• Je reviens avec une proposition que j'avais faite sur Instagram (si vous ne me suivez pas encore, vous me trouverez ici) : poster chaque mois une liste illustrée des fruits et légumes produits en France.
    Vu l'enthousiasme général, je me lance !

    Alors bon, bien sûr, vous allez me dire "Lila, hum, on n'est déjà plus en Novembre..."
    Oui oui oui, je sais et vous aurez la liste de Décembre tout bientôt. Ces derniers jours j'ai préféré me concentrer sur une autre peinture, promise à mlle D et que vous verrez prochainement.
    Mais d'un mois à l'autre il n'y a pas de très grands changements sur les étales, c'est petit à petit que ça se fait.

    Pourquoi j'ai eu envie de faire cette liste ? Et bien je ne sais pas si vous avez entendu parler des défis #onestpret, mais chaque jour, entre le 15 novembre et le 15 décembre, un défi est lancé en faveur du climat. Et le 25 novembre, on nous proposait de manger local, bio et de saison.

    Par ici, on mange déjà en suivant le rythme des saisons et on se réfère généralement à notre petit producteur bio du marché du quartier. Mais il vend également des fruits importés. Son raisin et ses clémentines viennent d'Italie. Ce n'est pas si loin... Ah mais les kiwis viennent de Nouvelle-Zélande... Les mangues viennent d'Equateur... Et les ananas, les bananes et les grenades ? Tout ça s'en vient de loin et par bateau, le pire des transports en terme de pollution.

    Le tout n'est pas de se priver de tous ces fruits exotiques du jour au lendemain (quoi que, si vous êtes capable de le faire tant mieux pour vous et la planète !) mais de changer petit à petit sa façon de consommer, et surtout de le faire en conscience. Ici nous avions pour habitude de faire des pancakes de bananes entre trois et cinq fois par semaine, car c'est à peu près une des seules choses que mange mlle D le matin et je ne veux pas la laisser partir à l'école le ventre vide (ou alors je récupère un Gremlin enragé à la sortie). Mais entre ça et les bananes mangées juste comme ça pour le goûter ou le dessert... ça fait que nous sommes de gros consommateurs d'un fruit importé. J'ai donc décidé non pas de le supprimer, mais d'en réduire drastiquement notre consommation. A présent, les pancakes c'est juste le lundi et le samedi. J'essaie aussi de varier les recettes et on continue de chercher d'autres idées de petits déjeuner qui tenteraient la demoiselle. Et puis ça permet de mettre en place des petites routines qui font plaisir et qui rythment notre vie.
    Ah et l'ananas... Je ne suis pas une grande fan d'ananas, mais l'autre jour j'en ai exceptionnellement acheté un (le seul de l'année) et j'ai vu des paillettes dans les yeux de ma poulette et un sourire jusque là.
    Donc se faire plaisir, oui, mais de l'exceptionnel, du festif, du précieux. Et en conscience.


    Voilà donc le calendrier des fruits et légumes français, vous pouvez l'imprimer, l'accrocher sur le frigo et le consulter avant de partir faire les courses, voire même élaborer vos menus en fonction (si vous êtes au top de l'organisation) :

     

    Fruits et légumes de Novembre

     

    Télécharger « Calendrier novembre.jpg »

     
    Je vous invite à réfléchir aussi à la façon de vous ravitailler qui vous conviendrait le mieux pour acquérir tous ces beaux fruits et légumes. En magasin ?  Au marché ? Ou peut-être une AMAP (Association pour le Maintien d'une Agriculture Paysanne) ? Vous trouverez ici l'annuaire national des AMAP.

    Bonne semaine pluvieuse et heureuse (c'est les légumes qui seront contents !!)

     

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  • Décembre arrive et avec lui, les activités de Noël et de l'hiver...
    Il est plus que temps de vous parler de nos petites activités automnales !

    Je n'ai pas proposé beaucoup d'activités à mlle D depuis notre déménagement. J'entends par là une activité encadrée, qui nécessite une certaine préparation, du matériel, de l'organisation. Oui parce que proposer une activité avec un bébé qui fait des micro-siestes ou en mode aléatoire, c'est pas évident... mieux vaut être prête à tout - et avoir une mlle D méga patiente, ce qui n'est évidemment pas toujours le cas.

    Bref, j'ai fait soft, aussi parce qu'avec l'entrée à l'école, la demoiselle est bien crevée.
    Donc on s'est pas mal baladées, on a profité de l'extérieur tant qu'il faisait assez beau et jour. Et on a ramassé plein de trésors...

    Nous avons installé un "plateau d'automne" dans le séjour, plateau qui se remplit au fur et à mesure de nos pérégrinations. Marrons, feuilles rousses, petites et grosses pommes de pin, pierres rondes...
    Nous avons ajouté quelques animaux choisis par mlle D : cerf, renard, lapin, hérisson et... une chèvre. Pourquoi pas, après tout ?!
    Elle a également ajouté le petit arc en ciel Grimm's, ainsi que trois lutins (je me rends compte en prenant les photos que l'un d'eux, le rouge, s'est fait la malle...), un champignon en laine cardée et un bricolage qu'elle avait réalisé à la crèche. Je n'imaginais pas que ce plateau allait prendre autant d'importance pour elle. A chaque sortie au parc, elle m'en a parlé et j'ai presque du la freiner pour que les animaux ne disparaissent pas sous les trésors de la nature qu'elle souhaitait rapporter à la maison.

     

    Activités d'automne

    Activités d'automne

     

    Activités d'automne

     

    Activités d'automne

     

    Activités d'automne

     

     

    Puisque nous avions ramassé tant de feuilles, j'ai décidé de réaliser un mobile de feuilles cirées.
    Pourquoi cirer les feuilles ? Afin qu'elles ne changent pas trop, qu'elle gardent leur belle couleur et ne s'effrite pas trop vite. J'avais vu la technique du trempage dans la paraffine et le spray de colle, mais je n'étais pas du tout tentée par ces méthodes et je voulais faire avec les moyens du bord. Une amie m'a parlé du trempage dans la cire fondue. Nous avons donc coupé le bord d'une bougie qui avait presque fini de fondre (vous savez quand il reste des bords dentelés, sur les bougies larges) et nous l'avons fait fondre au bain marie. Un petit morceau de cire était tout à fait suffisant (l'équivalent d'une bougie chauffe -plat) !
    Évidemment, je n'ai pas laissé mlle D tremper les feuilles dans le bain marie... Je me suis chargée de cette tâche, puis je les égouttais et les disposais sur une feuille de papier cuisson. Mlle D se chargeait de décoller les feuilles quand la cire était sèche et refroidie (assez vite !) afin de me faire de la place pour les feuilles suivantes.
    Puis j'ai cousu les feuilles pour les suspendre sur des fils accrochés à une branche ramassée en balade.
    Quelques perles de verre pour ajouter du poids, un anneau de tige de saule enroulée (trouvée dans un square, enroulée encore fraîche), et le tour était joué !

    Et avec un deuxième anneau de tige de saule et les feuilles restantes (non cirées), une couronne de fée de l'automne à porter sur la tête, ou pour décorer la maison.

