• Il y a des soirs où poussinette nous dit "bisous !", pose sa tête sur l'oreiller et ne nous calcule plus. Dans ces cas là, on peut sortir tranquillement de la chambre et on sait qu'on a la soirée pour nous.
    Et puis il y a des soirs où...

    "PAS DODO !"
    Ça on l'a entendu un paquet de fois à une période (je ne saurais plus vous dire laquelle, j'ai tendance à occulter ce genre de souvenirs...) et on a bien été forcés de trouver des solutions.
    Si la réclamation ou la façon de la formuler a changé, les solutions fonctionnent toujours et même, on se perfectionne, on en trouve d'autres !

    Donc aujourd'hui on vous livre nos astuces.

    La routine
    Faire en sorte que les soirées se passent toujours à peu près de la même façon (dans la mesure du possible hein, avec un papa présent/absent/présent/absent...). Chez nous, ça donne :
    - repas
    - laver les mains, les dents, la bouille
    - faire pipi sur le pot (oui, oui, on vous en reparle bientôt)
    - enfiler la couche et le t-shirt pour la nuit
    - lire une petite histoire
    - téter/faire un câlin
    - au lit !
    Et là ça marche, mais pas toujours...

    Couchers compliqués...
     
    Routine en images, trouvée sur Pinterest un soir particulièrement compliqué...


    Le livre

    Voilà une astuce que j'utilise surtout pour la sieste, car il y a plus de lumière dans la chambre. J'ai expliqué à poussinette que je lisais un peu pour me détendre avant de dormir. Elle a évidemment voulu faire pareil (c'était le but) et prend donc parfois l'initiative de nous demander un livre.
    On a de la chance, elle ne nous appelle pas quand elle a fini pour en avoir un autre !

    Les chansons
    Depuis sa naissance, poussinette écoutait toujours la même musique pour s'endormir. Mais depuis peu, elle me demande des berceuses. Elle a ses préférées, plutôt par périodes... En ce moment c'est "Le loup la biche et le chevalier" d'Henri Salvadore, aussi connue sous le nom "Une chanson douce" et "Fais dodo Colas mon p'tit frère" (surtout la partie gâteau et chocolat ^^).
    Mais avec mon travail (je donne des ateliers d'éveil musical pour les tout-petits), elle a le choix d'un sacré répertoire et elle commence à s'en rendre compte et à varier ses demandes.

    Rester tout près
    Dans la chambre de poussinette il y a un fauteuil suédois, vous savez, le célèbre Poäng... Je lui voue une adoration car il a sauvé mon sommeil quand j'étais dans un état d'épuisement extrême et que poussinette me rappelait cinq fois minimum par nuit. Il est super confortable alors je n'hésite pas à y passer du temps si besoin. Il m'est donc arrivé d'y passer 45min, le temps que mademoiselle trouve le sommeil. Mais qu'est-ce que j'y fais pendant 45min ?
    Vous avez déjà tricoté dans le noir ? Les habitués du tricot oseront peut-être tenter l'expérience, mais si j'ai un conseil à vous donner, c'est "évitez le point de riz !" Voilà... J'ai passé plusieurs soirée à faire n'importe quoi puis détricoter...
    Sinon, on utilise une veilleuse pour lire sans s'arracher les yeux, ou le rai de lumière du couloir.

    Couchers compliqués...


    S'allonger
    Jusqu'à présent, je n'avais pas osé m'allonger à côté de poussinette, tout simplement parce qu'elle a toujours son petit lit à barreaux et que j'avais peur de casser les lattes. Mais un soir, je suis entrée dans la chambre et j'ai retrouvé Alfredo dans le-dit petit lit. Alors pourquoi pas ?!
    C'est une longue histoire ce lit... Il y a un moment déjà, j'avais retiré le matelas pour le poser par terre et ainsi apporter la touche  finale à la chambre type Montessori de poussinette. Sauf que son lit, elle l'a réclamé. Deux fois nous avons retenté l'expérience, mais j'ai fini par le remonter entièrement, tournevis en main et poussinette déchaînée à 23h30 du soir.
    En général quand on met son lit par terre (c'est arrivé trois fois, donc), poussinette est contente 3h, le temps de se jeter dedans, s'installer pour y coucher sa poupée, lire un livre et basta. Donc on verra quand ça évoluera ...si les lattes n'ont pas craqué avant !

    Prendre le temps
    Comme on travaille pas mal à la maison, on s'y met souvent le soir quand poussinette est couchée. Forcément, quand elle ne veut pas dormir, on bout intérieurement sachant ce qui nous attends encore... Mais c'est bien simple : plus on est pressés de la voir dormir, plus le processus est long !
    Alors il vaut mieux se détendre, et ne pas vouloir aller à contre courant.
    Généralement, c'est le bon moment pour parler avec poussinette, faire un résumé de la journée, revenir sur les moments que nous avons aimé, même les plus simples. C'est une façon aussi de clore les problèmes laissés en suspend : une peur, une frustration, un stress... Notre poussinette s'exprime bien maintenant, et elle est capable de nous parler de ce qui lui pèse. Alors on met des mots, on accepte son émotion, on rassure en cherchant des solutions...
    En général, plus on est détendus et disponibles et plus elle est rapidement paisible et prête à dormir.

     

    Voici quelques solutions un peu folles, que nous utilisions quand poussinette était plus petite :

    - faire des squats en la portant allongée dans nos bras : endormissement et fessiers en béton garantis !

