• La naissance de mademoiselle D

    12 avril 2015

    Alfredo est enfin rentré de tournée. Une amie sage-femme vient à la maison répondre à toutes nos questions pour qu'il puisse se préparer doucement à l'arrivée de notre premier enfant. On parle de l'accouchement, de notre projet de naissance, elle nous montre les gestes pour porter bébé, donner le bain... Elle me prête un beau livre sur l'allaitement : "Le guide de l'allaitement naturel" d'Ina May Gaskin. Je lui dis que j'ai mal au dos depuis peu. Elle me répond que c'est pour bientôt.

    13 avril 2015

    Il est 7h. Je suis réveillée depuis 4h et quelques... J'ai bien mal au ventre mais j'ai du mal à savoir si le travail a commencé. J'espère que non, que ça va passer, car j'ai rendez-vous chez la chiro aujourd'hui et je compte profiter de cette séance pour me sentir bien dans mon corps avant l'accouchement. J'ai mal partout et je suis fatiguée. J'ai du dormir 3h cette nuit, je ne me sens vraiment pas d'attaque.

    9h45 On arrive à l'hôpital. Une sage-femme m'examine. Le col est ouvert mais pas suffisamment pour dire que le travail a commencé. Je fais un premier monitoring, puis un deuxième. C'est raté pour mon rendez-vous ! On finit par rentrer chez nous.

    16h30 Je suis épuisée. Je vais m'allonger et m'endors au bout de 30min.

    18h45 Je me plonge dans un bain chaud. Je suis dans un état second. Les contractions ne sont pas trop fortes, j'en supporte 6 ou 7 avant de sortir. Puis on mange en essayant de regarder un film, mais les contractions ne me lâchent pas. Je vais me coucher pour essayer de dormir le plus possible avant demain. Un cachet, une bouillotte et zou !

    14 avril 2015

    1h45 J'ai à peine dormi et me voilà réveillée violemment par une contraction. J'essaie de me rendormir mais au bout de 30 minutes il faut se rendre à l'évidence, c'est impossible. Je vais donc dans le salon pour laisser Alfredo dormir.

    2h30 Je commence à noter la fréquence des contractions. Lorsque j'en ai une et que je me penche en avant, du lait coule de mes seins et mouille mon t-shirt. Je pousse parfois des grognements, je me sens différente. J'essaie d'être forte et de "gérer la douleur" le plus longtemps possible. Toute seule. Et de faire avancer le travail en bougeant.

    4h Je mange un yaourt au citron pour tenir le coup, mais sans appétit. Je vais essayer de tenir comme ça le plus longtemps possible et lorsque je ne tiendrai plus je réveillerai Alfredo et appellerai l'ami qui s'est proposé pour nous conduire en voiture à l'hôpital.

    5h30 Je n'en peux plus, je réveille Alfredo en pleurant. Je suis épuisée, je veux retourner à l'hôpital. On se prépare, on réunit nos affaires et on attend notre ami en bas de l'immeuble. Je m'appuie sur une voiture pendant les contractions.

    6h50 Je suis accueillie par la même sage-femme : "vous n'avez pas la même tête qu'hier !" Je reste branchée à un monitoring pendant un temps qui me parait interminable. Je me tortille de douleur sur le lit. La dame à côté de moi envoie des sms. J'entends les dopplers des deux autres bébés. La sage-femme m'examine, le travail n'a presque pas avancé. Elle m'accompagne dans une salle pour prendre un bain chaud. Le ventre ainsi immergé, je m'endors un peu. Alfredo fait une sieste appuyé sur le rebord d'un lavabo. Le travail n'avance toujours pas, mon col est à peine ouvert. Pourtant, les contractions sont fréquentes et rapprochées... On nous conseille de rentrer chez nous, mais Alfredo insiste pour rester. Nous habitons loin, 50 minutes de tramway, quatre étages sans ascenseur... On décide alors de marcher deux heures dans le parc de l'hôpital. Nous en faisons deux fois le tour. Je m'appuie à chaque arbre, chaque banc, chaque voiture garée, je m'accroupis... Le soleil tape fort. Des gens qui nous croisent nous lancent des "félicitations !". On rit