     

    Activités d'automne

     

    Activités d'automne

     

    Activités d'automne

     

    Comme expliqué dans l'article de la tarte aux pommes-amandes, mlle D s'est passionnée pour tout ce qui concerne les pommes. J'ai donc cherché des activités que je pouvais lui proposer autour de ce thème.
    Nous avons donc :
    - observé une pomme, coupé, senti, goûté...
    - observé les cartes de nomenclature de la pomme
    - coupé ensemble des pommes véreuses pour en faire de la compote
    - écrit le mot "POMME" et le mot "APFEL" (mlle D apprend l'allemand depuis septembre)
    - joué avec un puzzle découpé dans de la feutrine
    - préparé la fameuse tarte
    - lu des livres : "La pomme rouge" de Kazuo Iwamura, "Ça pousse comment ?" de Gerda Muller
    - tamponné des pommes coupées en deux avec de la peinture acrylique

     

    Activités d'automne

     

    Activités d'automne

     Nous avons ajouté des chiffres, car mlle D s'est mise à absolument tout compter... en allemand.

     

    Je remercie énormément @maman_happycultrice  dusite Milestory qui met à notre disposition tant de fichiers, de liens vers d'autres sites et d'idées d'activités pour pratiquer le co-schooling, l'IEF, ou simplement s'amuser avec ses enfants.
    Pour reproduire le puzzle de la pomme : mamashappyhive
    Pour les cartes de nomenclature : crapouillot-montessori
    Ces activités nous ont tenues occupées plusieurs jours pendant les vacances de Toussaint.

     

    J'espère revenir très vite car j'ai beaucoup trop d'idées d'articles en tête (il faut que je les note !!), et avec le rythme effréné des journées maman-solo (sachant que D ne va à l'école que le matin !), je me sens hyper frustrée de ne pas écrire plus souvent. Je dis ça, mais je crois que je n'ai jamais publié de façon aussi régulière depuis le début de ce blog, haha !

    Allez, à tout bientôt

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  • Parfois, une demande de notre part aboutit automatiquement à un "NON !"
    On ne demande pas à notre enfant d'obéir bêtement à un ordre, non, juste respecter le cadre de la famille, se respecter soi-même en prenant soin de soi, respecter le matériel...
    Une règle d'hygiène par exemple : lorsqu'on rentre à la maison, on se lave les mains. C'est là qu'un petit jeu, en plus de nous faire rire, nous sauve souvent la vie :

    Faire parler les membres ou les objets

    En montant les escaliers de notre immeuble, je préviens mlle D :
    "En rentrant à la maison, on enlève les...
    - Chaussures !
    - Et on se lave les...
    - Mains !"
    Ça semble facile, et pourtant... une fois dans le couloir, chaussures éparpillées devant la porte, mlle D court vers le salon.
    "Et les mains ?!
    - Non c'est bon, je les ai lavées ce matin à l'école !!"

    Euh... Et on en parle des murs que tu as frottés de ta main droite durant tout le trajet de retour à la maison ?

    Alors je dis d'une petite voix aigüe :
    "Aaah on est toutes saaaaaales ! S'il te plait D, lave-nous ! Avec du savon qui sent bon !"

    Mlle D s'est arrêtée. Elle observe ses mains grandes ouvertes...
    "Bon, ne vous inquiétez pas les mains, je vais vite vous laver !"

    Elle court vers la salle de bain et j'entends l'eau couler...
    "Ca va ? Vous aimez bien la mousse ?
    - Oh oui ! Merci D !! Aaaah ça fait du bien !
    - Et voilà !"

    Elle court en sens inverse, de la salle de bain au salon. Opération réussie !

    -----------------------------------------------------------------------------------------------------------------

    Je ne sais pas si c'est le cas de tous les enfants mais mlle D a les ongles qui poussent vraiment très vite. Il faut les couper toutes les semaines si on ne veut pas que ça se transforme en ongles de sorcière. Mais jusqu'à cet été c'était très très dur de la faire coopérer.
    Jusqu'à ce que le coupe-ongles se mette à parler :

    "J'ai faim !! Donne-moi tes petits ongles à manger !!"

    Mlle D me regarde mi-amusée, mi-inquiète...

    "Pitié, je meurs de faim ! Un petit bout d'ongle s'il te plait !"

    Comme elle hésite encore, je lui demande, de ma voix de maman
    "Tu veux bien lui donner des ongles ? Tu préfères commencer par quel doigt ?"
    Elle tend une main et se laisse faire, riant à mes "miam miam ! encore ! gloups ! délicieux !"

    Tout a coup elle s'échappe !
    Le coupe-ongles se met à crier "Et mon dessert ?! Je n'ai pas eu mon dessert ?!"
    Mlle D revient en me tendant ses trois derniers doigts et en disant "T'es gourmand, coupe-ongle !"

    Je vous avoue que ça me dégoûte pas mal de dire "miam miam" à propos des ongles, mais faire rire ma poulette est bien plus important, et son hygiène corporelle aussi, évidemment !


    Cette habileté fonctionne très bien avec ma 3 ans et demi. On l'utilise parfois pour mettre les chaussures, ranger un objet (genre le dernier duplo qui traîne "booouuuh je suis tout seul !"), et même pour éviter de claquer la porte d'entrée :

    Habileté n°2

     

    J'ai comme l'impression que ce petit jeu nourrit son empathie. Il l'invite à prendre soin de ses objets et d'elle-même. Plus besoin de lui rappeler pourquoi il est important de faire ci ou ça. En tout cas, pas au moment où il faut le faire, car on court souvent dans une impasse. Je préfère jouer sur l'instant et discuter plus tard, au calme, de l'importance de se laver les mains ou de respecter ses voisins.
    Un petit jeu vaut bien mieux qu'un long discours...

    Et vous, quelles sont vos astuces pour ce genre de situations ?
    Que faites-vous pour que vos enfants se lavent les dents par exemple ?

    Bon week-end et à très vite !

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  • Tarte pommes-amandes végétale

     

    Le grand froid arrive... Qui n'a pas envie d'une délicieuse tarte accompagnée d'une boisson chaude ?

    Cette tarte a été faite à la demande de mlle D, qui s'est passionnée pour un livre emprunté à la bibliothèque : "Ma compote vient d'une fleur".
    Il faisait parti du rayon documentaire, plutôt pour les 6-9 ans, mais elle l'adore et depuis trois semaines, elle le réclame TOUS les soirs.
    Nous avons adapté la recette que l'on trouve en fin de livre pour une version qui corresponde à nos habitudes alimentaires. J'ai du beaucoup me restreindre et lâcher prise, car la demoiselle voulait absolument tout faire. Peser, verser, mélanger, étaler, broyer, mixer, couper, disposer...


    Voici donc notre version :

    Pour la pâte sablée (trouvée sur ce site) :
    - 180 g de farine
    - 50 g de poudre d'amandes
    - 30g de sucre
    - 50g d'huile neutre
    - 70g d'eau

    Cette recette est parfaite et délicieuse. Merci Elsa @enviedunerecettevegetalienne

    Mélanger les ingrédients secs, puis ajouter l'huile et l'eau. Pétrir, faire une boule, étaler au rouleau et placer dans un plat à tarte. Piquer.

    Mettre cette pâte au four à 180° pendant 20min.

