasses : la candidose est un champignon qui se prélasse dans un milieu humide ! Donc si les douleurs perdurent mais que le bébé semble être bien positionné, il faut se poser la question. D'autres signes : la langue de bébé recouverte de tâches blanches, des douleurs pendant mais aussi entre les tétées, l'impression d'avoir du "feu liquide" qui traverse les seins (parfois un seul), des mamelons rose vif, une sensation de brûlure, une crispation du bras...

    Pourquoi, mais pourquoi, qu'ai-je fait pour subir ça ?! :)
    - la fatigue
    - un terrain propice (mycoses vaginales répétées)
    - une alimentation sucrée

    Que faire ?
    - traiter maman ET bébé, sinon on se refile le champignon sans cesse
    - un gel antifongique à appliquer sur le mamelon peut suffire. Si la candidose est très installée, un traitement interne peut s'avérer nécessaire.
    - en préventif, ou dès qu'on a l'impression que ça recommence, on peut appliquer des compresses de gaz qu'on a trempées dans un mélange eau-bicarbonate (très chargé en bicarbonate !). Soulagement immédiat garantie, surtout si le mélange est conservé au frigo ! Le bicarbonate rétabli le ph qui est ici trop acide.


    L'engorgement

    Toutes les femmes ont une montée de lait quelques jours après l'accouchement, qu'elles aient décidé ou non d'allaiter (cela dit, j'ai appris hier qu'il existait des cachets inhibiteurs). Alors il faut savoir faire face, car toutes les montées de lait sont différentes et pas toujours bien vécues.

    Les symptômes
    - des seins très gros et dur
    - une douleur de la poitrine, jusque sous les bras

    Que faire ?
    Si on allaite, mettre bébé au sein ! Il soulagera la douleur car le sein va s'assouplir au fur et à mesure qu'il se vide.
    Mais si le sein est trop dur et que bébé n'arrive pas à le prendre, on peut préparer le terrain :
    - masser le sein pour extraire un peu de lait
    - tirer un peu son lait (ou carrément en profiter pour faire des réserves)
    - prendre une douche chaude ou au contraire appliquer du froid (chacune a ses préférences)
    Si on ne souhaite pas allaiter, l'idée est de faire comprendre au corps qu'on n'a pas besoin de tout ce lait. Il faudra donc extraire du lait mais en laisser dans les seins pour qu'à la montée de lait suivante, ils en produisent moins (et oui, ça se fait à la demande !)

    Si la douleur perdure, qu'elle est accompagnée de fièvre et que le sein est rouge, il y a de forte chance que ce soit une mastite. Dans ces cas là, du repos, une mise au sein régulière (ou un tirage) et des applications de froid ou de chaud peuvent suffire. Sans amélioration dans les 24h, il faut voir un médecin.


    Le REF (réflexe d'éjection fort)

    Trop de lait ? Un bébé qui s'étouffe, doit lâcher le sein régulièrement pour reprendre sa respiration ou faire des rots ? Qui est rassasié en 5 min et se tortille tellement il a mal au ventre ? Pas de doute, c'est un REF.
    Le lait évolue pendant la tétée. Il est d'abord très hydratant et sucré, puis devient gras et plus nourrissant. De fait, le bébé qui tète 5 min comme dit plus haut ne bénéfice pas de beaucoup de lait gras. Il a plus vite faim et le lait sucré (lactose et galactose) difficilement digérable lui donne mal au ventre.

    Que faire ?
    - prendre de l'avance (je veux dire, avant que bébé soit complètement affamé) et extraire un peu de lait sucré (sous la douche, au tire-lait ou à la main) pour qu'il accède plus rapidement au lait gras et nourrissant.
    - des mamans m'ont aussi conseillé d'arrêter les produits laitiers, c'est là qu'a commencé notre voyage dans le veganisme


    Pas assez de lait

    On aborde ici une question qui est vraiment complexe. Il y a assez peu de femmes qui manquent réellement de lait, mais beaucoup de paramètres entrent en compte et perturbent l'allaitement :
    la fatigue, la pression sociale (notamment cette folie autour des courbes de poids), les "règles" et horaires imposés, la volonté de contrôle (du temps, des quantités...), la dépression, l'isolement, la peur ou le manque de confiance en soi, la culpabilité...

    Comment savoir si on a assez de lait ?
    - le bébé urine fréquemment (3-4 fois par jour au moins)
    - il a des selles molles (mais attention, elles peuvent être parfois espacées de plusieurs jours)
    - il a repris son poids de naissance au bout de 15-20 jours (oui, oui, pas juste 3 jours après la naissance comme on nous a dit à la maternité !) et prend 120/130gr par semaine pendant les trois premiers mois.

    Comment améliorer la production de lait ?
    Vous voyez la loi de l'offre et de la demande ? C'est comme ça que ça marche dans l'allaitement ! Bébé est en plein pic de croissance et a besoin de plus de lait ? Hop, c'est parti, le corps de maman le produit pour lui. Et ça marche dans l'autre sens, lors du sevrage notamment.
    - Donc pour avoir plus de lait, la meilleure solution est de mettre bébé au sein le plus souvent possible, sans regarder la montre ni compter. On peut lui proposer de passer à l'autre sein quand il semble avoir fini, et ce plusieurs fois jusqu'à ce qu'il refuse de téter (ça s'appelle la "super alternance").
    - Pour l'encourager à téter, on peut utiliser un DAL (dispositif d'aide à la lactation) car un bébé qui a faim peut être fatigué de téter et devenir "paresseux", diminuant ainsi la demande et donc la production de lait. Ce dispositif consiste en une bouteille attachée autour du cou ou pendu en hauteur, d'où sort un tuyau que l'on va fixer au mamelon et introduire dans la bouche de bébé pendant la tétée. Le bébé va donc boire, en être revigoré et va téter de façon réflexe, ce qui va entraîner la lactation.

    L'important est aussi d'être la plus détendue possible, alors se faire aider notamment pour les courses, le ménage, s'occuper des plus grands, peut être une bonne solution.
    La question du manque de lait est tellement complexe, que je préfère vous renvoyer sur cette page de LLL qui est bien plus complète et renvoie vers d'autres articles pouvant vous aider.


    Et si vraiment tout ça ne fonctionne pas, que l'on doit donner un complément ou carrément passer au biberon, sachez une chose : vous êtes la meilleure mère du monde pour votre bébé. Toute sa vie ne se joue pas sur la façon dont il a été nourri de lait, mais plutôt sur la façon dont il a été nourri d'amour ♥
    Vous êtes fortes, belles et capables de faire vos choix, vous pouvez avoir confiance en vous, vous écouter, vous allez réussir à prendre soin de cet enfant et le faire grandir.

     

    C'est un sacré pavé aujourd'hui, à l'image de ce que ce sujet représente pour moi.
    J'espère que je ne vous ai pas perdues en cours de route ou que vous avez su prendre ce dont vous aviez besoin.
    Le sujet de cet article est si vaste qu'il est abordé dans des livres bien plus complets, notamment "L'art de l'allaitement maternel" de LLL et "Le guide de l'allaitement naturel" d'Ina May Gaskin qui m'ont passionnée !

    Un sujet vaste et complexe disais-je... et pourtant il ne faut pas perdre de vue que le meilleur moyen pour que tout se passe bien, c'est de rester ZEN et d'avoir confiance en nous :)

    Un pavé sur les maux de l'allaitement ...et leurs solutions


    Des bisous

    - Lilaluna -

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