• 12 avril 2015

    Alfredo est enfin rentré de tournée. Une amie sage-femme vient à la maison répondre à toutes nos questions pour qu'il puisse se préparer doucement à l'arrivée de notre premier enfant. On parle de l'accouchement, de notre projet de naissance, elle nous montre les gestes pour porter bébé, donner le bain... Elle me prête un beau livre sur l'allaitement : "Le guide de l'allaitement naturel" d'Ina May Gaskin. Je lui dis que j'ai mal au dos depuis peu. Elle me répond que c'est pour bientôt.

    13 avril 2015

    Il est 7h. Je suis réveillée depuis 4h et quelques... J'ai bien mal au ventre mais j'ai du mal à savoir si le travail a commencé. J'espère que non, que ça va passer, car j'ai rendez-vous chez la chiro aujourd'hui et je compte profiter de cette séance pour me sentir bien dans mon corps avant l'accouchement. J'ai mal partout et je suis fatiguée. J'ai du dormir 3h cette nuit, je ne me sens vraiment pas d'attaque.

    9h45 On arrive à l'hôpital. Une sage-femme m'examine. Le col est ouvert mais pas suffisamment pour dire que le travail a commencé. Je fais un premier monitoring, puis un deuxième. C'est raté pour mon rendez-vous ! On finit par rentrer chez nous.

    16h30 Je suis épuisée. Je vais m'allonger et m'endors au bout de 30min.

    18h45 Je me plonge dans un bain chaud. Je suis dans un état second. Les contractions ne sont pas trop fortes, j'en supporte 6 ou 7 avant de sortir. Puis on mange en essayant de regarder un film, mais les contractions ne me lâchent pas. Je vais me coucher pour essayer de dormir le plus possible avant demain. Un cachet, une bouillotte et zou !

    14 avril 2015

    1h45 J'ai à peine dormi et me voilà réveillée violemment par une contraction. J'essaie de me rendormir mais au bout de 30 minutes il faut se rendre à l'évidence, c'est impossible. Je vais donc dans le salon pour laisser Alfredo dormir.

    2h30 Je commence à noter la fréquence des contractions. Lorsque j'en ai une et que je me penche en avant, du lait coule de mes seins et mouille mon t-shirt. Je pousse parfois des grognements, je me sens différente. J'essaie d'être forte et de "gérer la douleur" le plus longtemps possible. Toute seule. Et de faire avancer le travail en bougeant.

    4h Je mange un yaourt au citron pour tenir le coup, mais sans appétit. Je vais essayer de tenir comme ça le plus longtemps possible et lorsque je ne tiendrai plus je réveillerai Alfredo et appellerai l'ami qui s'est proposé pour nous conduire en voiture à l'hôpital.

    5h30 Je n'en peux plus, je réveille Alfredo en pleurant. Je suis épuisée, je veux retourner à l'hôpital. On se prépare, on réunit nos affaires et on attend notre ami en bas de l'immeuble. Je m'appuie sur une voiture pendant les contractions.

    6h50 Je suis accueillie par la même sage-femme : "vous n'avez pas la même tête qu'hier !" Je reste branchée à un monitoring pendant un temps qui me parait interminable. Je me tortille de douleur sur le lit. La dame à côté de moi envoie des sms. J'entends les dopplers des deux autres bébés. La sage-femme m'examine, le travail n'a presque pas avancé. Elle m'accompagne dans une salle pour prendre un bain chaud. Le ventre ainsi immergé, je m'endors un peu. Alfredo fait une sieste appuyé sur le rebord d'un lavabo. Le travail n'avance toujours pas, mon col est à peine ouvert. Pourtant, les contractions sont fréquentes et rapprochées... On nous conseille de rentrer chez nous, mais Alfredo insiste pour rester. Nous habitons loin, 50 minutes de tramway, quatre étages sans ascenseur... On décide alors de marcher deux heures dans le parc de l'hôpital. Nous en faisons deux fois le tour. Je m'appuie à chaque arbre, chaque banc, chaque voiture garée, je m'accroupis... Le soleil tape fort. Des gens qui nous croisent nous lancent des "félicitations !". On rit

