• Il y a des soirs où poussinette nous dit "bisous !", pose sa tête sur l'oreiller et ne nous calcule plus. Dans ces cas là, on peut sortir tranquillement de la chambre et on sait qu'on a la soirée pour nous.
    Et puis il y a des soirs où...

    "PAS DODO !"
    Ça on l'a entendu un paquet de fois à une période (je ne saurais plus vous dire laquelle, j'ai tendance à occulter ce genre de souvenirs...) et on a bien été forcés de trouver des solutions.
    Si la réclamation ou la façon de la formuler a changé, les solutions fonctionnent toujours et même, on se perfectionne, on en trouve d'autres !

    Donc aujourd'hui on vous livre nos astuces.

    La routine
    Faire en sorte que les soirées se passent toujours à peu près de la même façon (dans la mesure du possible hein, avec un papa présent/absent/présent/absent...). Chez nous, ça donne :
    - repas
    - laver les mains, les dents, la bouille
    - faire pipi sur le pot (oui, oui, on vous en reparle bientôt)
    - enfiler la couche et le t-shirt pour la nuit
    - lire une petite histoire
    - téter/faire un câlin
    - au lit !
    Et là ça marche, mais pas toujours...

    Couchers compliqués...
     
    Routine en images, trouvée sur Pinterest un soir particulièrement compliqué...


    Le livre

    Voilà une astuce que j'utilise surtout pour la sieste, car il y a plus de lumière dans la chambre. J'ai expliqué à poussinette que je lisais un peu pour me détendre avant de dormir. Elle a évidemment voulu faire pareil (c'était le but) et prend donc parfois l'initiative de nous demander un livre.
    On a de la chance, elle ne nous appelle pas quand elle a fini pour en avoir un autre !

    Les chansons
    Depuis sa naissance, poussinette écoutait toujours la même musique pour s'endormir. Mais depuis peu, elle me demande des berceuses. Elle a ses préférées, plutôt par périodes... En ce moment c'est "Le loup la biche et le chevalier" d'Henri Salvadore, aussi connue sous le nom "Une chanson douce" et "Fais dodo Colas mon p'tit frère" (surtout la partie gâteau et chocolat ^^).
    Mais avec mon travail (je donne des ateliers d'éveil musical pour les tout-petits), elle a le choix d'un sacré répertoire et elle commence à s'en rendre compte et à varier ses demandes.

    Rester tout près
    Dans la chambre de poussinette il y a un fauteuil suédois, vous savez, le célèbre Poäng... Je lui voue une adoration car il a sauvé mon sommeil quand j'étais dans un état d'épuisement extrême et que poussinette me rappelait cinq fois minimum par nuit. Il est super confortable alors je n'hésite pas à y passer du temps si besoin. Il m'est donc arrivé d'y passer 45min, le temps que mademoiselle trouve le sommeil. Mais qu'est-ce que j'y fais pendant 45min ?
    Vous avez déjà tricoté dans le noir ? Les habitués du tricot oseront peut-être tenter l'expérience, mais si j'ai un conseil à vous donner, c'est "évitez le point de riz !" Voilà... J'ai passé plusieurs soirée à faire n'importe quoi puis détricoter...
    Sinon, on utilise une veilleuse pour lire sans s'arracher les yeux, ou le rai de lumière du couloir.

    Couchers compliqués...


    S'allonger
    Jusqu'à présent, je n'avais pas osé m'allonger à côté de poussinette, tout simplement parce qu'elle a toujours son petit lit à barreaux et que j'avais peur de casser les lattes. Mais un soir, je suis entrée dans la chambre et j'ai retrouvé Alfredo dans le-dit petit lit. Alors pourquoi pas ?!
    C'est une longue histoire ce lit... Il y a un moment déjà, j'avais retiré le matelas pour le poser par terre et ainsi apporter la touche  finale à la chambre type Montessori de poussinette. Sauf que son lit, elle l'a réclamé. Deux fois nous avons retenté l'expérience, mais j'ai fini par le remonter entièrement, tournevis en main et poussinette déchaînée à 23h30 du soir.
    En général quand on met son lit par terre (c'est arrivé trois fois, donc), poussinette est contente 3h, le temps de se jeter dedans, s'installer pour y coucher sa poupée, lire un livre et basta. Donc on verra quand ça évoluera ...si les lattes n'ont pas craqué avant !