    Pour l'appareil :
    - 40g d'amandes en poudre
    - 2 càs  de sucre de canne
    - eau (l'ajouter au fur et à mesure pour obtenir la consistance qu'on souhaite)

    Mélanger les ingrédients et verser cette préparation sur le fond de tarte cuit à blanc.

    J'ai utilisé mon nouveau personnal blender (je risque de vous gonfler avec ça à l'avenir, dans les prochaines recettes, car je l'utilise quasi quotidiennement...) pour réduire les amandes en poudre et le sucre en une poudre très fine presque proche du sucre glace.


    On a ajouté

    - deux pommes coupées en lamelles,
    - un peu de sucre,
    - de la cannelle

    ... et un reste de pâte, découpé à l'emporte pièce.

     Enfourner pour 20 min supplémentaires.

    J'aime beaucoup cuisiner avec ma poulette. Ce sont toujours des moments qui nous font du bien à toutes les deux. Même si j'ai souvent mini L qui dort en portage dans mon dos à ce moment-là, ce sont des instants privilégiés avec ma grande qui sont très précieux. Lorsque je n'arrive pas à me poser pour jouer avec elle, je lui propose cette activité, et elle qui est si fofolle et bourrée d'imagination devient tout à coup une petite fille très calme et consciencieuse.

    Nous avons partagé cette tarte lors d'un goûter dans le Lieu d'Accueil Parents-Enfants (LAPE) proche de chez nous. Ces lieux sont gratuits et accessibles à toutes les familles (et aux assistantes maternelles). On peut y jouer avec son enfants, discuter avec les professionnels ou les autres parents, parfois des activités spécifiques ou des rencontres y sont organisées. Lorsqu'ils fait trop froid dehors pour aller au parc, lorsqu'on tourne en rond chez soi, lorsqu'on est dans une situation conflictuelle avec son enfant, lorsqu'on a besoin de soutien dans sa parentalité, dans l'allaitement, besoin d'idées de jeux, envie de souffler... ces lieux sont parfaits.
    S'il y en a un près de chez vous, n'hésitez pas à en pousser la porte, personne ne va vous manger et vous en ressortirez sûrement heureux.

    Bon appétit, et prenez bien soin de vous !

     

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  • Cape de chauve-souris


    Au début des vacances de Toussaint, mlle D a été invitée à un anniversaire déguisé... sur le thème d'Halloween. Évidemment, me direz-vous ! Mais dans la garde-robe, il n'y a que deux robes de princesse. Et une combi-moumoute dinosaure trop petite. Alors j'ai retroussé mes manches et fait chauffer la machine.

    J'ai tout de suite su ce que j'avais envie de coudre et lorsque je l'ai proposé à mlle D, elle était partante.
    Une cape de chauve-souris s'inspirant du livre "Balthazar et les couleurs de la vie (et des rêves aussi)". Nous avons donc cherché un tissu plein de fleurs colorées et trouvé celui de nos rêves chez Toto.

     

    Cape de chauve-souris


    Sauf que voilà, je ne suis vraiment pas une pro en couture. J'ai fait une jupe d'été toute simple à mlle D et un ourlet à notre rideau de douche. Rarement plus compliqué (ou alors assez bâclé, comme des costumes de scène dont on ne voit pas les détails de loin). Cette fois encore, je n'avais pas du tout envie de suivre un patron. Je m'y suis prise  deux jours avant, c'était suffisamment tôt pour me dépatouiller et faire quelque chose de joli.

    Je me suis inspirée de deux tutoriels, pour savoir quand même dans quelle direction j'allais :
    pour la cape
    pour le serre-tête

     

    Cape de chauve-souris

    Cape de chauve-souris
    Ce tissu noir était très élastique. Quelle galère pour que ça ne bouge pas !

     

    Cape de chauve-souris
    J'ai cousu à la main un petit élastique pour y glisser le doigt.
    Ainsi, je n'aurai pas trop de mal à le découdre pour le déplacer plus tard quand mlle D aura grandi.

     

    Cape de chauve-souris
    Pour les bretelles, j'ai fixé le haut en fonction de la largeur d'épaules de ma poulette.
    Mais j'ai prévu trop long (ben oui il s'agirait de la mettre plus d'une année, tout de même !).
    Nous avons donc ajusté avec des épingles à nourrice juste avant de partir pour l'anniversaire, histoire qu'elle ne soit pas gênée dans ses jeux.

     

    Cape de chauve-souris


    En deux grosses soirées, le costumes était prêt. Et pour mon plus grand plaisir, j'ai testé des choses nouvelles et appris un peu plus à me servir de ma machine à coudre.

    Cape de chauve-souris
    Il est loin d'être parfait, mais c'était mon tout premier appliqué !!

     

    La demoiselle était vraiment ravie et fière de son costume. Avec un legging et un t-shirt à col roulé noir, c'était parfait. Elle ne l'a pas quitté de la journée et le porte encore régulièrement pour faire des spectacles, au grand bonheur de sa soeur qui est le meilleur public du monde :)

    Bonne fin de semaine !

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  • Se préparer à un accouchement physiologique

     
    Je ne sais pas si c'est une mouvance, une mode, ou une envie d'indépendance, mais j'entends de plus en plus de femmes autour de moi, qui disent vouloir accoucher de façon physiologique. Que recherchent-elles ? Que recherche-t-on ?
    Pour certaines, il s'agit de reprendre possession de son corps après un ou plusieurs accouchements très trop médicalisés. Pour d'autres, il s'agit de faire confiance à la nature qui est si bien faite et qui nous a permis d'arriver jusqu'ici. Pour d'autres encore, c'est la peur de l'hôpital, des piqûres, des machines, ou même une impossibilité à avoir la péridurale pour des raisons de santé.

    Quelle que soit la raison, cette décision devient une quête. Il faudra se préparer physiquement, psychologiquement et affronter les remarques de l'entourage, les remarques du personnel soignant, certains protocoles hospitaliers... En bref, être hyper informés.
    Lors d'un accouchement, on est souvent plus vulnérables, parfois épuisées, parfois déconnectées de la réalité. Et prête à tout accepter, à être prise en charge, soulagée. Mais on peut se rendre compte après coup qu'en temps normal on n'aurait absolument pas décidé cela pour soi.

    Comment savoir ce que l'on souhaite et ce que l'on ne souhaite pas ? Alors même qu'on accouche pour la première fois ? Comment savoir quelles seront les sensations ? Que se passera-t-il réellement dans notre corps pendant le travail ? Quel chemin va parcourir le bébé ?
    Comment vais-je trouver la force de le mettre au monde ?
    Comment se préparer à cette tornade, cette tempête qu'est l'accouchement ?

    Dans cet article sans prétention, j'essaierai de vous donner les conseils que j'aurais aimé avoir avant d'accoucher la première fois.


    Préparer son corps

    Dormir

    Ai-je vraiment besoin d'expliquer ? Un accouchement, c'est très physique, ça demande de l'endurance. Alors comme une sportive se préparant à un triathlon, on dort suffisamment pour être au top de sa forme le jour J ! Et si on a déjà un ou plusieurs enfants, on délègue dans la mesure du possible pour glaner une sieste par-ci par-là !
    Et le jour J, tant que c'est possible, on active le mode marmotte et on dort ! Même cinq minutes entre chaque contraction ! Je vous jure que ça fait toute la différence !