    C'est le début d'après-midi. La sage-femme me dit que le travail a très peu avancé. Elle me présente celle qui prend la relève et toutes deux nous conseillent de nouveau de rentrer chez nous. Je fonds en larme. Je suis fatiguée, j'ai mal partout, j'aimerais que ça avance plus vite et accoucher enfin ! Elles se regardent et décident de nous installer dans une salle d'accouchement avec baignoire. Par chance, il n'y a pas grand monde aujourd'hui et la salle est libre. Je fais du ballon pendant que le bain coule. Une stagiaire vient me masser le dos et montre les gestes à Alfredo. Je suis assise et fais rouler le ballon. On m'incite à chanter des sons très longs et graves. La douleur irradie dans mes reins, les contractions sont très rapprochées. Lorsque j'entre dans ce bain, je parviens très difficilement à me détendre. J'ai froid et chaud à la fois, je n'arrive pas à m'installer correctement. Alfredo m'aide à sortir et encore mouillée, dans un état second, transpercée par une douleur puissante, je me jette sur le ballon et reste ainsi à quatre patte. Je tremble de fatigue et implore Alfredo de me masser ce qu'il ne cesse de faire pour me soulager. Les sage-femmes reviennent et me disent de me rasseoir sur le ballon. C'est terrible, seule la position quatre-pattes me soulage. J'ai du mal à bouger, je me sens raide, épuisée...

    "Je n'en peux plus, je n'en peux plus"... Alfredo m'a convaincue de demander la péridurale. Dans notre projet de naissance, je souhaitais accoucher sans. Oui mais. Je suis à bout de force.
    Lorsque la sage-femme m'examine, je suis à 5, presque 6. Il est 18h. Ça fait 38h que ça a commencé. Alors pas d'hésitation, je demande la péridurale. Branle-bas de combat, il faut mettre un cathéter dans une veine de mon poignet pour la perfusion. Les sage-femmes essayent trois fois sans succès. Je n'ai plus aucun répit entre les contractions, à peine l'une s'estompe qu'une nouvelle arrive. Je crie, je ne vois plus rien entre mes larmes que la lumière éblouissante du dehors qui passe par la fenêtre. Je broie la main d'Alfredo, j'ai peur de mourir...

    19h La péridurale commence à faire son effet. Mes jambes se réchauffent et se détendent. Les contractions s'estompent et je souffle enfin. Alfredo se détend en me voyant plus paisible. La sage-femme nous demande si nous somme d'accord pour que le gynécologue qui a suivi la grossesse vienne pour l'accouchement. Visiblement il insiste beaucoup au téléphone. Comme elle nous annonce qu'elle termine son tour de garde, on accepte, histoire d'avoir une personne connue pour la fin. A la base, nous souhaitions accoucher seulement avec la sage-femme qui nous a accompagnés pendant tout le travail. Mais puisqu'elle s'en va...

    On se repose avec de la musique et une lumière tamisée. Ça fait du bien.
    21h La nouvelle sage-femme et sa stagiaire viennent m'examiner. Le travail n'avance pas. On m'installe sur le côté avec un coussin d'allaitement. Je ne sens plus du tout mes jambes.

    On continue de se reposer et de reprendre des forces pour l'accouchement. Les contractions reviennent petit à petit et lorsqu'elles se font trop fortes, j'appuie sur le bouton de la péridurale pour avoir une nouvelle dose. Sans changement.

    23h30 Les sages-femmes reviennent et me disent que le travail n'avance pas. Elles suivent le monitoring depuis leur salle et visiblement les contractions s'espacent.
    Je me tords et souffle fort, les contractions sont de nouveaux assez intenses. La stagiaire appuie sur le bouton de la péridurale. "BIP"
    "... c'est sensé faire bip !?" J'ai donc mal appuyé la première fois.
    "Il va falloir déclencher avec des ocytocines." Voyant notre déception, elles nous proposent de commencer par rompre la poche des eaux. J'accepte. On soulève les draps et... Oh ! il semblerait que la poche des eaux soit déjà rompue !
    Après vérification, oui ! C'est bien ça ! "Bébé arrive, vous êtes à 10 !"

    On se regarde avec Alfredo, on n'y croit pas... après deux longues journées et toutes ces déceptions ! Enfin, nous y sommes !

    Les sages-femmes vont prévenir le gynécologue et s'affairent autour de nous pour tout préparer. On assiste à ce ballet un sourire béat aux lèvres.

    Le gynécologue arrive, nous sert la main, enfile ses gants et s'assoit. Le projecteur est allumé... action !
    Ah oui mais... je ne ressens plus aucune contraction ! D'ailleurs je ne ressens plus rien du tout. Quoi ? Je suis sensée savoir comment accoucher ? Alors que c'est la première fois et que je n'ai même plus conscience de la moitié de mon corps ?! L'ambiance est bon-enfant, chacun est à son poste. Alfredo soutient ma tête, la stagiaire me dit quand mon ventre contracte, le gynéco est entre mes jambes et la sage-femme derrière lui, tous deux fixés vers la tête de mon bébé qui tente de sortir. Et moi je regarde tout ce petit monde ayant l'impression de ne pas être dans la pièce avec eux.