    - s'allonger sur le tapis avec un coussin et une couverture et lui montrer qu'on dort à côté d'elle (et forcément on s'endormait vraiment et on se réveillait cassé en deux)

    - la prendre dans nos bras et dire "bonne nuit" à toutes les pièces de l'appartement et à tous ses jouets

    - la laisser faire sa vie sans lutter pour la mettre au lit et finir par la coucher complètement épuisée quand elle s'avouait vaincue (ça c'est quand on ne travaillait pas et qu'elle n'allait pas à la crèche, ou pendant des vacances...) Et dans le même genre :

    - se lever quand elle avait décidé que sa nuit était finie... à 4h30 du matin, pour finalement se recoucher ensemble à 6 ou 7h (possible quand on ne travaille pas le lendemain).

    Et vous, qu'avez-vous trouvé comme solution pour coucher des bébés et des bambins récalcitrants ? :)
    On est bien curieux de connaître vos méthodes...

    - Lilaluna -

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  • Poussinette, dans 2 jours tu auras 2 ans.

    Laisse-moi me souvenir de ce moment, deux ans plus tôt, où nous t'avons rencontrée. Où tu nous a regardés avec de grands yeux étonnés. Où tu faisais tout pour tourner ta tête trop lourde et voir ton papa qui n'était pas face à toi. Où tu t'es réchauffée contre nos corps, l'un après l'autre, pour t'imprégner de notre odeur et faire connaissance.

    Le petit chemin que tu as parcouru depuis ce jour n'a pas été une ligne droite d'évidences.
    Par ta naissance, nous avons appris combien être parents était difficile. Mais nous avons aussi découvert le bonheur que c'est de te voir grandir et t'épanouir. A quel point un sourire, un câlin, un mot doux de ta part est un cadeau un million de fois plus précieux (au moins !) que n'importe quel bien matériel.

    Nous avons découvert la douceur du portage, la douceur de l'allaitement, la douceur du cododo (oui,  la nuit dernière encore)... Bien sûr, tout ceci n'a pas été simple, mais c'est cette douceur que nous retiendrons.

    Aujourd'hui, tu ne marches plus, tu cours !

    Aujourd'hui tu parles tellement et tu comprends tellement des choses qu'on te raconte... 

    Aujourd'hui, tu aimes

    aller au parc faire du toboggan, ramasser des cailloux dans ton petit seau et courir après le ballon

    faire du vélo dans le carrosse de papa ou sur le destrier de maman

    grimper, escalader tout mobilier qui s'y prête (hum...)

    traverser l'appartement sur ta coccinelle à roulettes

    t'occuper de ta poupée, la border, lui mettre des chaussettes, lui donner à boire

    faire des puzzles, de plus en plus compliqués

    nommer les couleurs : tu connais jaune, bleu, vert, rouge, mauve, marron et orange

    remplir des feuilles de tourbillons et de points de toutes les couleurs, y ajouter quelques gommettes

    "faire des pâtes" et touiller ta dinette, verser de la soupe dans nos mains en secouant un bâton de pluie

    faire des maisons Duplo, ou des escaliers, ou un camion de pompier

    associer tes figurines d'animaux aux cartes qui les représentent

    Et tu aimes aussi

    ouvrir les boutons et les pressions, les fermetures éclairs, les scratchs

    mettre tes chaussettes toute seule, ainsi que tes pantalons

    enlever tes t-shirts toute seule, ainsi que tes chaussures, pantalons, robes, chaussettes, chaussons...

    enfiler ton manteau en le posant par terre à l'envers

    mettre tes lunettes et ton casque à vélo (mais seulement si on les met aussi ^^)

    porter ton assiette jusqu'à la table et monter sur ta chaise toute seule

    manger toute seule, mais qu'on t'aide un peu aussi

    boire dans un verre sans en renverser (presque à chaque fois !)

    monter sur le petit escabeau pour te laver les mains, les dents, te débarbouiller toute seule au lavabo

    te savonner le corps pendant que nous en nommons chaque partie

    nous demander de lire trois fois de suite le même livre

    réciter les livres que tu connais par coeur

     

    Tu cherches tellement à être autonome que c'est un pied de nez à n'importe quelle personne ayant eu un jugement négatif sur ma façon de materner, sur notre façon de t'éduquer, avec bienveillance et patience (du moins autant que nous en sommes capable).
    Des commentaires ("il faut couper le cordon un jour !", "tu vas l'allaiter encore longtemps ?", "tu as une voix trop douce, c'est pour ça qu'elle ne t'obéit pas", "vous la portez encore à son âge ?!"...) on en a eu et on en aura encore.
    Mais toi, tu grandis avec l'envie de grandir, car tu sais que nous sommes là.

    ...et que nous serons toujours là pour toi ♥

     - Lilaluna -


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  • Hier soir, je suis allée au cinéma pour la première fois depuis la naissance de poussinette. Enfin non, j'étais déjà retournée au cinéma pendant qu'elle était à la crèche, mais de fait, jamais en soirée. Pourquoi ? Je voulais privilégier le moment du câlin du soir (vous savez, j'ai parlé hier de la séparation...) qui comporte une longue tétée. Et bien je suis partie confiante, j'ai passé une très bonne soirée et on s'est rattrapées ce matin avec une tétée-câlin  :)

    Je suis allée voir "La voie lactée", un documentaire qui pose la question du taux d'allaitement extrêmement bas aux États-unis et recherche des solutions pour mieux accompagner les mères. J'ai beaucoup apprécié le film, même s'il ne concerne pas la France (on peut quand même mettre les choses en perspective) et que le rythme est assez rapide (je ne vous raconte pas l'enchaînement de sous-titres en 52min... et pourtant j'adore voir les films en VO !).