    Manger

    Des besoins primaires, en fait !
    Comme pendant toute la grossesse, on fait attention à son alimentation pour avoir tous les nutriments dont on a besoin. Une prise de sang un ou deux mois avant la DPA pour évaluer le taux de fer peut être une bonne idée, car une carence en fer entraîne de l'épuisement et on veut évidemment se l'éviter le jour J !
    Et si lors de l'accouchement on a faim (ce n'est pas le cas de toutes), on n'hésite pas à manger, surtout avant de partir pour la maternité. Il faut du carburant pour accoucher...
    Et on n'oublie pas non plus de bien s'hydrater, of course !

    Avoir une activité physique

    Dans la mesure du possible, évidemment, on continue de pratiquer une activité physique. La marche, la danse, le yoga, la natation... Pour ma part j'ai du emmener mlle D à la crèche pendant les quelques semaines d'absence d'Alfredo.  Quarante minutes de marche aller (vingt minutes quand on n'est pas enceinte, mais je prenais mon temps ^^), en montée, avec la demoiselle dans la poussette, plus le retour à la maison et rebelote le soir. Bon à part ça je ne faisais plus rien hein !! Mais ça faisait du bien de sortir prendre l'air, respirer un peu.

    Hydrater son périnée

    Vous avez peut-être entendu parler du massage du périnée ? Il s'agit de quelques mouvements qui aideraient à détendre les muscles du périnée et les préparer pour une dilatation easy peasy le jour J. Bon, ce "massage" (personnellement j'ai testé et pas du tout apprécié) n'est pas obligatoire. Ce qui compte surtout, c'est d'hydrater cette zone qui va se tendre et s'étirer un max. Donc pour rendre la peau plus souple et élastique, on applique de l'huile.
    La marque Weleda en vend une qui sent très bon mais qui coûte un peu cher (heureusement, s'il en reste après l'accouchement, on peut la garder s'en servir comme lubrifiant).
    L'huile de pépin de raisin fait aussi très bien le job (ne me demandez pas pourquoi celle-là particulièrement). Et si vous ne la finissez pas, elle finira en vinaigrette !


    Préparer son mental

    Envisager les choses autrement

    Dans l'imaginaire collectif, un accouchement est très douloureux, les contractions sont insoutenables et ça peut vite tourner au cauchemar (merci les séries télévisées qui nous montrent des accouchements plus rocambolesques et traumatisants les uns que les autres).
    Alors oui, accoucher, ça fait mal. Mais ça fait beaucoup moins mal quand on voit les choses autrement. Ma sage-femme avait comparé les contractions à des vagues dans la mer du Nord. On en voit une arriver, on appréhende un peu, on se prépare, on encaisse en soufflant au moment ou elle vient nous lécher les jambes, la taille, le ventre et puis elle repart et malgré tout on continue d'avancer dans l'eau, prête pour la suivante. Les contractions sont des vagues, qui viennent et repartent. Et quand une contraction repart, comme on se sent bien !!! Voilà, je crois qu'il faut voir le verre à moitié plein :)

    De même pour la dilatation col-périnée-vulve. Le corps est tout à fait capable de faire passer ce bébé sans se briser. Prendre le temps, visualiser cette partie de son corps qui s'ouvre, l'aider à se détendre, se répéter quelques mantras (sans être quelque chose de forcément ésotérique, l'idée c'est de s'aider en gardant une image positive de la dilatation pour ne pas être submergée par la peur et les sensations douloureuses), demander le soutien de la personne qui nous accompagne, souffler, chanter/crier des sons graves... Oui, le corps peut le faire, il en est capable, il est même fait pour...

    Trouver LA sage-femme

    Pour le suivi de ma première grossesse, j'avais choisi un gynéco de mon quartier qui était recommandé par toutes les femmes croisées en salle d'attente du centre médical. Effectivement, il était gentil, doux, efficace, rassurant, toujours enjoué, une crème ! Mais pour ce qui était de la préparation, c'était vraiment le vide intersidérale. Je me suis donc inscrite à une préparation classique à l'hôpital. C'était très cliché (tout le monde sur le dos, inspirez, bloquez, poussez!), on survolait chaque question, les sages-femmes n'étaient pas mères elles-mêmes... J'ai donc suivi en complément une préparation avec une kiné haptonome. Pour ce qui est de l'haptonomie, nous n'avons pas pu en faire beaucoup, avec les longues absence d'Alfredo. Mais j'étais persuadée de bien me préparer car j'étais très assidue entre chaque séance de kiné. Je révisais les postures à adopter pendant les contractions et avais bien assimilé l'information principale : bouger ! La kiné était douce, gentille, et je baignais au pays des Bisounours. Le jour J, je suis tombée de très très haut... Tout ça n'était pas suffisant.
    Au début de ma deuxième grossesse, j'étais suivie pas une sage-femme qui m'infantilisait, qui a émis très clairement des doutes sur ma capacité à accoucher sans péridurale, qui refusait presque mon envie d'accoucher dans une position autre que sur le dos... J'ai fini par en chercher une autre et à 6 mois de grossesse, j'ai trouvé la perle.
    Elle a su nous aider à esquisser notre projet de naissance, à bien le rédiger selon notre vécu, nos peurs, nos désirs et sans blesser le personnel de la clinique. Elle a su nous préparer au pire (césarienne, "code rouge" par exemple), à rester sûrs de nous face à un comportement trop protocolaire des soignants. Elle a su me faire complètement déstresser sur la douleur des contractions, notamment grâce à des visualisations, des images et une séance d'hypnose. Elle a su me faire sentir avec ses doigts ce que j'allais ressentir au moment où bébé allait appuyer sur le périnée postérieur, ce qui provoque l'envie de pousser. Elle m'a appris à bien me positionner pour éviter les déchirures, qu'importe la position que j'allais adopter le jour J. Elle m'a aidée à préparer ce deuxième allaitement. Elle a eu les mots qu'il me fallait pour m'accompagner tout au long du travail, même lorsqu'elle n'était plus là. Et tout aurait été vraiment parfait si elle avait pu être là pendant l'accouchement. Mais c'était une sage-femme libérale et il n'y avait pas de plateau technique dans la clinique.
    Pourquoi je raconte tout ça ? Parce que toutes ces petites questions sont importantes pour se sentir soutenue et aidée dans la préparation. Si on a le moindre doute sur la personne qui nous accompagne dans la préparation, il ne faut pas hésiter à changer. C'est bien trop important. Et même au dernier moment, car en deux ou trois séances, on peut déjà débloquer beaucoup de peurs et avancer !

    Lire

    Je n'ai pas tout lu, et je ne parlerai pas de ce que je ne connais pas. Mais il y a un livre dont il ne faut absolument pas passer à côté si on veut accoucher de façon physiologique ! Ce livre m'a bouleversée. Il s'agit du "Guide de la naissance naturelle", d'Ina May Gaskin. Un pavé qui se dévore. Qui m'a fait ouvrir les yeux et m'a rendue impatiente d'accoucher.
    Ina May Gaskin est une sage-femme de la communauté The Farm, implantée dans le Tennessee depuis 1971. Elle a accompagné plus de 2000 naissances et est une des personnalités les plus importantes pour les accouchements favorisants le bien-être de la mère et de l'enfant.