    C'est le début d'après-midi. La sage-femme me dit que le travail a très peu avancé. Elle me présente celle qui prend la relève et toutes deux nous conseillent de nouveau de rentrer chez nous. Je fonds en larme. Je suis fatiguée, j'ai mal partout, j'aimerais que ça avance plus vite et accoucher enfin ! Elles se regardent et décident de nous installer dans une salle d'accouchement avec baignoire. Par chance, il n'y a pas grand monde aujourd'hui et la salle est libre. Je fais du ballon pendant que le bain coule. Une stagiaire vient me masser le dos et montre les gestes à Alfredo. Je suis assise et fais rouler le ballon. On m'incite à chanter des sons très longs et graves. La douleur irradie dans mes reins, les contractions sont très rapprochées. Lorsque j'entre dans ce bain, je parviens très difficilement à me détendre. J'ai froid et chaud à la fois, je n'arrive pas à m'installer correctement. Alfredo m'aide à sortir et encore mouillée, dans un état second, transpercée par une douleur puissante, je me jette sur le ballon et reste ainsi à quatre patte. Je tremble de fatigue et implore Alfredo de me masser ce qu'il ne cesse de faire pour me soulager. Les sage-femmes reviennent et me disent de me rasseoir sur le ballon. C'est terrible, seule la position quatre-pattes me soulage. J'ai du mal à bouger, je me sens raide, épuisée...

    "Je n'en peux plus, je n'en peux plus"... Alfredo m'a convaincue de demander la péridurale. Dans notre projet de naissance, je souhaitais accoucher sans. Oui mais. Je suis à bout de force.
    Lorsque la sage-femme m'examine, je suis à 5, presque 6. Il est 18h. Ça fait 38h que ça a commencé. Alors pas d'hésitation, je demande la péridurale. Branle-bas de combat, il faut mettre un cathéter dans une veine de mon poignet pour la perfusion. Les sage-femmes essayent trois fois sans succès. Je n'ai plus aucun répit entre les contractions, à peine l'une s'estompe qu'une nouvelle arrive. Je crie, je ne vois plus rien entre mes larmes que la lumière éblouissante du dehors qui passe par la fenêtre. Je broie la main d'Alfredo, j'ai peur de mourir...

    19h La péridurale commence à faire son effet. Mes jambes se réchauffent et se détendent. Les contractions s'estompent et je souffle enfin. Alfredo se détend en me voyant plus paisible. La sage-femme nous demande si nous somme d'accord pour que le gynécologue qui a suivi la grossesse vienne pour l'accouchement. Visiblement il insiste beaucoup au téléphone. Comme elle nous annonce qu'elle termine son tour de garde, on accepte, histoire d'avoir une personne connue pour la fin. A la base, nous souhaitions accoucher seulement avec la sage-femme qui nous a accompagnés pendant tout le travail. Mais puisqu'elle s'en va...

    On se repose avec de la musique et une lumière tamisée. Ça fait du bien.
    21h La nouvelle sage-femme et sa stagiaire viennent m'examiner. Le travail n'avance pas. On m'installe sur le côté avec un coussin d'allaitement. Je ne sens plus du tout mes jambes.

    On continue de se reposer et de reprendre des forces pour l'accouchement. Les contractions reviennent petit à petit et lorsqu'elles se font trop fortes, j'appuie sur le bouton de la péridurale pour avoir une nouvelle dose. Sans changement.

    23h30 Les sages-femmes reviennent et me disent que le travail n'avance pas. Elles suivent le monitoring depuis leur salle et visiblement les contractions s'espacent.
    Je me tords et souffle fort, les contractions sont de nouveaux assez intenses. La stagiaire appuie sur le bouton de la péridurale. "BIP"
    "... c'est sensé faire bip !?" J'ai donc mal appuyé la première fois.
    "Il va falloir déclencher avec des ocytocines." Voyant notre déception, elles nous proposent de commencer par rompre la poche des eaux. J'accepte. On soulève les draps et... Oh ! il semblerait que la poche des eaux soit déjà rompue !
    Après vérification, oui ! C'est bien ça ! "Bébé arrive, vous êtes à 10 !"

    On se regarde avec Alfredo, on n'y croit pas... après deux longues journées et toutes ces déceptions ! Enfin, nous y sommes !

    Les sages-femmes vont prévenir le gynécologue et s'affairent autour de nous pour tout préparer. On assiste à ce ballet un sourire béat aux lèvres.