    Prendre le temps
    Comme on travaille pas mal à la maison, on s'y met souvent le soir quand poussinette est couchée. Forcément, quand elle ne veut pas dormir, on bout intérieurement sachant ce qui nous attends encore... Mais c'est bien simple : plus on est pressés de la voir dormir, plus le processus est long !
    Alors il vaut mieux se détendre, et ne pas vouloir aller à contre courant.
    Généralement, c'est le bon moment pour parler avec poussinette, faire un résumé de la journée, revenir sur les moments que nous avons aimé, même les plus simples. C'est une façon aussi de clore les problèmes laissés en suspend : une peur, une frustration, un stress... Notre poussinette s'exprime bien maintenant, et elle est capable de nous parler de ce qui lui pèse. Alors on met des mots, on accepte son émotion, on rassure en cherchant des solutions...
    En général, plus on est détendus et disponibles et plus elle est rapidement paisible et prête à dormir.

     

    Voici quelques solutions un peu folles, que nous utilisions quand poussinette était plus petite :

    - faire des squats en la portant allongée dans nos bras : endormissement et fessiers en béton garantis !

    - s'allonger sur le tapis avec un coussin et une couverture et lui montrer qu'on dort à côté d'elle (et forcément on s'endormait vraiment et on se réveillait cassé en deux)

    - la prendre dans nos bras et dire "bonne nuit" à toutes les pièces de l'appartement et à tous ses jouets

    - la laisser faire sa vie sans lutter pour la mettre au lit et finir par la coucher complètement épuisée quand elle s'avouait vaincue (ça c'est quand on ne travaillait pas et qu'elle n'allait pas à la crèche, ou pendant des vacances...) Et dans le même genre :

    - se lever quand elle avait décidé que sa nuit était finie... à 4h30 du matin, pour finalement se recoucher ensemble à 6 ou 7h (possible quand on ne travaille pas le lendemain).

    Et vous, qu'avez-vous trouvé comme solution pour coucher des bébés et des bambins récalcitrants ? :)
    On est bien curieux de connaître vos méthodes...

    - Lilaluna -

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  • Je rattrape doucement mon retard dans le défi, après une grosse baisse de motivation et une très grande fatigue. L'envie créative m'a titillée dernièrement et j'ai sauté sur l'occasion pour m'y remettre.

    Voici donc le tampon réalisé pour le thème d'avril : végétal

     

    Défi gravure, avril


    C'était l'occasion de tester la gomme blanche Factis. J'avais une petite plaque, mais la sachant très souple et friable, j'hésitais à l'utiliser. En voyant mon dessin plein de trous minuscules, je me suis dit qu'elle ferait certainement l'affaire et j'ai eu raison. Les petits morceaux se sont retirés très facilement et j'ai réussi à affiner les contours sans déraper.

    Pour le fruit, j'ai utilisé une chute de gomme bleue.

    Et voilà un petit physalis, aussi appelé "amour en cage" !

    J'ai aussi pris le temps d'essayer de nettoyer à fond mon tampon, ce que je fais rarement.
    Pour cela, j'ai humidifié un chiffon et retiré un maximum d'encre en tamponnant doucement. Ensuite, j'ai utilisé la gomme mie de pain en la pressant plusieurs fois sur le tampon.
    Je ne sais pas si j'aurais aussi bien réussi avec l'encre Versacraft (ici c'était l'Aladdine)...

    Normalement, il faut aussi proposer un petit projet réalisé avec le tampon gravé. J'aurais bien tamponné un tissu pour faire une jupe à poussinette, mais je n'ai pas encore pris le temps.

    J'espère que le tampon vous plait. Vous pouvez voir les autres réalisations ici !

    Bises à tous

    - Lilaluna -

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  • Voici une question qu'on me pose très souvent : mais comment tu remplaces les oeufs ? Que ce soit dans des crêpes, un gâteau ou une tarte salée vegan. Je vais donc vous donner ma recette de la tarte aux courgettes, puisqu'elles reviennent sur les étals du marché.

    Appareil vegan pour tarte salée
    Vous excuserez la piètre qualité de certaines photos, je les ai prises le soir... ^^


    Lorsque je fais une tarte salée, si je ne fais pas la pâte moi même, je commence toujours par sortir la pâte du réfrigérateur afin qu'elle se déroule bien quand je veux la mettre au four... 