    Se préparer à un accouchement physiologique


    La première partie du livre est faite de témoignages. La magie de ces témoignages, tous différents, est que l'accouchement est perçu comme quelque chose de normal, naturel. On se rend compte que malgré certaines difficultés (travail long, gros bébé, bassin étroit...) le corps est tellement bien fait qu'il est possible d'accoucher de façon physiologique si l'on est bien accompagnée. Certains récits témoignent aussi de rares fois où une hospitalisation a été obligatoire et salutaire.
    La deuxième partie explique quelles sont les magnifiques facultés du corps de la femme pour accoucher.
    Ce livre mérite un article à lui seul (oui, c'est de lui que je parlais en février ou mars dernier !). J'ai beaucoup de mal à trouver du temps ces jours-ci et il y a plusieurs articles en attente déjà, mais je me le note pour vous en parler en détail plus tard. Pour les plus pressées, essayez de vous le procurer, ça vaut vraiment le coup ! Ce livre a été déterminant dans ma façon d'aborder mon deuxième accouchement et je pense sincèrement que chaque femme pourra se sentir plus forte après l'avoir lu.

    Regarder des vidéos

    Même si filmer ces vidéos va totalement à l'encontre d'un processus physiologique, les vidéos d'accouchements (notamment à domicile) permettent de comprendre.
    Comprendre que nous ne serons plus la même à ce moment-là, que le corps fait parfois les choses seul sans qu'on ne lui demande rien, qu'un accouchement peut être long... ou très rapide, comprendre que la femme recherche ce qui l'aide à se sentir bien, et qu'à l'instant T elle sait exactement ce dont elle a besoin...
    Voir une dilatation, une tête de bébé qui apparait, qui sort, faire abstraction du sang, inhérent à tout accouchement, et se focaliser sur la faculté qu'a le corps de la femme pour mettre au monde son enfant.

    S'il y a une vidéo qui m'a particulièrement touchée lors de ma grossesse, c'est celle-ci :
    Entre leurs mains
    Et Alfredo, qui l'a visionnée avec moi, n'y a pas été insensible non plus.
    Cette vidéo traite du métier de sage-femme et des conditions difficiles pour accompagner les accouchements à domicile (dues au coût extrêmement élevé des assurances). La façon de filmer est très pudique, on peut bien s'imprégner de l'ambiance d'un accouchement physiologique (calme, pénombre, chuchotements) et on se prend une belle dose d'empathie en assistant aux accompagnements tout en douceur des sages-femmes.

    Vous pouvez aussi chercher des témoignages vidéos d'accouchements physiologiques, il y en a un paquet sur le net et ils peuvent donner de bonnes idées sur la façon dont on a envie de se préparer et sur ce qu'on souhaite mettre dans notre projet de naissance.

    Voilà je m'arrête là et suis heureuse de poster enfin cet article !
    Trois semaines que j'ai commencé à l'écrire, mais entre les bronchites, otites et autres joyeusetés des filles, les vacances pendant lesquelles on a accueilli des amis à la maison et un tricot qui me tenait en haleine, l'ordinateur est resté souvent fermé.

    Prenez soin de vous

    - Lilaluna -

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    2 commentaires
  • 15 avril 2018

    Tout est organisé ! Mlle D a trois ans aujourd'hui, et aujourd'hui elle part chez ses grands parents pour une semaine. Bébé peut arriver, on est prêts !

    18 avril 2018

    Je suis agacée. Je ne sais pas pourquoi, je m'étais mise en tête que bébé-soeur allait naître le 17 et voilà qu'on est le 18. En fait j'ai peur. Alfredo doit partir travailler le 22. J'ai peur d'accoucher seule... Et la peur me met en rage. Alors je remonte mes manches et je fais le grand ménage. Une éponge grattante, du savon noir et me voilà à quatre pattes à frotter le sol de la cuisine. Une heure plus tard, je me rends compte que le sol est poisseux : j'ai mis trop de savon. C'est reparti pour un tour, deuxième lavage, à quatre pattes encore une fois.
    Quand Alfredo rentre de son entraînement, il me trouve toute échevelée et fatiguée. "Ça va aller pour ce soir ? On avait prévu d'aller au cinéma..."
    - Je ne sais pas, j'ai pas mal de contractions, mais ça m'étonnerait que j'accouche aujourd'hui."
    Nous partons donc pour notre dernière soirée-ciné en amoureux avant longtemps...
    Pendant le film, les contractions s'arrêtent. Elles reviennent sur le chemin du retour. J'en ai beaucoup mais je sais que ce ne sont pas des contractions de travail. Elles ne sont pas très douloureuses, juste fatigantes. On prend notre temps pour rentrer, la soirée est douce, il fait bon.

    19 avril 2018

    6h Je suis réveillée en sursaut par une contraction douloureuse. Cette fois-ci, je sais que ça commence. Je sais aussi que j'ai besoin de repos. Je reste au lit et somnole encore 1h, réveillée régulièrement par des contractions.

    7h J'envoie un sms à E. ma sage-femme, pour lui dire que ça a commencé et lui demander de passer dans la matinée. Elle me répond qu'elle passera vers 11h. Je me demande si nous ne serons pas déjà partis à la maternité... Je vais prendre un petit déjeuner, fais un gâteau, toute la vaisselle de la veille, range un peu l'appartement, plie du linge, prépare un café pour Alfredo qui dort encore dans la chambre vide de mlle D... Le tout ponctué de vagues intenses pendant lesquelles je m'appuie sur un mur, une table, le plan de travail de la cuisine. Je respire profondément, je suis sereine et heureuse. E. m'a dit de continuer à vivre ma vie et à m'occuper pendant que le corps fait son travail. Alors je le fais.

    Je réveille Alfredo. Il me demande si c'est pour aujourd'hui, je lui réponds que peut-être bien et que la sage-femme va bientôt passer. On se sourit et il me prend dans ses bras. 

    Je prends une douche, m'habille, sors mes travaux de couture et tricot non terminés et m'assois sur le ballon qu'on m'a prêté. Lorsqu'une vague arrive je tiens la table et fais rouler le ballon vers l'arrière en soufflant. De temps en temps je me mets à quatre-pattes, appuyée sur le ballon et je me berce. Je suis bien.

    11h30 E. arrive. Elle accompagne une contraction, montre à Alfredo où appuyer pour me soulager et nous partons dans la chambre pour examiner mon col. Mauvaise nouvelle, j'ai encore un bourrelet de col. Ça ne peut pas se dilater correctement tant qu'il ne sera pas effacé. Il est pourtant déjà un peu ouvert, mais ça peut rester longtemps comme ça... Je suis déçue, j'ai peur que ça soit long, comme la première fois. On mange un bout de gâteau, on plaisante, ma sage-femme me conseille "d'écraser ma pâte à tarte" en faisant du ballon et s'en va. Alfredo fait une salade de riz et je retourne à ma couture en faisant rouler mon ballon de plus belle.