    Le gynécologue arrive, nous sert la main, enfile ses gants et s'assoit. Le projecteur est allumé... action !
    Ah oui mais... je ne ressens plus aucune contraction ! D'ailleurs je ne ressens plus rien du tout. Quoi ? Je suis sensée savoir comment accoucher ? Alors que c'est la première fois et que je n'ai même plus conscience de la moitié de mon corps ?! L'ambiance est bon-enfant, chacun est à son poste. Alfredo soutient ma tête, la stagiaire me dit quand mon ventre contracte, le gynéco est entre mes jambes et la sage-femme derrière lui, tous deux fixés vers la tête de mon bébé qui tente de sortir. Et moi je regarde tout ce petit monde ayant l'impression de ne pas être dans la pièce avec eux.

    Pour m'aider et me motiver, la sage-femme me montre la tête avec un petit miroir. Je vois une touffe de cheveux noirs. Ma fille ! Elle a les cheveux noirs !!

    Je pousse... C'est long... Le gynéco et la sage-femme chuchotent, j'ai l'impression qu'on va me faire une épisiotomie. J'essaye de penser à autre chose, de me focaliser sur mon bébé. Alfredo me chuchote "vas-y, vas-y, elle est là". Je ne sens pas bien ce que je fais mais je pousse de toutes mes forces.
    "Poussez dans mes doigts" me dit le gynéco en appuyant autour de ma vulve. Mon corps en est secoué. J'ai l'impression de mal faire, on me rassure que ça avance bien. "Enervez-vous" me répète la sage-femme. Ca me donne du courage. 30 minutes... c'est long...

    "Ne poussez plus... Prenez la !" Ça y est ?! Elle est sortie ? Je tends les bras, je l'attrape, elle est toute molle et visqueuse, je l'attire à moi, la pose sur mon ventre. Elle crie, elle pleure avec son adorable petite bouche à l'envers. Je n'ai pas de mot, je suis... éberluée. Alors c'est toi ma fille ? J'ai l'impression que je ne la connais pas, que je la rencontre pour la première fois, malgré nos 9 mois passés ensemble. Je ne pleure pas comme j'aurais cru, je suis sous le choc et déjà pleine d'amour pour ce petit être.
    On se regarde avec son papa, on se sourit et on s'embrasse.

    15 avril 2015

    00h47 Nous sommes trois.

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     Ça fait drôle de revenir sur cet événement. C'était hier, ou il y a une éternité.
    J'ai décidé de vous le raconter, parce que j'ai compris pas mal de choses depuis. Et je me dis que si j'étais tombée sur ce genre de témoignage avant d'accoucher, mlle D serait peut-être née le 14...


    L'accouchement par les reins

    Alors voilà. Un accouchement très long, de fortes douleurs au niveau des reins, un col qui se dilate extrêmement lentement... Ne pas tergiverser mille ans, bébé est placé en postérieur (son dos contre notre colonne vertébrale, au lieu d'avoir son dos contre notre ventre).
    Et sa tête n'appuie peut-être pas sur le col !

    C'est douloureux. Très, très douloureux. Et épuisant.
    Mais il y a des solutions pour l'éviter.

    Avant tout je tiens à dire que je ne suis ni médecin, ni sage-femme et que chaque cas est unique et doit être accompagné par une personne du corps médical. Tout n'est pas juste question de positions adoptées par la mère et certaines situations nécessitent une manipulation.

    Cela dit, en évitant de s'asseoir "affalée", c'est à dire légèrement penchée vers l'arrière (comme dans le canapé, quoi !) on réduit les risque que bébé aille se caler dans notre dos.
    Personnellement, j'avais un utérus très contractile et j'ai donc passé presque tout le troisième trimestre à la maison, à tricoter sur le canapé... complètement affalée.

    Ensuite, en se rapprochant de la date prévue d'accouchement, on peut commencer à adopter une position penchée vers l'avant très souvent : en s'appuyant sur la table avec les coudes, en se mettant à quatre pattes, en se mettant à l'envers sur une chaise, les bras appuyés sur le dossier...

    Et le jour J, si bébé est toujours dans le dos, passer du temps penchée en avant. Le ballon peut être d'une grande aide pour se mettre à quatre pattes (et un tapis de sol ou un coussin pour les genoux également ^^'). Lorsqu'on a une péridurale, on peut s'allonger sur le côté, presque sur le ventre, en s'aidant d'un coussin d'allaitement. Dans mon cas, c'est précisément cette position qui a aidé mlle D à pivoter et à être dans l'axe pour s'engager dans le bassin.