    Pour m'aider et me motiver, la sage-femme me montre la tête avec un petit miroir. Je vois une touffe de cheveux noirs. Ma fille ! Elle a les cheveux noirs !!

    Je pousse... C'est long... Le gynéco et la sage-femme chuchotent, j'ai l'impression qu'on va me faire une épisiotomie. J'essaye de penser à autre chose, de me focaliser sur mon bébé. Alfredo me chuchote "vas-y, vas-y, elle est là". Je ne sens pas bien ce que je fais mais je pousse de toutes mes forces.
    "Poussez dans mes doigts" me dit le gynéco en appuyant autour de ma vulve. Mon corps en est secoué. J'ai l'impression de mal faire, on me rassure que ça avance bien. "Enervez-vous" me répète la sage-femme. Ca me donne du courage. 30 minutes... c'est long...

    "Ne poussez plus... Prenez la !" Ça y est ?! Elle est sortie ? Je tends les bras, je l'attrape, elle est toute molle et visqueuse, je l'attire à moi, la pose sur mon ventre. Elle crie, elle pleure avec son adorable petite bouche à l'envers. Je n'ai pas de mot, je suis... éberluée. Alors c'est toi ma fille ? J'ai l'impression que je ne la connais pas, que je la rencontre pour la première fois, malgré nos 9 mois passés ensemble. Je ne pleure pas comme j'aurais cru, je suis sous le choc et déjà pleine d'amour pour ce petit être.
    On se regarde avec son papa, on se sourit et on s'embrasse.

    15 avril 2015

    00h47 Nous sommes trois.

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     Ça fait drôle de revenir sur cet événement. C'était hier, ou il y a une éternité.
    J'ai décidé de vous le raconter, parce que j'ai compris pas mal de choses depuis. Et je me dis que si j'étais tombée sur ce genre de témoignage avant d'accoucher, mlle D serait peut-être née le 14...


    L'accouchement par les reins

    Alors voilà. Un accouchement très long, de fortes douleurs au niveau des reins, un col qui se dilate extrêmement lentement... Ne pas tergiverser mille ans, bébé est placé en postérieur (son dos contre notre colonne vertébrale, au lieu d'avoir son dos contre notre ventre).
    Et sa tête n'appuie peut-être pas sur le col !

    C'est douloureux. Très, très douloureux. Et épuisant.
    Mais il y a des solutions pour l'éviter.

    Avant tout je tiens à dire que je ne suis ni médecin, ni sage-femme et que chaque cas est unique et doit être accompagné par une personne du corps médical. Tout n'est pas juste question de positions adoptées par la mère et certaines situations nécessitent une manipulation.

    Cela dit, en évitant de s'asseoir "affalée", c'est à dire légèrement penchée vers l'arrière (comme dans le canapé, quoi !) on réduit les risque que bébé aille se caler dans notre dos.
    Personnellement, j'avais un utérus très contractile et j'ai donc passé presque tout le troisième trimestre à la maison, à tricoter sur le canapé... complètement affalée.

    Ensuite, en se rapprochant de la date prévue d'accouchement, on peut commencer à adopter une position penchée vers l'avant très souvent : en s'appuyant sur la table avec les coudes, en se mettant à quatre pattes, en se mettant à l'envers sur une chaise, les bras appuyés sur le dossier...

    Et le jour J, si bébé est toujours dans le dos, passer du temps penchée en avant. Le ballon peut être d'une grande aide pour se mettre à quatre pattes (et un tapis de sol ou un coussin pour les genoux également ^^'). Lorsqu'on a une péridurale, on peut s'allonger sur le côté, presque sur le ventre, en s'aidant d'un coussin d'allaitement. Dans mon cas, c'est précisément cette position qui a aidé mlle D à pivoter et à être dans l'axe pour s'engager dans le bassin.

    Si la tête n'appuie pas sur le col, elle ne peut aider à le faire se dilater. Il bosse tout seul en somme ! Alors on aura beau marcher des kilomètres, si bébé n'est pas dans l'axe et engagé dans le bassin, la pesanteur n'aura pas vraiment d'autre effet que nous fatiguer.

    Pourquoi une telle douleur ? En étant positionné ainsi, la tête de bébé s'appuie sur le sacrum maternel et étire le ligament sacro-iliaque (celui qui relie le sacrum à la fosse iliaque, vous savez les "oreilles de Dumbo" du bassin !). Pour soulager cette douleur, on peut demander à quelqu'un d'appuyer fortement sur le sacrum, ou de placer ses points sur les fossettes sacro-iliaques (aussi joliment appelées salières de Vénus). Soulagement immédiat garanti !

    Je peux vous assurer qu'ayant appris tout ça, je ne me suis pas laissée avoir deux fois !