     

    Maux de l'allaitement et solutions


    La projection s'est suivie d'un débat, et ce que j'ai retenu après le témoignage des mamans de la salle est que la lactation est naturelle, mais que l'allaitement n'est pas si évident à mettre en place. Ainsi vient mon tout premier conseil pour celles qui passent par ici et auraient besoin de soutien : entourez-vous de personnes bienveillantes qui accepteront vos choix et sauront vous guider ou vous épauler en cas de besoin. N'ayez pas peur (ou n'attendez pas, comme moi) d'aller voir une consultante en lactation, de téléphoner à une animatrice la Leche league, à votre mère, votre soeur, votre amie qui a allaité même si vous n'êtes pas tellement proche.

    Malheureusement quand ça ne va pas, ces personnes vont parfois s'inquiéter pour vous et vous donner des conseils que vous ne voulez pas entendre. Dans mon cas, j'ai entendu "mais pourquoi tu te fais du mal ?!", "t'as vraiment l'air épuisée, tu devrais arrêter d'allaiter", "t'es un peu maso, non ?". Et pourtant je suis convaincue que ces personnes ne voulaient que mon bien et me mettre face à LEUR vérité : l'allaitement me faisait du mal.
    C'est là qu'il faut prendre le temps de bien réfléchir, parce que cette période peut être importante pour nous et qu'on veut la réussir, que ce soit en donnant le sein ou le biberon. Et mon deuxième conseil serait alors : posez vous la question. Ai-je VRAIMENT envie d'allaiter ? Pourquoi je le fais ? Pourquoi je ne veux pas le faire ?

    Si la réponse à la première question est non, alors autant tout arrêter tout de suite. J'imagine qu'une mère qui n'a pas envie d'allaiter mais qui le fait sous la pression des proches ou de l'image qu'elle en a ("je sais que c'est bon pour mon bébé, je n'en ai pas envie mais je me sacrifie pour lui") doit se sentir soulagée et apaisée de pouvoir profiter enfin sereinement de ces moments privilégiés, un biberon dans la main.

    Si la réponse est oui, alors il faut s'entourer des personnes qui nous donnent du courage et de la confiance en nous, fermer les écoutilles à celles qui nous font du mal malgré elles et surtout chercher la solution aux maux que l'on subit. Parce qu'abandonner un allaitement "qui ne fonctionne pas" alors qu'on souhaitait allaiter est tout aussi douloureux (et je pense à beaucoup de mamans qui m'en ont fait le témoignage). Alors essayons !

    Les crevasses

    Je commence par ça, parce que j'en ai déjà parlé, mais aussi parce que c'est l'un des maux les plus courants.

    Pourquoi elles apparaissent ?
    - parce que la position de bébé n'est pas bonne (tout le mamelon et autant d'aréole possible devrait être dans sa bouche, le menton touchant le sein, les lèvres retroussées comme sur l'affiche du film et la langue en gouttière).
    - parce que bébé a un frein de langue trop court qui l'empêche de positionner sa langue correctement

    Que faire pour les soulager ?
    - en prévention, on peut appliquer une goutte de lait après chaque tétée
    - si elles sont déjà là, appliquer de la lanoline pour maintenir une bonne hydratation
    - si ça perdure, vérifier le frein de langue de bébé et au besoin le faire couper (il parait que c'est très rapide et absolument pas traumatisant pour bébé - et un réel soulagement pour vos seins)


    Le muguet/la candidose mammaire

    Là je dis "ouille" ! La candidose m'a pourri la vie entre les 10 jours de poussinette et ses 2 mois et demi. Il faut bien l'identifier, car le traitement d'une candidose est à l'opposé de celui des crevasses : la candidose est un champignon qui se prélasse dans un milieu humide ! Donc si les douleurs perdurent mais que le bébé semble être bien positionné, il faut se poser la question. D'autres signes : la langue de bébé recouverte de tâches blanches, des douleurs pendant mais aussi entre les tétées, l'impression d'avoir du "feu liquide" qui traverse les seins (parfois un seul), des mamelons rose vif, une sensation de brûlure, une crispation du bras...

    Pourquoi, mais pourquoi, qu'ai-je fait pour subir ça ?! :)
    - la fatigue
    - un terrain propice (mycoses vaginales répétées)
    - une alimentation sucrée

    Que faire ?
    - traiter maman ET bébé, sinon on se refile le champignon sans cesse
    - un gel antifongique à appliquer sur le mamelon peut suffire. Si la candidose est très installée, un traitement interne peut s'avérer nécessaire.
    - en préventif, ou dès qu'on a l'impression que ça recommence, on peut appliquer des compresses de gaz qu'on a trempées dans un mélange eau-bicarbonate (très chargé en bicarbonate !). Soulagement immédiat garantie, surtout si le mélange est conservé au frigo ! Le bicarbonate rétabli le ph qui est ici trop acide.


    L'engorgement

    Toutes les femmes ont une montée de lait quelques jours après l'accouchement, qu'elles aient décidé ou non d'allaiter (cela dit, j'ai appris hier qu'il existait des cachets inhibiteurs). Alors il faut savoir faire face, car toutes les montées de lait sont différentes et pas toujours bien vécues.

    Les symptômes
    - des seins très gros et dur
    - une douleur de la poitrine, jusque sous les bras

    Que faire ?
    Si on allaite, mettre bébé au sein ! Il soulagera la douleur car le sein va s'assouplir au fur et à mesure qu'il se vide.
    Mais si le sein est trop dur et que bébé n'arrive pas à le prendre, on peut préparer le terrain :
    - masser le sein pour extraire un peu de lait
    - tirer un peu son lait (ou carrément en profiter pour faire des réserves)
    - prendre une douche chaude ou au contraire appliquer du froid (chacune a ses préférences)
    Si on ne souhaite pas allaiter, l'idée est de faire comprendre au corps qu'on n'a pas besoin de tout ce lait. Il faudra donc extraire du lait mais en laisser dans les seins pour qu'à la montée de lait suivante, ils en produisent moins (et oui, ça se fait à la demande !)