    Après-midi Je passe beaucoup beaucoup de temps sur le ballon et à quatre-pattes. Je m'accroche au bord de la table ou demande à Alfredo d'appuyer sur mon sacrum pendant les contractions. Selon ma position, mes besoins ne sont pas les mêmes et Alfredo reste près de moi, à l'écoute, disponible. Je sens que je commence à fatiguer un peu et me fait donc couler un bain. Cette fois-ci (souvenir de mon premier accouchement), je ne vais pas m'allonger dedans ! Je me mets donc en tailleur, appuyée sur le rebord. Ou à genoux, presque à quatre-pattes. Ma baignoire n'est pas grande, je dois un peu me contorsionner pour changer de position, mais l'eau chaude me fait du bien. J'essaie vraiment d'accepter les contractions, de les voir comme des vagues qui viennent et s'en vont. Mais j'ai de plus en plus mal et le temps paraît long.

    19h45 Ma sage-femme revient. Le bourrelet de col s'est ramolli et effacé, mais le col est plus ouvert derrière que devant, d'un petit 2. J'éclate en sanglots, j'ai tellement peur que ça se passe comme la première fois, que ce soit long et que je m'épuise (et puis bon, les hormones ne sont pas en reste). Je n'accepte plus les contractions, je les subis et tout ça n'est pas très efficace. On parle beaucoup, on cherche ce qui bloque, elle me rassure en me disant que dès que j'aurai réussi à lâcher prise, le travail irait très vite ! Pendant l'entrevue, j'ai plusieurs contractions. E. me dit "lâche... accompagne-la...", elle me masse et appuie sur mon sacrum. Ça me soulage tellement ! Ses mots et ses gestes me font du bien. Elle me conseille de pleurer si j'en ai besoin, puis prend congé en nous disant bonne nuit et bon courage.

    On mange et je couds assise sur le ballon, de plus en plus énervée.

    22h Ça suffit ! Je décide d'accélérer les choses en marchant et d'aller faire le tour du pâté de maison. Nous progressons lentement, je m'accroche au bras d'Alfredo et m'appuie sur les voitures tous les trois mètres. Alfredo continue de me dire "lâche" et "accompagne la". Je pense à m'ouvrir, je visualise des écluses, une fleur qui s'ouvre, ou mon bébé qui descend. J'oscille entre pleurs et joie. Je suis heureuse que ça ait commencé mais j'ai tellement peur que ça dure deux jours !

    Arrivés devant la porte, je dis à Alfredo que j'ai l'impression de sentir la tête de bébé entre mes jambes, je veux partir pour la maternité. On remonte, on prend la valise, le sac, les dernières affaires et on y va.

    20 avril 2018

    Minuit On arrive enfin à la maternité après un périple d'une heure (habituellement, on met 10min à pieds). La sage-femme qui nous accueille nous donne des blouses et nous abandonne dans un sas. Je suis épuisée par la longue marche. Une fois changés, elle nous invite dans une salle d'accouchement pour m'examiner. Je demande si la salle nature est libre. Elle l'est mais il faut d'abord savoir où j'en suis dans le travail. La sage-femme introduit ses doigts dans mon vagin et me dit "au fait, j'ai mis un peu d'savon pour que ça glisse !" Mon énervement monte d'un cran, j'aurais aimé être prévenue avant, j'avais apporté de l'huile ! Elle m'annonce que je suis à 2. Encore ?! Je suis déçue, triste, énervée... Je me relève et demande à passer aux toilettes avant de nous installer dans la salle nature. J'en profite pour essuyer le savon en rageant.

    La salle nature me paraît nulle. Il y a juste un lit rond, c'est tout. Pas de tissu pour se suspendre, de baignoire, les ballons sont trop petits, trop durs ou dégonflés, un sticker de branche d'arbre orne un mur violet. Alfredo me demande si je veux rentrer à la maison ou s'il va chercher mon ballon... Mais non, je ne veux pas remettre une heure à rentrer (et une heure à revenir !) et je préfère qu'il reste avec moi. Je suis en colère et c'est peut-être finalement ça qui déclenchera le vrai travail.

    Le monitoring que m'a posé la sage-femme avant de disparaître est interminable, il se décroche tout le temps. La sage-femme s'occupe à peine de nous, alors que je suis la seule à accoucher cette nuit dans le service. Je tremble comme une feuille entre les contractions, j'ai froid et elle ne trouve rien d'autre que des draps. Alfredo va chercher une serviette dans la valise pour me couvrir. Finalement elle me propose de prendre une douche pour me réchauffer. Il n'y a rien pour y poser mes affaires, Alfredo les tient et attend devant la porte. Je m'assois sur un tabouret en plastique bancale et fait couler l'eau chaude sur mon ventre. La salle de douche est immense, il y fait froid, ça ne me réchauffe pas du tout. Je laisse tomber, me sèche et retourne dans la chambre. Entre temps, une sage-femme a rapporté une couverture des chambres de maternité. Je m'installe à quatre-pattes sur le ballon, la couverture sur moi.

    Un homme vient me faire une prise de sang. Il sent la transpiration. Il me demande de ne pas bouger alors qu'une violente contraction me prend. "J'aimerais bien vous y voir !" Il grommelle et s'en va. A quatre-pattes, les genoux sur le sol sans tapis, j'ai mal et me sens abandonnée. Je craque une bonne fois, éclate en sanglots et demande à Alfredo si la péridurale va shooter mon bébé. Il me répond que non. Je prends cette réponse comme un feu vert pour la demander si j'en ai besoin, j'ai vraiment l'impression que je ne vais pas y arriver...

    Finalement, la colère, les pleurs et cette dernière résignation me permettent de finir par lâcher-prise. Lorsque la sage-femme revient pour m'examiner, je suis à 4 ! Je me tourne vers Alfredo avec un grand sourire. Je suis heureuse et de nouveau pleine de confiance et de motivation. Je suis en travail ! Enfin ! Et je sais, grâce aux séance d'auto-hypnose, que ça va être rapide.

    On alterne le travail à quatre-pattes sur le ballon et le repos dans le lit rond. Comme mes contractions sont intenses mais très espacées, je m'endors 8 ou 10 minutes entre chaque. Une sage-femme vient me poser des aiguilles d'acupuncture pour soulager mes douleurs dorsales, car même si cette fois-ci bébé est bien placée contre mon ventre, j'ai quand même mal au dos. Ça ne fonctionne pas. Elle en pose aussi pour aider la descente de bébé. Pour le coup, je la sens bien descendre et appuyer de plus en plus sur le col.

    A quatre-pattes, avec mes aiguilles dans le dos et sur les pieds, j'ai autour de la taille la ceinture du monito qui ne tient pas. Alfredo reste près de moi à le tenir contre mon ventre pour que le relevé des battements cardiaques ne soit pas "en pointillés", comme s'en plaint la sage-femme, obnubilée par ce relevé. Elle revient pour retirer les aiguilles et m'examiner, et m'annonce que ça a bien avancé : je suis à 8 ! J'ouvre de grands yeux. Déjà ?! Elle me dit que l'acupuncture a bien fonctionné. Et moi ?! Je ne suis pour rien dans cette avancée ? A chaque contraction, je visualise mon col qui s'ouvre, je m'efforce de détendre mon périnée et même tout le bas de mon corps, je souffle longtemps en chuchotant "lâche, lâche, lâche, lâche, lâche..." ou "accompagne-la" et lorsque je perds pied et gémis, submergée par la douleur, Alfredo me ramène et me recentre en me répétant ces mêmes mots. Lui-même joue un sacré rôle : il me soulage à chaque contraction en appuyant sur mon sacrum et en faisant basculer mon bassin. Sans compter que c'est la seule personne sur laquelle je peux m'appuyer ici, le seul qui m'aide et me soutient vraiment.