    Une poussée de 30 minutes

    J'ai accouché de mlle D en Belgique. D'une pays à l'autre, les protocoles, diffèrent. En Belgique si tout se passe bien, on peut pousser 30min, même 40, avant d'envisager l'usage d'instruments ou une césarienne. Selon mon ancienne sage-femme, en France c'est 20 min.
    De quoi nous motiver à pousser, non...?


    Une "grosse péri"

     Lorsque j'ai raconté ma "mésaventure" à l'anesthésiste rencontré pendant ma deuxième grossesse, il m'a dit "On vous a fait une grosse péri' ! Vous avez eu une dose de cheval !". Outre le fait que la sage-femme stagiaire ait appuyé sur le bouton de la péri sans me demander mon avis et sans savoir où j'en étais réellement dans la dilatation (donc juste avant de devoir pousser), j'ai subi un bloc moteur entraînant une paralysie totale de mes membres inférieurs (hanches, genoux, chevilles, pieds) et ce jusque 4h après l'accouchement...

    J'imagine que dans l'état où j'étais, l'anesthésiste a voulu agir et me soulager très rapidement. Ce n'est pas sensé se passer forcément comme ça. Je ne regrette en rien le fait d'avoir pu me reposer avant la délivrance. Mais j'ai été frustrée de ne rien sentir au moment de pousser et d'être ainsi dépossédée de ce moment si important qu'est la naissance de son premier enfant. 

    Certaines maternités proposent une péridurale ambulatoire qui permet, si elle est bien dosée, de continuer à se mouvoir : bouger sur le lit, faire du ballon, ou même marcher. Il faut être au courant (je n'en avais jamais entendu parler avant ma deuxième grossesse !) et se renseigner en amont, lors de la préparation à l'accouchement, sur la possibilité d'en bénéficier le jour J (et ce, même si on veut accoucher sans péri !!).


    "Tout s'est bien passé !"

    Au final cet accouchement s'est très bien passé ...du moins sur papier.
    Par voie basse, sans instrument ni épisiotomie, maman et bébé vont bien, etc...
    Pourtant, il m'a laissé comme un goût amer en bouche, l'impression qu'il m'échappait, qu'il ne m'appartenait pas. Alors que je mettais cette enfant au monde avec mon corps et mes tripes.  Et "maman et bébé vont bien", franchement qu'est-ce que ça signifie vraiment ? Je n'ai été que l'ombre de moi-même pendant une semaine, essoufflée et chancelante chaque fois que je me mettais debout. Sans parler des à-coups provoqués par les doigts du gynécologue et qui avaient secoué tout mon corps. Et des déchirures recousues si serrées. Je ressens encore tout cela avec violence...
    Oui ma fille est vivante, je suis vivante, mais doit-on forcément passer par là ?

     

    Dans de prochains articles, vous saurez comment mini L est née de façon tout à fait physiologique et comment je m'y suis préparée. Si ces articles sur l'accouchement ne vous intéressent pas, ne vous inquiétez pas, j'ai aussi des recettes et activités qui arrivent... dès que les rhumes des filles seront finis et que j'aurai retrouvé un rythme de sommeil convenable ! Haha !

     

    Mes sources pour vous dire le moins de bêtises possible :

    Action sages-femmes lors de présentations postérieurs en salle d'accouchement 

    Péridurale ambulatoire : plus qu'une anesthésie

    Péridurale ou rachidienne, le blog de Marie Fortier

    Score de Bromage (bloc-moteur)

     


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  • Depuis quelques mois, je lis beaucoup sur la parentalité positive et je me rends compte qu'il faut vraaaaaiment s'en imprégner pour réussir à l'appliquer (en tout cas, ça fonctionne comme ça pour moi). Si je ne lis rien pendant plusieurs semaines, les mauvaises habitudes reviennent au galop et j'ai beau savoir la théorie ("respire un coup, Lila, ne réagis pas à chaud !" me dit ma petite voix intérieure, "lâche-prise, il ne se passe rien de grave... accepte les émotions de ta fille, cherche celle qui se cache derrière son comportement !"), dans la pratique, avec la fatigue et tout et tout... Le dragon sort parfois de sa tanière.

    Mais il y a tout de même quelques habiletés qui commencent à bien s'ancrer dans notre quotidien et qui, je dois l'avouer, nous facilitent grandement la vie !! Vous voulez quelques anecdotes ? Suivez les habiletés, j'en posterai régulièrement !

     

    Donner aux enfants ce qu'ils veulent... par l'imaginaire.

    Moment du coucher. Je suis dans la salle de bain en train de mettre une couche à mini L.
    Mlle D est dans la chambre avec son papa. J'entends que ça s'agite là-bas...
    "Mets-ton-py-ja-ma !
    - Nooooon ! Raaaaaaaaaaaah
    - Bon j'en ai marre, je vais souffler dans le salon !