    Si la douleur perdure, qu'elle est accompagnée de fièvre et que le sein est rouge, il y a de forte chance que ce soit une mastite. Dans ces cas là, du repos, une mise au sein régulière (ou un tirage) et des applications de froid ou de chaud peuvent suffire. Sans amélioration dans les 24h, il faut voir un médecin.


    Le REF (réflexe d'éjection fort)

    Trop de lait ? Un bébé qui s'étouffe, doit lâcher le sein régulièrement pour reprendre sa respiration ou faire des rots ? Qui est rassasié en 5 min et se tortille tellement il a mal au ventre ? Pas de doute, c'est un REF.
    Le lait évolue pendant la tétée. Il est d'abord très hydratant et sucré, puis devient gras et plus nourrissant. De fait, le bébé qui tète 5 min comme dit plus haut ne bénéfice pas de beaucoup de lait gras. Il a plus vite faim et le lait sucré (lactose et galactose) difficilement digérable lui donne mal au ventre.

    Que faire ?
    - prendre de l'avance (je veux dire, avant que bébé soit complètement affamé) et extraire un peu de lait sucré (sous la douche, au tire-lait ou à la main) pour qu'il accède plus rapidement au lait gras et nourrissant.
    - des mamans m'ont aussi conseillé d'arrêter les produits laitiers, c'est là qu'a commencé notre voyage dans le veganisme


    Pas assez de lait

    On aborde ici une question qui est vraiment complexe. Il y a assez peu de femmes qui manquent réellement de lait, mais beaucoup de paramètres entrent en compte et perturbent l'allaitement :
    la fatigue, la pression sociale (notamment cette folie autour des courbes de poids), les "règles" et horaires imposés, la volonté de contrôle (du temps, des quantités...), la dépression, l'isolement, la peur ou le manque de confiance en soi, la culpabilité...

    Comment savoir si on a assez de lait ?
    - le bébé urine fréquemment (3-4 fois par jour au moins)
    - il a des selles molles (mais attention, elles peuvent être parfois espacées de plusieurs jours)
    - il a repris son poids de naissance au bout de 15-20 jours (oui, oui, pas juste 3 jours après la naissance comme on nous a dit à la maternité !) et prend 120/130gr par semaine pendant les trois premiers mois.

    Comment améliorer la production de lait ?
    Vous voyez la loi de l'offre et de la demande ? C'est comme ça que ça marche dans l'allaitement ! Bébé est en plein pic de croissance et a besoin de plus de lait ? Hop, c'est parti, le corps de maman le produit pour lui. Et ça marche dans l'autre sens, lors du sevrage notamment.
    - Donc pour avoir plus de lait, la meilleure solution est de mettre bébé au sein le plus souvent possible, sans regarder la montre ni compter. On peut lui proposer de passer à l'autre sein quand il semble avoir fini, et ce plusieurs fois jusqu'à ce qu'il refuse de téter (ça s'appelle la "super alternance").
    - Pour l'encourager à téter, on peut utiliser un DAL (dispositif d'aide à la lactation) car un bébé qui a faim peut être fatigué de téter et devenir "paresseux", diminuant ainsi la demande et donc la production de lait. Ce dispositif consiste en une bouteille attachée autour du cou ou pendu en hauteur, d'où sort un tuyau que l'on va fixer au mamelon et introduire dans la bouche de bébé pendant la tétée. Le bébé va donc boire, en être revigoré et va téter de façon réflexe, ce qui va entraîner la lactation.

    L'important est aussi d'être la plus détendue possible, alors se faire aider notamment pour les courses, le ménage, s'occuper des plus grands, peut être une bonne solution.
    La question du manque de lait est tellement complexe, que je préfère vous renvoyer sur cette page de LLL qui est bien plus complète et renvoie vers d'autres articles pouvant vous aider.


    Et si vraiment tout ça ne fonctionne pas, que l'on doit donner un complément ou carrément passer au biberon, sachez une chose : vous êtes la meilleure mère du monde pour votre bébé. Toute sa vie ne se joue pas sur la façon dont il a été nourri de lait, mais plutôt sur la façon dont il a été nourri d'amour ♥
    Vous êtes fortes, belles et capables de faire vos choix, vous pouvez avoir confiance en vous, vous écouter, vous allez réussir à prendre soin de cet enfant et le faire grandir.

     

    C'est un sacré pavé aujourd'hui, à l'image de ce que ce sujet représente pour moi.
    J'espère que je ne vous ai pas perdues en cours de route ou que vous avez su prendre ce dont vous aviez besoin.
    Le sujet de cet article est si vaste qu'il est abordé dans des livres bien plus complets, notamment "L'art de l'allaitement maternel" de LLL et "Le guide de l'allaitement naturel" d'Ina May Gaskin qui m'ont passionnée !

    Un sujet vaste et complexe disais-je... et pourtant il ne faut pas perdre de vue que le meilleur moyen pour que tout se passe bien, c'est de rester ZEN et d'avoir confiance en nous :)

    Un pavé sur les maux de l'allaitement ...et leurs solutions


    Des bisous

    - Lilaluna -

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  • Je ne dirai pas que je n'ai pas été prévenue... Mon père est intermittent du spectacle et j'ai vécu beaucoup (beaucoup beaucoup) de périodes d'absence. Et je m'étais dit "ma mère a du courage, mais moi j'ai besoin de stabilité, vivre avec un intermittent, jamais !" Et puis j'ai rencontré Alfredo ♥

    Vivre avec un intermittent, c'est un peu comme les relations longue distance : on se manque terriblement, il faut se réhabituer chaque fois à vivre seule, à se débrouiller, à tout assumer... et puis il revient et on est presque 24h/24 ensemble (surtout quand on travaille pas mal à la maison) et parfois c'est trop, on a chacun besoin de nos moments de solitude.