    Si la tête n'appuie pas sur le col, elle ne peut aider à le faire se dilater. Il bosse tout seul en somme ! Alors on aura beau marcher des kilomètres, si bébé n'est pas dans l'axe et engagé dans le bassin, la pesanteur n'aura pas vraiment d'autre effet que nous fatiguer.

    Pourquoi une telle douleur ? En étant positionné ainsi, la tête de bébé s'appuie sur le sacrum maternel et étire le ligament sacro-iliaque (celui qui relie le sacrum à la fosse iliaque, vous savez les "oreilles de Dumbo" du bassin !). Pour soulager cette douleur, on peut demander à quelqu'un d'appuyer fortement sur le sacrum, ou de placer ses points sur les fossettes sacro-iliaques (aussi joliment appelées salières de Vénus). Soulagement immédiat garanti !

    Je peux vous assurer qu'ayant appris tout ça, je ne me suis pas laissée avoir deux fois !


    Une poussée de 30 minutes

    J'ai accouché de mlle D en Belgique. D'une pays à l'autre, les protocoles, diffèrent. En Belgique si tout se passe bien, on peut pousser 30min, même 40, avant d'envisager l'usage d'instruments ou une césarienne. Selon mon ancienne sage-femme, en France c'est 20 min.
    De quoi nous motiver à pousser, non...?


    Une "grosse péri"

     Lorsque j'ai raconté ma "mésaventure" à l'anesthésiste rencontré pendant ma deuxième grossesse, il m'a dit "On vous a fait une grosse péri' ! Vous avez eu une dose de cheval !". Outre le fait que la sage-femme stagiaire ait appuyé sur le bouton de la péri sans me demander mon avis et sans savoir où j'en étais réellement dans la dilatation (donc juste avant de devoir pousser), j'ai subi un bloc moteur entraînant une paralysie totale de mes membres inférieurs (hanches, genoux, chevilles, pieds) et ce jusque 4h après l'accouchement...

    J'imagine que dans l'état où j'étais, l'anesthésiste a voulu agir et me soulager très rapidement. Ce n'est pas sensé se passer forcément comme ça. Je ne regrette en rien le fait d'avoir pu me reposer avant la délivrance. Mais j'ai été frustrée de ne rien sentir au moment de pousser et d'être ainsi dépossédée de ce moment si important qu'est la naissance de son premier enfant. 

    Certaines maternités proposent une péridurale ambulatoire qui permet, si elle est bien dosée, de continuer à se mouvoir : bouger sur le lit, faire du ballon, ou même marcher. Il faut être au courant (je n'en avais jamais entendu parler avant ma deuxième grossesse !) et se renseigner en amont, lors de la préparation à l'accouchement, sur la possibilité d'en bénéficier le jour J (et ce, même si on veut accoucher sans péri !!).


    "Tout s'est bien passé !"

    Au final cet accouchement s'est très bien passé ...du moins sur papier.
    Par voie basse, sans instrument ni épisiotomie, maman et bébé vont bien, etc...
    Pourtant, il m'a laissé comme un goût amer en bouche, l'impression qu'il m'échappait, qu'il ne m'appartenait pas. Alors que je mettais cette enfant au monde avec mon corps et mes tripes.  Et "maman et bébé vont bien", franchement qu'est-ce que ça signifie vraiment ? Je n'ai été que l'ombre de moi-même pendant une semaine, essoufflée et chancelante chaque fois que je me mettais debout. Sans parler des à-coups provoqués par les doigts du gynécologue et qui avaient secoué tout mon corps. Et des déchirures recousues si serrées. Je ressens encore tout cela avec violence...
    Oui ma fille est vivante, je suis vivante, mais doit-on forcément passer par là ?

     

    Dans de prochains articles, vous saurez comment mini L est née de façon tout à fait physiologique et comment je m'y suis préparée. Si ces articles sur l'accouchement ne vous intéressent pas, ne vous inquiétez pas, j'ai aussi des recettes et activités qui arrivent... dès que les rhumes des filles seront finis et que j'aurai retrouvé un rythme de sommeil convenable ! Haha !