    J'arrive dans la chambre et trouve mlle D en train de sauter sur le lit, en culotte. Je la regarde tranquillement et lui dis "pyjama" (un seul mot suffit).
    "Je voulais mettre ma chemise de nuiiiiit mais papa il veut paaaaas...
    - Il fait froid, tu risques d'avoir froid cette nuit. Tu auras plus chaud avec un pyjama (on explique)
    - Mais j'ai chaaaaaauud...
    Et là je me souviens ! La-dite chemise de nuit est au sale !
    - Bon de toute façon ta chemise de nuit est au sale, je la laverai demain. Mais en attendant tu dois mettre quelque chose pour dormir. Soit ton pyjama à fleurs, soit ton pyjama chats. (offrir un choix restreint) Moi je mets à mini L son pyjama lapins.
    - Mais moi aussi je voulais des lapiiiiiiins !"

    Bon Lila, tu respires un coup et tu trouves une idée !

    "Ok alors mets ton pyjama chats et ensuite je les transformerai en lapins avec ma baguette magique !"

    Elle me regarde interloquée, me dit "d'accord" et se retrouve en pyjama avant même que j'aie terminé d'enfiler celui de sa soeur. J'attrape une baguette de bois sur l'étagère de travaux manuels (merci le mobile de mini L !) et j'improvise une formule "Tagada tsoin tsoin, Bidule chouette et truc machin, voilà des la-pins !"
    - Merci maman !
    Elle saute dans son lit et m'attend pour l'histoire.

    Et ma petite voix intérieure danse la gigue.

    Habileté n°1

     

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    11h30, on rentre du square et il est temps de préparer à manger...

    "Maman, j'ai faim, je veux une glace !
    - On n'a plus de glace à la maison, on les a toutes mangées !
    - Mais je veux manger une glace tout de suite !
    - De toute façon ce n'est pas l'heure des glaces et..." (alloooo ! t'as oublié ta leçon ?! rabas-joie, va !)
    Je m'arrête de parler et observe mlle D qui commence à faire la moue. Ça ne présage rien de bon, il est temps de changer de tactique.

    "Tu aimerais bien manger tout le temps des glaces hein ?
    - Oui !
    - On en mangerait à chaque repas ! On ferait des repas de glaces !
    - Oui !!
    - Au petit déjeuner ce serait glace au chocolat, le midi ce serait glace à la tomate...
    - Hein !? Non à la fraise !
    - D'accord. Et au goûter glace à la vanille
    - Oui et le soir glace de toutes les couleurs avec un bâton !
    - Tu aimes beaucoup les glaces de toutes les couleurs avec un bâton...
    - Oui j'adore ça !
    - Tu voudras qu'on en rachète ? Je peux écrire une liste sur le frigo...
    - Oui !!
    - Ok faisons ça !"

    Mlle D grimpe les escaliers quatre à quatre et lance joyeusement un "coucou papa" en entrant dans l'appartement.

    Ouh yeah.

    Habileté n°1

     

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  • Et voilà, on y est.

    On commence à y voir plus clair, les cartons sont presque tous vidés et les meubles ont presque tous trouvé leur place. Alfredo installe en ce moment même le meuble de cuisine sur lequel nous avons fixé un plan de travail cet après-midi.

    Les filles dorment paisiblement dans le lit familial, après une journée de jeux, de sorties, de rires et câlins de soeurs, entre tétées et couches qui fuient pour mini L et genoux égratignés pour mlle D. Elles ont les bras en croix et je me demande encore comment je vais m'insérer... Mais mon coeur fond en les regardant.

    Et puis il y a le sac à dos dans l'entrée. Avec une tenue de rechange au cas où, des chaussons et un gobelet. Demain on y mettra doudou, en attendant de savoir s'il est le bienvenu...

    Presque tous les vêtements sont marqués à son nom.

    Sa tenue de rentrée est prête, sur le cintre qu'on a accroché au lit de sa soeur, pour faire comme un bonhomme. Ce sera vite enfilé, peut-être même qu'elle aura le temps de jouer avant de partir !

    Demain j'aurai 30 ans.

    Mais surtout, demain, mon premier bébé, ma grande fille qui parle si bien, ira à l'école.

    Je ne peux m'empêcher de repenser à tous ces souvenirs qu'on a déjà emmagasinés avec elle, tout ce qu'elle a déjà vécu. Trois ans et quatre mois et demi... ce n'est rien et pourtant déjà tellement d'aventures !

    Je ne peux m'empêcher de repenser à sa naissance, une épreuve si grande pour elle et moi (qui sera l'objet d'un prochain article, c'est certain). Une épreuve dont on est ressorties à la fois cabossées et grandies. La première plus grande épreuve de ma (nouvelle) vie... Ma vie de maman.