    Je suis donc à 8. Dans ma tête ça fuse. Est-ce que je veux la péridurale ? Si je la veux, c'est maintenant qu'il faut la demander. Mais je me tais. Allez, j'y suis presque, je tente. La sage-femme part chercher de quoi me poser une perfusion, elle s'installe au bord du lit, essaie de piquer mais n'y parvient pas et laisse tomber "pour l'instant". Elle repart, revient... ce moment devient flou, je ne sais plus bien ce qui se passe. Elle nous laisse 20 minutes environ et Alfredo m'incite à m'allonger pour me reposer car la fin arrive et sera sûrement très intense. On s'allonge tous deux et on s'endort. Je suis réveillée deux fois par de longues et douloureuses contractions. Alfredo s'est endormi en calant son poing contre mon sacrum et je me débrouille avec ça pour gérer la douleur très intense.

    Quand la sage-femme revient, j'ai juste le temps d'apercevoir ses chaussons bleu turquoises qu'une nouvelle contraction arrive. Je m'accroche au cadre de lit et souffle. La sage-femme me dit de lui faire signe quand ça redescend. Pendant ce temps, Alfredo se réveille et se redresse. "Ça redescend ?" me demande la sage-femme. Je lui fais signe que pas vraiment...
    "Ça pousse...
    - C'est normal ! Bon on ne va pas tarder à passer dans l'autre salle ! Vous me dites quand ça redescend et on y va !"
    Normalement, on ne peut pas accoucher dans la salle nature. Elle n'est prévue que pour le travail. Il faut traverser le couloir pour aller accoucher dans une salle classique.
    Mais la contraction s'intensifie encore. Je n'ai pas envie de pousser, mon corps le fait tout seul. Et comme me l'avait fait sentir E., ça pousse au niveau du périnée postérieur... Gloups ! j'ai l'impression de faire caca. Submergée par l'intensité des sensations je hurle et entre deux hurlements je leur fais part de ma crainte. "Oh, à peine, ce n'est pas grave" me répond-on. Je m'énerve car j'ai besoin de me sentir propre pour me lâcher complètement. La sage-femme commence à comprendre que je vais accoucher, là, maintenant, et qu'il n'est plus question de changer de salle. Mon corps continue de pousser tout seul. La poche des eaux finit par éclater, inondant mes cuisses d'un liquide chaud. Je ne sais trop pourquoi ça me rassure, comme si la porte était enfin ouverte pour mon bébé. La sage-femme appelle ses collègues à la rescousse.

    Je ne sais pas bien ce qu'il se passe dans la pièce. Je sais juste qu'elles sont deux ou trois et j'entrevois un fauteuil roulant. Espéraient-elles encore me faire déménager ? Je suis allongée sur le lit et incapable de bouger, encore moins de me lever. Je sens une brûlure énorme entre mes jambes, la vulve qui s'étire et se dilate. Je mets ma main entre mes jambes, espérant sentir les cheveux de bébé sous mes doigts mais ne sens rien. Ça me fait paniquer intérieurement. Mon bébé n'est pas encore en train de sortir et j'ai déjà l'impression que mon corps va exploser, se déchirer en deux. J'ai peur de mourir, je le dis, on me rassure, je me concentre sur ma position. Pas question de bouger, je veux accoucher comme ça, allongée sur le côté gauche. Je crie "ma jambe !"car ma jambe droite est en l'air, perdue dans l'espace et je ne sais où la poser. Je sens qu'on me la cale et je me remets à pousser en soufflant. Ça me semble interminable et la douleur intense submerge tout le reste. On me parle mais je n'entends rien. Entre deux cris aigus qui s'échappent malgré moi, je pousse. Une fois, deux fois, peut-être quatre ou cinq, pas plus. Puis tout à coup j'entends "Ne poussez plus !!" J'attends en me disant que la tête est enfin sortie.
    J'apprendrai par la suite que bébé avait deux tours de cordon en bandoulière, ce qui ralentissait la descente et nécessitait de clamper et sectionner avant le dégagement de ses épaules et la sortie du reste de son corps. Les gestes de la sage-femme sont rapides et assurés.
    Quand on me dit de pousser à nouveau, il faut aller vite. Je pousse une fois en apnée et enfin elle sort !

    "Mon bébé!" Je sors automatiquement de ma bulle et me retourne pour l'accueillir. Je la vois, toute violette entre les mains de la sage-femme et l'attrape pour la garder près de moi. Elle est calme, ne pleure pas, je lui parle, la tient contre moi. Je me tourne vers Alfredo qui a passé ces dernières minutes derrière la tête de lit, sa main posée sur la mienne. Il est heureux et souriant.

    6h36

    Voilà, elle est là, contre moi, on se regarde, je suis émue.

    Mais pas le temps de s'attarder, cette fois il faut changer de salle. On enveloppe mini L dans un draps et on la met dans les bras de son papa. Je dois me lever pour m'asseoir dans le fauteuil roulant recouvert d'alèses jetables. J'ai une pince à clamper le cordon entre les jambes, l'impression d'avoir prit un camion de plein fouet, mais je suis heureuse et souriante et surtout impressionnée de pouvoir me tenir debout si vite. On traverse le couloir et je grimpe sur la table d'accouchement, où la sage-femme espérait me faire accoucher, pour faire les soins et la tétée d'accueil.

     

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    Dans les jours qui ont suivi, je me suis sentie très bien, en pleine forme, de bonne humeur, épanouie. J'ai été impressionnée de me sentir aussi bien après une telle épreuve physique !
    Par contre je n'avais pas imaginé ressentir une telle violence pendant l'expulsion et il m'a fallu quelques jours pour la "digérer". J'avais beaucoup lu sur le sujet de l'accouchement physiologique pendant ma grossesse, et on disait généralement que c'était intense, puissant. Les personnes qui m'ont raconté leur accouchement sans péridurale non volontaire (parce qu'arrivées trop tard à la maternité ou parce que la péri n'a pas fonctionné du tout) m'ont dit à quel point elles avaient trouvé ça violent. Je n'imaginais pas ressentir cette violence en étant préparée et en le voulant dur comme fer. Je ne l'avais lu nulle part, alors je le pose ici.
    Voilà : un accouchement physiologique bien préparé peut être vécu avec violence.
    Mais après dix jours de "digestion", j'ai décrété que si je devais encore accoucher un jour,
    je recommencerais de la même façon, sans aucune hésitation
    .