     

    Mes sources pour vous dire le moins de bêtises possible :

    Action sages-femmes lors de présentations postérieurs en salle d'accouchement 

    Péridurale ambulatoire : plus qu'une anesthésie

    Péridurale ou rachidienne, le blog de Marie Fortier

    Score de Bromage (bloc-moteur)

     

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  • Commentaires

    1
    Sophie
    Lundi 1er Octobre à 22:00

    Merci pour cet article qui, presque 21 ans après la naissance de mon fils ainé, résonne encore en moi.
    Un accouchement par les reins, c'est tout à fait ce que j'ai subi. Des douleurs terribles, un travail qui n'avancent pas, un BB "mal" positionné - dos à dos et son visage collé contre la paroi utérine. 
    Pour nous, ça ne s'est pas aussi bien terminé et je n'ai eu que peu d'explications. Le coeur de mon fils faiblissait, il a fallu pratiquer une césarienne d'urgence, tellement en urgence que l'obstétricien a coupé trop profondément et a entaillé la joue de mon poussin, qui sous le choc a fait un arrêt cardiaque et respiratoire après son 1er cri. 
    Réa, néonat' avec monitoring pendant des jours qui me semblaient une éternité. Une maman dépossédée de son 1er accouchement. 
    Mon fils est un battant, son petit gabarit de naissance a laissé place à un grand et costaud gaillard. Il restera toujours la question si ce qu'il a subi à la naissance ne l'aura pas aussi forgé...

      • Lundi 1er Octobre à 22:16

        Oh comme ça a du être difficile !! Mon coeur s'est serré en te lisant... Je suis heureuse de savoir que tous deux allez bien maintenant. Je reste persuadée que nous sommes tous marqués par l'histoire de notre naissance. Heureusement on peut "guérir" de ce que l'on a vécu, en parlant, en lisant, en s'entourant de personnes bienveillantes... C'est la sage-femme qui m'a accompagnée pour la préparation à mon deuxième accouchement qui a pris le temps de m'expliquer ce qui s'était réellement passé. Grâce à elle je me sens apaisée. J'espère que tu as pu également digérer et "faire le deuil" de ton premier accouchement. Même si on fini par accepter ce qu'il s'est passé, il restera toujours des cicatrices (et j'espère que ton fils n'en a pas gardé sur sa joue !!)

      • Sophie
        Mardi 2 Octobre à 19:55

        Le chemin de la guérison fût très long et douloureux - jusqu'à rencontrer la bonne personne qui aide à avancer. Combien de larmes versées en attendant dire "accoucher normalement" ! Ton article m'aurait été d'une grande aide, nul doute là dessus. Il est bien rare les gens qui comprennent, comme tu le fais, qu'il y a un "deuil" à faire. Nous idéalisons toutes cette 1ère fois et ça ne se passe pas toujours comme à la TV. Loin de moi l'idée de noircir le tableau, mais il est important de savoir aussi que tout ne se passe pas toujours comme nous l'imaginons. 

        Mon fils a gardé une "belle" cicatrice - sa marque de fabrique. Nous avons demandé des explications ; les assurances de l'hôpital où il est né prendraient en charge la chirurgie esthétique. Mais il a grandi avec cette cicatrice, elle fait partie de son histoire, elle le constitue. Il n'est pas demandeur pour une quelconque intervention - et je m'en réjouis, pour les raisons cités.

         

      • Mardi 2 Octobre à 22:29

        C'est certain, on ne peut jamais savoir comment se passera un accouchement. Et je trouve que nous avons eu de la chance dans notre "malheur". C'est important de le savoir aussi lorsqu'on se prépare avec un projet de naissance. On a tendance à idéaliser notre accouchement, mais il faut garder à l'esprit ce qu'il pourrait se passer de pire et comment le traverser.
        J'imagine que pour ton accouchement il y a eu un "code rouge" : détresse de l'enfant, il faut le sortir d'urgence par césarienne. En général, sur le moment ils sont tellement affairés que personne ne prend le temps d'expliquer ce qui se passe aux parents... qui vivent à coup sûr un stress immense ! Ma sage-femme m'a expliqué ce qu'était un"code rouge" et comment ça se déroule. Mine de rien, ça nous a préparés à l'idée et je pense que le cas échéant on aurait été plus sereins (enfin relativement bien sûr ! ^^)
        Que ça a du être dur de voir tous les jours sur ton fils une trace de votre vécu ! Bravo pour ta façon si positive de voir les choses!
        Belle continuation !

    2
    Line
    Mardi 2 Octobre à 16:57
    Merci pour cet article passionnant et pour le moins déroutant. J'espère être concernée, un jour, par cette problématique et que tu voudras bien me faire profiter de tes expériences même aussi négatives que celle de la naissance de Mlle D.
    Bisous doux
      • Mardi 2 Octobre à 22:30

        Bien sûr, je serai là
        Bisous doux

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