    Et je me rends compte qu'il y a tant de nouvelles vies dans une vie.

    Du renouveau, des projets, du changement... Voilà ce qui nous donne de la motivation et nous rends heureux ! N'hésitez jamais à sortir de votre zone de confort, à vous lancer parfois sur un coup de tête. L'adrénaline, l'excitation, ça fait du bien, c'est bon !

    Nous avons déménagé en un mois - trouver un appartement, déposer le préavis, faire tous les cartons et partir. Avec un bébé d'un mois et demi et une petite fille de trois ans. C'était dur, sportif, ce que vous voulez... Mais je ne regretterai jamais.

    Et nous voilà à découvrir les parcs incroyables des alentours, à nous faire de nouveaux amis, à nous balader à vélos en famille, à apprendre/réviser une nouvelle langue... et à inscrire notre D à l'école.

    Nous avions bien de l'appréhension : "et si elle le vivait mal ?" (Alfredo n'a pas eu une très bonne expérience de l'école...),"et si les autres enfants étaient méchants avec elle ?" (dit celle qui s'est fait lacérer le visage et arracher les cheveux maintes fois en maternelle)...
    Mais on a fini par se dire "et si on faisait confiance à notre fille ?" Elle a déjà deux ans de crèches dans les pattes (dans quatre différentes !!) et n'a jamais eu de mal à s'adapter. Elle aime qu'on lui propose des activités. Elle part du principe que tous les enfants sont des amis potentiels et aime les nouvelles rencontres. Elle sait dire "arrête" quand un enfant l'embête ou la frappe. Et se faire aider de l'adulte. Sans compter qu'elle est continente et s'est même entrainée à bien s'essuyer pendant l'été (ça on n'en parle jamais... c'est pourtant bien important !) Bref elle est archi-prête.

    Et puis si jamais ça se passe mal, on ne va pas tergiverser mille ans. Il y a une belle école alternative dans notre ville, où les enfants poussent comme des fleurs et à un tarif relativement accessible. Cette école me fait rêver...

    Mais en attendant, demain elle ira dans l'école de quartier et je lui ferai un bisou au creux de la main, pour qu'elle l'ait avec elle toute la matinée.

     

    Nouvelle vie

     

    PS : Vous êtes de plus en plus nombreux à passer ici quotidiennement malgré ma longue absence. Merci !!! Le blog m'a beaucoup manqué pendant ces deux mois, mais il y avait tant à faire... Je vais essayer de profiter des matinées pour poster plus souvent. Si mini L me le permet ! Parce que le bien-être de mes filles prime et que je préfère laisser l'ordinateur éteint si elles ont besoin de mon attention. Merci de votre compréhension :)

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  • Déjà un mois depuis le dernier article ?!
    Ici on court partout, de rendez-vous en rendez-vous (vous savez, ceux qu'on prend après une naissance, pour bébé comme pour maman, entre courbe de poids, vaccins et rééducation du périnée !)
    Et puis la montagne de cartons grandit, grandit chaque jour un peu plus...
    Je m'arrête donc dix minutes pour vous poster un petit article.

     

    Mobile de Munari

     

    Je n'aimais pas trop ce mobile quand j'ai découvert la pédagogie Montessori et les activités qu'on pouvait proposer à bébé. Mais il faut dire qu'avec l'arrivée de mini D, premier bébé, grand chamboulement, difficultés d'allaitement et déménagement (oui à cette époque là aussi ^^), j'avais d'autres chats à fouetter. Alors j'avais fait le tri dans les mobiles que je souhaitais lui bricoler.
    A présent, j'ai plus de temps comme deux des quatre mobiles sont déjà faits, je me suis attaquée à celui-ci... et je dois avouer que je l'adore.
    Nous l'avons bricolé pour mini L quand elle a eu 3 semaines et après l'avoir accroché quelques temps sur sa potence, je l'ai mis dans le salon. Ainsi on continue d'en profiter un peu (avant de le mettre dans un carton, déménagement oblige).

    Il y a des centaines de tutos sur internet, I know !
    Mais Alfredo m'a glissé dans l'oreillette que je pourrais vous faciliter la vie, si comme moi vous n'avez trouvé qu'une boule transparente de 5cm de diamètre et que vous ne voulez pas passer du temps à faire des calculs pour les formes à découper.

    Il vous a donc préparé un petit document à télécharger :

     

    Mobile de Munari boule de 5cm

     

     

    Voilà !! Profitez en, n'hésitez pas et moi je file donner la tétée à mon petit tyrex qui s'impatiente.