    Mais alors trouver un équilibre quand on a une vie de famille, ben... c'est l'étape supérieure.
    Vous savez déjà que notre souci depuis que poussinette est née, c'est le (manque de) sommeil. La question revient tous les deux-trois jours sur le tapis (même depuis qu'on s'est calmés et qu'on a décidé de moins en parler... haha ^^) et on se demande MAIS COMMENT FONT LES AUTRES ?!?
    Comment font les gens qui nous disent "Oh nous il est réglé comme une horloge, s'il n'a pas sa sieste à x heure, il est de mauvaise humeur", ou alors "On n'a jamais eu de problème, on la couche à 21h et elle se réveille à 9h le lendemain... depuis ses deux mois". Si c'est votre cas, vous seriez gentils de ne pas venir étaler votre vie ici, à moins d'avoir un mot encourageant ^^ 
    En tout cas, j'ai ma petite idée du pourquoi du comment : la plupart des gens qui m'ont tenu ce genre de discours vivent en couple, sans déplacement, sans tournée, sans gros chamboulement qui demande une réadaptation continuelle.
    Parce que si la maman doit se réadapter à chaque fois, que dire de l'enfant..?

     
    Je viens donc donner ici mes astuces, telle une trousse de secours sur un champs de bataille, pour survivre lorsqu'on est maman solo, pour un week-end, deux semaines, trois mois ou... plus longtemps. Évidemment, on n'a pas tous les mêmes habitudes de vie, certaines vont peut-être vous sembler absurdes ou complètement évidentes, mais je me dis que si ça peut aider, tant mieux ! :)

     

    1. S'organiser

    C'est la première clé, certainement la plus évidente.
    L'organisation, généralement, je ne me dépatouille pas trop mal avec, mais lors de ces périodes (et surtout avant !) je suis telle Sarah Jessica Parker dans le film "Mais comment font les femmes", à rédiger des dizaines de listes dans ma tête à 1h du mat' au lieu de dormir...

     

    Vis ma vie de maman... avec un intermittent.


    En vrac :
    - savoir qui s'occupe de poussinette quand je travaille,
    - qui va la chercher à la crèche quand je ne peux y être à la fermeture,
    - qui la garde quand j'ai mon cours-de-danse-mensuel-que-je-ne-raterai-pour-rien-au-monde,
    - appeler en avance la crèche la plus proche de mon job du lundi pour la déposer 2h en garde occasionnelle...

    - prévoir les repas au moins un jour à l'avance (si on n'a pas fait un menu pour la semaine),
    - faire un crochet par le magasin même si ce n'est pas le "jour des courses" car ce jour-là on sera peut-être épuisée, occupée, avec un bébé qui fait une sieste inopinée
    - se dire que ce n'est pas si grave si poussinette a mangé deux fois des pâtes aujourd'hui (on se rattrapera demain)
    - prévoir de cuisiner souvent avec un bambin accroché dans le dos grâce au super porte-bébé, car quand papa n'est pas là, poussinette veut ABSOLUMENT me faire des câlins pendant que j'émince les oignons, coupe les carottes, épluche les patates...

    - penser à faire à peu près une lessive par jour, sous peine de se retrouver sous une montagne de linge sale ou de devoir porter des collants fins par -5° (je ne sais pas pourquoi j'oublie complètement les lessives quand je suis seule avec poussinette...)
    - faire participer l'enfant pour le remplissage du panier/de la machine, pour l'étendage des chaussettes ou le rangement des vêtements dans le tiroir (surtout pas pliés, malheureuse !)

    - demander à la voisine qui est à la retraite de réceptionner le colis qui arrive pile quand on n'est pas là

    - faire des listes des jeux et activités pour occuper poussinette quand on est toutes les deux à la maison
    - se dire que mettre une chaussette sur la main de l'enfant pour dépoussiérer les étagères est une super activité, tout comme passer la balayette (faut simplement pas être trop regardante)

    Je pourrais continuer longtemps comme ça, mais j'imagine que vous avez compris :)

    Ah et surtout, il faut communiquer avec l'homme pour connaître exactement ses jours d'absences, ses horaires de train, histoire de ne pas laisser passer un malentendu ("Comment ça tu ne peux pas aller la chercher à la crèche ?! Mais je n'ai prévenu personne moi, je comptais sur toi !") et s'entourer d'amis hyper compréhensifs souvent disponibles (et prévoir de leur rendre service en retour bien sûr !)

     

    2. Dormir

    Alors là, c'est vital. Tout repose sur VOUS ! Et si comme moi vous êtes à la recherche de la moindre petite heure tranquille toute seule pour travailler sur l'ordi (ce qui arrive généralement lorsque l'enfant est au lit), il ne faut surtout pas tomber dans le piège du "bon j'ai bien travaillé, je me regarde une petite vidéo sur Youtube avant d'aller au dodo"...

    Le meilleur conseil que je puisse donner (mais que je ne suis pas toujours...), c'est savoir s'écouter et savoir écouter sa fatigue. Un réveil difficile ? Un coeur qui bat un peu trop vite ? Des coups de mous tout au long de la journée ? Il faut peut-être fixer une heure à ne pas dépasser ce soir...
    Surtout que le matin, quand l'enfant a décidé qu'il était temps de démarrer la journée, on ne peut pas compter sur l'autre pour aller s'en occuper et grappiller ainsi quelques minutes/heures de sommeil en plus.