    J'ai l'impression d'avoir fait un sacré pied de nez à ceux qui ne m'en croyaient pas capable (oui oui, j'ai eu des remarques pas très respectueuses pendant ma préparation). Je voulais un accouchement physiologique et sécurisé, ça ne pouvait pas mieux se passer. Pas de perfusion, pas de péridurale, pas d'épisiotomie et une toute petite déchirure que je décide de ne pas faire recoudre, une position que je choisis... Mais surtout j'ai accouché dans cette salle nature, là où normalement personne n'accouche faute de formation des sages-femmes. E. m'avait dit "et si tu accouches là et bien la sage-femme aura droit à une formation gratuite !". Et bien elle n'était pas ravie, mais ça m'est complètement égal !

    Si vous avez déjà lu le récit de mon premier accouchement, vous remarquerez peut-être que je n'ai pas envisagé les choses de la même façon cette fois-ci. Bien sûr, tous les accouchements sont différents, mais la préparation joue beaucoup dans la façon d'appréhender les choses...
    Je vous reparlerai bientôt de la préparation. Je souhaite juste revenir sur quelques points.

    Faire caca pendant l'accouchement ?

    Je me débarrasse tout de suite de cette partie pas glamour ^^
    Faire caca à l'accouchement ça arrive souvent et les sages-femmes et gynécos ne s'en formalisent pas.  Mais c'est vrai que pour l'estime de soi, ça peut être gênant de déféquer devant son/sa partenaire !
    Voilà pourquoi il est très important de parler de ses problèmes de transit pendant les séances de préparation à l'accouchement. Si on est constipée à la fin de la grossesse, il est sûr que ça sortira le jour J, pour faire de la place à bébé ! Il existe des solutions, notamment boire beaucoup d'eau, mais pas que. Renseignez-vous bien auprès de votre gynécos/SF/médecin généraliste.
    Le plus souvent, le corps "fait le ménage" au début du travail, hormones et contractions activent le transit et bien avant de pousser, si vous n'avez pas mangé pendant le travail, vous n'avez plus rien dans le ventre. Mais si vous avez envie de manger avant de partir à la maternité, n'hésitez surtout pas ! Il faut prendre des forces pour l'épreuve physique qui vous attend !
    Et si vraiment ça vous fait peur... suppositoire à la glycérine. Non, ne me remerciez pas !


    Les émotions

    Lors d'un accouchement, on passe souvent par toutes les émotions. Joie, peur, sérénité, colère, tristesse, amour... J'ai été étonnée de ressentir autant de colère et d'avoir eu le cran d'envoyer bouler infirmier et sage-femme... Ceux qui me connaissent bien savent que ce n'est vraiment pas dans mes habitudes, je ne me mets quasiment jamais en colère et de là à pester sur les gens..!!! Mais en même temps, ce n'est pas si étonnant. On n'est pas soi-même lors d'un accouchement, et c'est tant mieux. Comme lors d'un acte sexuel, pour bien lâcher prise et laisser le corps faire son travail, le cerveau archaïque, celui qui sait comment accoucher, va inhiber le néocortex, très rationnel et intellectuel et l'inciter à aller prendre sa pause café. Si les émotions sont si fortes et si présentes, c'est parce que le néocortex perd le contrôle et il faut absolument laisser faire et ne pas solliciter la femme qui est en train d'accoucher. Privilégier la pénombre, être présent mais ne pas trop parler ni questionner... Rester dans le rationnel est prendre le risque de ralentissement et de complications.
    Donc lâchez-vous !

     ...et prenez le temps de regarder cette jolie vidéo de Michel Odent 


    Des contractions pas douloureuses ?

    Tout au long de sa grossesse, on peut ressentir des contractions qui ne sont pas très agréables, mais pas vraiment douloureuses. Elles sont parfois le signe que le corps en fait trop et doit se reposer. Pas évident quand elles apparaissent dès le 3e mois ! On les appelle contractions de Braxton Hicks (du nom du médecin les ayant décrites en 1872) et elles entraînent l'utérus et le préparent à l'accouchement. Normalement, elles n'ont aucune influence sur le col, contrairement aux contractions dites de travail. Une vidéo l'explique très bien, imagée par un ballon et une balle de ping-pong :


    Choisir sa position pour accoucher

    Lorsque je me suis préparée pour mon premier accouchement, j'ai fait une préparation classique à l'hôpital, et si on m'a dit qu'il était possible d'accoucher sur le côté, selon le bon vouloir de la personne qui nous accompagne, nous nous sommes toutes entraînées à accoucher sur le dos, pattes en l'air et en apnée. Le problème de cette position, c'est qu'on risque de se déplacer le sacrum (vu qu'il est coincé contre la table), ce qui est plutôt douloureux et handicapant pour les suites de couches. Le problème de cette position ET de cette façon de pousser, c'est que les déchirures sont difficilement évitable. Mais cette position est idéale pour les gynécologues donc on ne va pas trop les embêter, hein madame !
    N'oubliez jamais, c'est VOUS qui accouchez, c'est VOTRE corps et celle qui subira les conséquences d'une position qui ne vous convient pas c'est aussi vous. Parce que lorsqu'on accouche sans péridurale (ou avec une péridurale pas trop forte), si on s'écoute, on sait quelle position nous soulagera ou nous semblera la plus appropriée pour accoucher. Et on le saura sur le moment, pas avant.
    Pendant la préparation à l'accouchement de mini L, je m'imaginais très bien accroupis ou à genoux.
    Et puis finalement j'ai accouchée allongée sur le côté gauche et j'en suis très heureuse.
    E. m'a vraiment bien préparée à ces trois positions (sur le dos, à quatre-pattes/à genoux, allongée sur le côté). Et à l'instant T, quand j'ai su que ma fille allait sortir, mon cerveau rationnel a repris le dessus seulement quelques secondes le temps d'ajuster ma posture :
    - jambe droite en l'air ? Check !
    - jambe gauche tendue en arrière ? Check !
    - bras qui s'appuient et poussent vers le haut (la tête de lit) ? Check !
    - poussée en ouvrant le périnée ? poussée en soufflant ? Double check !
    Et c'est finalement la dernière poussée, en apnée, lorsqu'il a fallu faire sortir mini L très rapidement qui a provoqué une petite déchirure. Car pousser en apnée, c'est envoyer bébé comme un ballon de foot vers la sortie, sans laisser le temps à la vulve/le périnée de se dilater complètement (je vous renvoie encore une fois à la vidéo ci-dessus qui permet de s'en rendre compte).
    Rassurez-vous, on se remet bien mieux d'une petite déchirure que d'une épisiotomie.

    Ça va ? L'estomac est toujours accroché ? :)
    Je n'imaginais pas, en démarrant ce blog, parler de sujets aussi intimes. Mais lorsqu'on se prépare à un accouchement, il est extrêmement important de s'informer. Et je trouve que j'ai cruellement manqué d'informations pour mon premier accouchement. Aussi je laisse mon témoignage sur la toile, en espérant aider des futures mères à mieux comprendre et appréhender les choses.
    Il ne faut pas perdre de vue que chaque accouchement est différent, peut-être vécu différemment selon chacune, le lieu, là où nous en sommes dans notre vie... Mais se nourrir de témoignages c'est comprendre, apprendre et se préparer à toutes les situations.

    Alors pour celles qui sont en plein dedans, bonne préparation !
    Et je vous retrouve tout bientôt pour le troisième et dernier volet sur l'accouchement !

    Bonne fin de semaine


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