    Des bises à tous et bonne journée

    - Lilaluna -

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  • Si vous avez bien lu l'article précédent, vous l'aurez compris : c'est une fille qui agrandit notre famille ♥

    Et comme mademoiselle D. avait déjà moult vêtements tricotés mains par sa Mamou et moi-même, mini L. n'a pas besoin de grand chose de plus...

    Il me restait deux petites pelotes de laines que j'aime beaucoup et j'ai eu envie de faire des béguins :
    un petit projet rapide, sympa à tricoter et tout mignon !

     

    Béguins pour demoiselle

    Alors en voilà deux !!

    Celui de droite vient du livre "Tricot bébé des 4 saisons" par 22 rue.

    Béguins pour demoiselle

     

    Le modèle de celui de gauche est malheureusement introuvable (la page n'existe plus),
    mais de tête ça donnait ça :

    Pour une taille naissance, aiguilles n°5

    - Monter 23 mailles, tricoter en point de riz

    - Augmenter 7 fois 1 maille d'un côté

    - Continuer à tricoter ces 30 mailles pour que la partie avec augmentations fasse 1/3 de la hauteur totale. Vous avez un côté

    - Continuer à tricoter encore 2/3 pareil, puis faire 7 diminutions (du même côté que les augmentations) et arrêter le tricot.

    - Plier en deux et coudre l'arrière du béguin.

    - Faire des petites tresses à fixer de chaque côté pour nouer sous le menton.

     

    Béguins pour demoiselle

    Et voilà mon bébé de laine et de coton ♥
    Je trouve que ça donne un petit effet vintage qui n'est pas pour me déplaire...

    Si vous voulez des précisions pour le tricot du béguin lutin, n'hésitez pas à me demander !

    Belle journée ensoleillée !

    - Lilaluna -

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  • Ce mois d'avril était peut-être le plus joli mois qu'on ait vécu depuis longtemps !

    Dans l'attente de l'accouchement, Alfredo avait organisé son planning pour être bien plus présent et comme nous avons changé le contrat de crèche de mademoiselle D, nous avons passé beaucoup de temps en famille. C'était l'occasion de faire plein d'activités, des sorties ...et des grasses mat' ! ^^

    J'ai aussi profité de ce temps pour faire pas mal de tri, dont celui de mon stock de laine...
    Sur la photo, c'est ce qu'il reste. Deux tiers de tout ça est parti de la maison !
    J'ai gardé essentiellement les pelotes "pure laine" et deux-trois pelotes "fantaisie"

    Petits et grands bonheurs du mois d'avril

     

    Mademoiselle D. s'est régalée à me peinturlurer le bidon !
    J'ai trouvé du maquillage écologique de la marque Namaki. Emballage en carton, colorants naturels, facile à démaquiller... Certaines couleurs un peu ternes, mais globalement j'en suis contente.
    Voyez donc l'oeuf de Pâques que m'a peint ma poulette :

    Petits et grands bonheurs du mois d'avril

     

     Les beaux jours sont arrivés, nous avons pu laisser les fenêtres grandes ouvertes toute la journée !
    Pour se rafraichir, j'ai improvisé une petite crème glacée :
    - un yaourt de soja framboise-passion au congélateur pendant une petite heure
    - mixer avec des framboises surgelées
    - déguster !

    Petits et grands bonheurs du mois d'avril

     

     Tout le mois d'avril, une foire est installée à 15min à pieds de chez nous.
    Je ne suis pas spécialement fan des foires, leurs musiques boum-boum qui se mélangent,
    les "en voiture !", les pêches au canards où tu payes une fortune un jouet MadeInChina...
    Mais mademoiselle D. ne savait pas ce qu'était une barbapapa. Elle en avait vu une dans un livre et me demandait régulièrement ce que c'était. Alors après deux tours de manège, il était temps de lui en faire goûter une. Voilà, c'est fait ! Et puis en fait ça colle aux doigts, maman c'est pénible ! Haha ! ^^

    Petits et grands bonheurs du mois d'avril

     

     Nous avons fêté les trois ans de notre D. Avec ses super copines de crèche, des ballons, du maquillage et un gâteau aux framboises, tout comme elle voulait. Elle était aux anges...
    ...et moi aussi ! J'avais tellement peur d'accoucher avant ou pire, le jour de son anniversaire !