    Ça veut dire aussi profiter des moments câlins et douceurs pour se reposer !!!
    Avant, lorsque je couchais poussinette, j'étais impatiente de retourner dans le séjour pour faire tout ce que j'avais à faire avant que ma journée à moi se termine. Au final, elle sentait mon agacement, ne s'endormait pas, restait accrochée à mon sein, essayant de me retenir le plus possible. Et puis un jour, je me suis endormie d'épuisement. Vingt minutes plus tard, je me suis réveillée avec un bébé qui dormait profondément dans mes bras, j'avais la pêche et du temps pour faire ce que j'avais prévu.
    Mais il m'est arrivé aussi de me réveiller complètement dans le pâté. J'ai alors réalisé que j'étais vraiment dure avec moi-même, à prévoir tant de choses le soir plutôt que d'aller dormir, ce dont mon corps avait visiblement besoin.

    Donc si vous le pouvez, faites la sieste ! Ou fermez les yeux dix minutes, faites le vide, un peu de méditation (ou du tricot, pour moi c'est pareil ^^)

    Vis ma vie de maman... avec un intermittent.

    Alfredo est vraiment doué en siestes, il arrive à s'endormir n'importe où et n'importe quand. Pas moi !


    3. Prendre du temps pour soi

    Alors oui, lorsque vous gérez absolument tout, l'enfant, le ménage, votre travail, les repas et j'en passe, vous allez vite avoir l'impression que tout est à sens unique, que vous donnez, donnez, donnez, sans recevoir (on oublie vite le "bisou mouillé trop mignon de cet après-midi" quand on n'en peut plus). Vous aurez peur d'exploser de colère, d'éclater en sanglots, d'en vouloir à l'enfant qui vient de méticuleusement recouvrir le sol de la cuisine de petits morceaux de crêpes que vous aviez préparées pour elle (ou lui) et surtout de lui dire une phrase qui fait mal, qui le fait se stopper net, sentant que vous êtes à bout.

    Arriver à cette situation est inutile ! :)
    Et pour l'éviter, il va falloir s'organiser (encore !?!) pour avoir un peu de temps pour soi dans la journée. Et de vraiment en profiter.

    Pour moi, c'est tricoter un peu le soir, c'est prendre une douche bien délassante. Ou boire une tisane et grignoter quelques douceurs, mais surtout, en étant assise dans le salon et pas debout dans la cuisine.

    Vis ma vie de maman... avec un intermittent.


    Ça pourrait aussi être lire dans les transports, sortir faire le tour du pâté de maison pour s'aérer la tête et s'aérer tout court, jardiner, cuisiner quelque chose qui nous fait plaisir, feuilleter un magazine, faire une séance de sport en salle ou dans le salon, boire un verre seule ou avec une copine, aller faire du shopping et revenir avec au moins un article pour soi (Non, un presse-ail ce n'est pas un cadeau que tu te fais ! Remarque... pourquoi pas ?!), dessiner, jouer d'un instrument, prendre un cours de langue, de danse, d'ornithologie...

    En bref, il faut trouver l'activité qui nous ferait vraiment plaisir et qui s'accorderait avec notre emploi du temps et notre mode de vie. Et ne pas la zapper. Même si vous êtes fatiguée (oui, c'est l'exception au point n°2 !). Cela dit, prendre du temps pour soi, ça pourrait justement être "lire 1/2 heure sous la couette avant d'éteindre"...

    Et ce temps qui est pris dans votre journée n'est pas du temps perdu. Bien au contraire ! :)


    4. Préserver l'enfant

    Un bébé, même tout petit, ressent et comprend beaucoup de choses. Alors il faut toujours prendre le temps de lui expliquer ce qu'il se passe dans la maison.
    Nous avons mis du temps à nous en rendre compte, mais le sommeil de poussinette était parfois perturbé car nous n'avions pas pris 5 min pour lui expliquer qu'Alfredo allait partir travailler pendant une semaine. Et plusieurs fois, il l'a déposée à la crèche avant de prendre son train, sans lui dire qu'il serait absent quand elle rentrerait à la maison. Quel déchirement d'entendre poussinette dire "coucou papa !" en rentrant dans l'appart' vide, de la voir chercher dans toutes les pièces sans comprendre... Quels idiots on a été parfois !

    Souvent lorsqu'Alfredo partait, poussinette se réveillait plusieurs fois dans la nuit et refusait de retourner dans son lit. Je la prenais alors avec moi.
    Si vous n'êtes pas très cododo, sachez que ça vous permettra peut-être de survivre pendant quelques jours... Et si c'est un fiasco en mode je-me-prends-des-coups-et-mon-sein-sert-de-tétine-et-je-dors-moins-de-5h (ça peut arriver), et bien on explique à l'enfant avant de le mettre au lit que cette nuit ce n'est vraiment pas envisageable.
    Oui, oui, moi la mère bienveillante (enfin, qui fait de son mieux), j'ai laissé pleuré ma fille 37 secondes l'autre nuit. Et puis elle s'est endormie. Dans son lit. Et je me suis dit "Ouf sauvée, je n'ai pas eu à appliquer le terrible 5-10-15 !" C'était ça ou péter les plombs en journée. J'avais vraiment besoin d'une nuit pour me reposer !

    Pendant l'absence du papa, ne pas oublier de rappeler à l'enfant où il est, ce qu'il fait et... qu'il pense à nous et nous aime ♥
    A présent, je préviens toujours poussinette avant de rentrer à la maison "Tu te souviens ? Papa est parti travailler, il revient dans 3 gros dodos" (oui on commence déjà à utiliser cette façon de compter, même si pour l'instant ça ne lui dit pas grand chose ^^).
    Et quand elle va se coucher, je la rassure : "Oui, papa aussi va au dodo !" (et maman aussi, les grands-parents aussi et puis tous les copains de la crèche, t'inquiète, t'es pas la seule !)
    On essaie d'avoir une conversation téléphonique avec haut-parleur de temps en temps, ce qui fait immensément plaisir à poussinette (et à son papa).
    Bref, quand Alfredo n'est pas là pendant un long moment, je fais en sorte que ce soit assez clair dans la tête de notre petite fille (qui cogite beaucoup en ce moment).

    Et puis il faut préparer le retour !
    Ça aussi on l'a compris tard, mais expliquer que papa revient ce soir, puis sauter dans les bras dudit Papa au moment où il passe la porte, n'est pas suffisant. Il faut encore rassurer : "Papa est rentré, il restera avec nous maintenant. Demain il sera toujours là et même qu'il t'emmènera à la crèche sur son super vélo !" :)

    Souvent lorsque Alfredo rentrait à la maison, c'était de nouveau la cata : poussinette qui avait fini par reprendre un rythme correct en son absence se réveillait de nouveau 2 ou 3 fois dans la nuit. Nombreuses sont les soirées de retrouvailles avec un bébé calé entre nous deux dans le lit !
    Mais finalement, avec attendrissement, on s'est dit qu'il était tout à fait normal qu'elle ait aussi envie de passer ce moment avec nous. Elle avait l'air tellement paisible tout à coup, entre ses deux parents... ♥


    Il y a encore beaucoup à dire... Voilà déjà l'essentiel des conseils que je peux donner.
    Je pense que ce rythme de vie n'est pas très commun, mais peut-être que je me trompe ? En tout cas, n'hésitez pas à partager votre expérience, ça me fera plaisir de vous lire après la rédaction de ce pavé (j'ai quand même pris un peu plus d'une semaine et pas mal de relectures et modifications avant de le publier !).

     
    Bonnes vacances pour ceux qui en ont et sinon, du courage pour affronter le froid (ici le rhume est au rendez-vous, vivement les journées cocooning !)
    Des bisous

    - Lilaluna -

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  • J'avais prévu autre chose pour aujourd'hui, mais un sujet me tient trop à coeur ces jours-ci. Ou je devrais dire "nous" tient trop à coeur, puisque c'est l'un des chevaux de bataille d'Alfredo : le végétarisme/végétalisme chez le bébé/petit enfant.

    J'ajoute avant de publier, que nous sommes ouverts aux échanges et discussions (et même on adore !), mais beaucoup moins aux critiques et procès gratuits. Donc n'hésitez pas à commenter si l'article vous a plu ou vous questionne, ou vous révolte, tant que c'est avec respect ♥ Merci :)

    Hier, je suis allée chez la pédiatre avec poussinette qui a une vilaine toux depuis une semaine, la faute à la crèche. Évidemment, comme chaque fois, la pédiatre fait un check-up complet et me pose des questions sur... son alimentation.

    Comme je me suis rendue à la PMI récemment avec une poussinette plus en forme, j'ai pu aborder ce sujet avec la sage-femme qui nous a reçues et ensuite la pédiatre. Autant je trouve la pédiatre relativement bienveillante, autant la sage-femme m'a fait bouillir intérieurement (et c'est vraiment très difficile de me mettre en colère, sachez-le !). Les services de la PMI ont l'avantage d'être gratuits, libres d'accès à tous ...et puis ça permet aussi de savoir que oui, poussinette a grandi et devrait passer au 18 mois tu m'étonnes que ses vêtements soient serrés (haha j'exagère un peu, là...).
    Par contre je trouve que l'attitude du personnel est parfois infantilisant ou condescendant et ça, ça me met en rogne... quand ça ne me fait pas totalement paniquer ou culpabiliser ! :(

    Donc voilà, j'en viens au fait : vous le saviez peut-être déjà, mais nous sommes végétaliens depuis mai 2016 et végétariens depuis toujours pour ma part et depuis bientôt 8 ans pour Alfredo.

    Parlons d'Alfredo d'ailleurs (je fais une petite parenthèse mais je reviens vite à poussinette, promis !). Il a suivi un cursus dans une école nationale de cirque pendant trois ans. Il est devenu végétarien à la fin de sa première année. A cette époque, il faisait en moyenne 6h d'activité physique par jour. Il avait de très gros bras très lourds, buvait un bol de lait tous les matins, mangeait un steak haché tous les jours, buvait des sodas, mangeait de grosses assiettes de pâtes ou de riz, un peu de fruits et légumes vite-fait juste histoire de... et était constamment fatigué. J'en ris en l'écrivant, car on est très loin de ce mode de vie aujourd'hui et c'est lui qui souhaite pousser toujours plus loin ^^
    Bref, il est devenu végétarien, a fondu, gagné en énergie, il a eu une musculature beaucoup plus sèche et n'avait plus mal au ventre (oui parce qu'il y avait ça aussi).
    Souvent on dit que ce régime est inadapté aux sportifs. Sachez que certains champions de bodybuilding (donc des gens qui font attention à chaque gramme de leur alimentation) sont végétariens, voire même végétaliens.

    Je reviens donc à notre poussinette, qui ne mange ni viande, ni poisson, tout simplement parce que nous n'en cuisinons pas et que ça nous parait stupide de lui faire manger des animaux morts alors que nous-même nous en passons.
    Elle ne mange pas d'oeuf non plus, mais j'ai tenté plusieurs fois de lui en donner il y a à peu près un an, mixé dans des purées. Elle n'en a jamais voulu.
    Elle mange un peu de fromage, quand il y en a dans des plats tout-prêts (parce que oui, parfois nous sommes débordés et heureux qu'il y ait de délicieux plats bio pour les bébés ♥) mais j'ai arrêté d'acheter des plats qui contenaient du parmesan puisque ça lui donnait des boutons et des plaques rouges.
    Je pensais que nous étions moins regardant sur les produits laitiers mais je me revois il y a quelques jours, reposant dans le rayon un paquet de biscuits au beurre...