    Petits et grands bonheurs du mois d'avril


    Après ça, mademoiselle D. est partie en vacances une semaine chez ses grands-parents.
    C'était la première fois que j'étais séparée d'elle aussi longtemps. Quelle sensation étrange, d'avoir autant de temps pour soi ! Je me suis sentie un peu perdue le premier jour...
    Mais nous avons vite repris nos marques d'avant la parentalité : repas à 21h30, sorties au ciné, balade en ville sans regarder l'heure ni faire son trajet en fonction des toilettes publiques ^^

    Et puis il y a eu cette journée si spéciale.
    Celle où on a su que c'était pour bientôt. Celle où Alfredo a attendu presque en faisant les 100 pas. Celle où je me suis mise à faire le ménage, un gâteau, à presque finir tous mes travaux de couture laissés en suspens... Celle où le gros ballon qu'on m'a prêté a été mon meilleur allié, celle où ma baignoire m'a laissée me mettre dans des postures jusque là inenvisagées...

    Et puis le 20 avril, à 6h36, mini L. a pointé le bout de son nez ♥

     

    Petits et grands bonheurs du mois d'avril

     

    Depuis, je suis sur un nuage...
    Certes, la nouvelle vie à quatre n'est pas forcément de tout repos, et puis chacun doit trouver quelle est sa place, prendre ses marques, trouver le bon rythme... Mais qu'ils sont nombreux les petits bonheurs quotidiens !! Entre les câlins de soeurs, le bébé à la peau douce qui sent le lait, et puis le couple renforcé par un incroyable accouchement... Oui, je suis sur un nuage et j'espère y rester longtemps !

     

    Je vous souhaite un joli mois de Mai.
    Je reviendrai comme je pourrai, avec le temps que j'aurai. J'ai un milliard de choses à vous montrer et vous raconter, mais bon, s'asseoir devant l'ordi n'est pas chose aisée ces jours-ci...!

    La bise à tous

    - Lilaluna -

     

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  • Burger vegan à l'indienne

     Une petite recette, ça vous dit ?

    Il y a peu, j'ai été prise d'une grosse envie de burgers maison ! Alfredo était parti faire des courses, j'en ai profité pour lui dire de prendre des buns tout faits. 18h, plus le temps de faire lever la pâte etc...

    Mais les burgers, j'avais envie de les improviser avec ce que j'avais.
    Un rapide tour dans mes placards et je me suis décidée pour des steaks de lentilles corail un peu épicés. Quelques petits pois et noix de cajou pour le côté indien, de la pâte de curry jaune et le tour est joué ! Pas de pâte de curry chez vous ? Une cuillère de curry en poudre fera l'affaire !

    Alors c'est parti !

    1/ Commencer par faire cuire les lentilles avec deux fois leur volume d'eau. Personnellement, j'ai utilisé des cups et j'ai donc mis 1 cup de lentilles. Une tasse ou un petit verre c'est parfait aussi.
    (oui, oui, je cuisine toujours au pifomètre, j'ai pas changé depuis la dernière recette postée ici)

    2/ Préparer les graines de chia : une cuillère à soupe dans 100ml d'eau. Laisser gonfler.
    Ajouter des petits pois frais ou surgelés en fin de cuisson des lentilles. Concasser les noix de cajou.

    3/ Égoutter les lentilles-petits pois, ça fait une pâte et c'est très bien.
    Ajouter 1/2 cup de flocons d'avoine.
    Ici on n'avait que du son d'avoine, la faute à l'étiquette du vrac qui était trompeuse - Alfredo m'a rapporté du son une première fois, je lui ai demandé des flocons "petits" et il m'a de nouveau rapporté du son. Ravie j'étais... Donc on l'écoule comme on peut !
    Bref, dans un saladier ou une grande assiette creuse, on mélange les lentilles, le son d'avoine, les noix de cajou et les graines de chia qui ont bien gonflé.

    4/ Ajouter une cuillère à café de pâte de curry, bien mélanger à la cuillère puis à la main.

     

    Burger vegan à l'indienne

     

    5/ Façonner des steaks et les cuire au four 15-20min à 180°.
    Si vous les trouvez trop secs, vous pouvez aussi les faire revenir à la poêle dans de l'huile.
    Personnellement je les cuis au four et j'en mets quelques uns dans un tup au frigo, pour les faire revenir à la poêle dans les 2-3 jours suivants.

     

    Burger vegan à l'indienne

     

    On a accompagné ces steaks d'une sauce type "veganaise super rapide" (moutarde + crème de soja), de rondelles d'oignons rouges revenues à la poêle et un peu caramélisées et de salade. 
    Quelques frites de pommes de terre et patates douces et c'était parfait !

     

    Burger vegan à l'indienne

     

    Pour une recette encore plus digeste, vous pouvez faire tremper les lentilles avant la cuisson et mettre l'avoine dans la casserole pour les dernières minutes de cuisson des lentilles (en même temps que les petits pois par exemple).

    La prochaine fois j'essaierai de faire des steaks de seitan maison... Vous avez déjà testé ?

    En attendant, bon appétit !

    - Lilaluna -

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