    Bref, la pédiatre me demande ce que nous donnons à manger à poussinette.

    De la viande ? Du poisson ? Non pas du tout, nous n'en cuisinons pas.
    C'est par conviction ? Oui.

    Et là, elle m'a épatée : C'est bien de leur transmettre ces valeurs !
    Waouh, c'est la première fois qu'on me la fait celle-là, je ne m'y attendais pas ! :)

    Et sinon les oeufs ? Non, j'ai essayé, elle n'en veut pas. Ah... (air réprobateur, visage qui se ferme)
    Elle est toujours allaitée ? Oui. Ah, c'est bien ! (ça aussi ça fait toujours plaisir... ^^)
    Mais vous lui donnez quoi d'autre comme produits laitiers ?

    Et là, me souvenant des paroles presque accusatrices de la sage-femme de PMI, je réponds :
    Des petits yaourts, des semoules au lait...
    Et la pédiatre de me répondre : Bon, d'accord.

    J'ai menti à la pédiatre. Je m'y étais préparée, afin de ne pas me faire encore une fois taper sur les doigts et me sentir la pire mère du monde, celle qui torture son enfant et le met en danger de mort.

    Nous ne sommes pas inconscients. Nous ne donnons pas du pâtes-jambon vegan (oui c'est possible) à chaque repas. Nous n'avons pas juste supprimé les produits animaux de notre alimentation. Nous nous renseignons, chaque jour, ou chaque fois que nous avons un doute, dans des livres et articles de diététiciens. Parce qu'il en existe, qui soutiennent qu'un enfant peu grandir en étant végétarien.

    Je pourrais dire "j'en suis la preuve vivante", puisque j'ai toujours été végétarienne, mais j'ai grandi dans une autre époque, où il était difficile de trouver autant de substituts qu'aujourd'hui et où les steaks de soja ressemblait plus à de la semelle de chaussure qu'autre chose. Mes parents n'étaient pas du tout végétariens et ont du se sentir un peu démunis, même si ma mère était passionnée de diététique (mais les discours étaient différents d'aujourd'hui, bien plus extrémistes). Et j'ai été carencée une ou deux fois dans mon enfance ...tout comme ma mère, qui mangeait de la viande très régulièrement. Simplement parce que nous fixons mal le fer, c'est de famille ! Donc stop aux remarques et accusations, viande ou pas, chez nous, c'est pareil :)

    Cet article est déjà long et barbant ("Quoi, même pas une petite illustration ! Fais-donc une photo de l'assiette de ta fille !" ^^) alors je voudrais terminer sur quelque chose de positif.

    Vous le connaissez peut-être déjà : le livre "Bébé veggie" d'Ophélie Véron du blog Antigone XXI est vraiment super.

    J'ai menti à la pédiatre  !

    Je ne dirais pas "formidable" car il manque des informations pour certaines recettes (pour moi 1/2 banane c'est pas assez précis, même si généralement je cuisine au pif). J'ai voulu tester une recette de DME (Diversification Menée par l'Enfant, même si poussinette mange déjà de tout... oups ah non c'est vrai ^^) : les bâtonnets de légumes, qui consiste à durcir ou gélifier une purée avec de l'agar-agar pour en faire des bâtonnets. Et bien je n'ai toujours pas réussi à obtenir quelque chose qui se tient.

    Mais ce livre m'a fait décomplexer vis à vis des légumineuses et oléagineux surtout, que je n'osais pas donner à poussinette. Elle avait 10 mois quand j'ai commencé à lui faire goûter et grande découverte : elle adoooooooore les lentilles corail et la purée d'amande blanche !!

    Et l'introduction de la diététicienne Marjorie Crémadès est très claire et rassurante :
    un bébé ou un petit enfant peut tout à fait grandir en étant végétarien ou même végétalien.
    Il faut simplement faire attention à ce qu'il consomme pour avoir un apport suffisant en fer (7 mg par jour de 1 à 3 ans) et le supplémenter en vitamine B12.

    Petit aparté : on ne trouve plus de vitamine B12 naturellement dans les aliments. Étant créée dans les intestins juste avant le colon, nous ne l'assimilons pas et la rejetons immédiatement. Autrefois, les excréments humains servaient d'engrais. Aujourd'hui, avec l’aseptisation et tout le tralala, il n'y a plus de B12 dans nos légumes, ou trop peu.
    Les mangeurs de viande se targuent souvent de ne pas se complémenter en B12, sans savoir que les animaux qu'ils mangent sont eux, complémentés à leur place (et là, je ne parle même pas des antibiotiques, juste de la B12) avec des produits pas trop trop naturels...
    Donc nous préférons choisir notre complément alimentaire, merci bien :)

    En conclusion, j'ai menti à ma pédiatre et je continuerai, car je sais que par ailleurs il existe des personnes qualifiées pour me dire que nous ne faisons pas souffrir notre enfants en lui imposant notre régime alimentaire.

    Si ça vous intéresse, je vous ferai un petit article pour vous donner une idée de ce que nous mangeons avec poussinette pendant une semaine...
    Mais pour l'instant je vais aller me coucher ! Et oui, c'est toujours pareil, quand un sujet me tient à coeur comme ça, je ne vois pas passer le temps ni ne ressens la fatigue... Ce sera autre chose demain ! Haha ^^

    Des bisous à tous

    - Lilaluna -

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