    On prépare les légumes, ici des courgettes à l'ail

    Appareil vegan pour tarte salée


    Puis on fait chauffer le four avec la pâte à blanc, après l'avoir piquée avec une fourchette.

    Appareil vegan pour tarte salée


    Arrive le moment tant attendu : préparer l'appareil !

    Pour un appareil qui se tient, mélangez dans un bol :
    - 20cl de crème de soja (une briquette)
    - 1 c à s de moutarde
    - 2 c à s d'arrow root
    - une pincée d'herbes de Provence ou autres herbes aromatiques
    - sel, poivre à votre convenance

    Appareil vegan pour tarte salée


    Pourquoi est-ce important d'utiliser de la crème de soja ?

    Comme expliqué dans la recette des crêpes, le soja va se solidifier à la cuisson, contrairement aux crèmes de riz ou d'avoine qui ont tendance à rester très liquides. Si vous n'avez que ça (riz, avoine...), ajoutez peut-être de la fécule, ou de la levure maltée pour atteindre la bonne consistance.

    D'ailleurs j'aime aussi saupoudrer le dessus de la tarte avec de la levure maltée pour la faire dorer. Et pour le côté croustillant, j'ai ici ajouté de la chapelure !

    Appareil vegan pour tarte salée


    Cuire pendant 20-25min à 200°...

    Appareil vegan pour tarte salée

    ...et voilà une tarte sans oeufs ni fromage, qui ne dégouline pas !
    La preuve en image :

    Appareil vegan pour tarte salée


    Je connais une petite fille qui a hâte que sa part ait refroidi...

    Appareil vegan pour tarte salée


    Et vous, que mettez-vous dans vos tartes salées ?
    Quelles sont les associations que vous aimez ?
    Avez-vous une autre recette d'appareil vegan à partager ?

    A tout bientôt

    - Lilaluna -

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  • Vendredi, je passe la matinée avec une amie et elle me dit une chose qui fait "tilt" dans ma tête : c'est souvent lorsqu'on lâche-prise que ce que nous attendons depuis longtemps nous tombe dessus.
    En ce moment je vis dans l'attente de savoir si j'aurai un nouvel emploi pour la rentrée de septembre. Nous sommes à un embranchement de notre vie et face à un choix décisif... qui dépend en grande partie de cet emploi. Autrement dit, il était temps que je lâche prise car la tension était devenue insoutenable.

     

    Samedi matin, 11h45

    J'apprends que deux personnes inscrites à mon atelier de dimanche se désistent. Il ne reste plus assez d'inscrits, je dois annuler la séance. "Et si on allait voir les Renards ?" me dit Alfredo. Ni une ni deux, je m'installe devant l'ordinateur, toujours en pyjama et je regarde combien de kilomètres nous séparent de leur terrier, s'il y a des trains qui font la moitié du trajet et si la météo n'est pas trop catastrophique. J'appelle nos amis et leur demande si on peut venir les voir ce week-end. Il y a un train qui part dans 20min. A peine raccroché, je dis à Alfredo que c'est ok et lui demande si c'est jouable d'avoir le prochain train. Il me répond "Allez, on tente !"
    Nous sautons dans des vêtements, nous en jetons d'autres dans un sac, Alfredo pense à prendre un repas pour poussinette et une carte routière, je pense à prendre des couches et une bouteille d'eau. Poussinette ne comprend pas bien ce qui se passe... Jusqu'à ce qu'on lui enfile son casque, car c'est décidé ! Nous partons faire du vélo.

     

    La folie d'un voyage

     

     12h22

    Je rappelle les Renards pour leur dire qu'on est dans le train. Plus de retour en arrière possible, on part pour l'aventure, alors qu'il y a une heure on n'en avait même pas l'idée.
    Je ne fais jamais ce genre de folie. Moi qui aime tout planifier et organiser, je laisse assez peu de place aux plans de dernière minute. Mais je crois que cette fois, je n'avais pas le choix. J'avais besoin de m'aérer, penser à autre chose... de manière radicale !

    La folie d'un voyage

    13h30

    On descend du train. Première épreuve : il faut monter un escalier d'au moins cinquante marches et en redescendre autant pour quitter le quai. Avec le vélo cargo, un sac rempli, une poussinette et le Croix de fer. Allez !
    On se ravitaille au supermarché du coin : crackers au graines et barres chocolatées hyper sucrées (et boite de mouchoirs, indispensable !). Après cet étrange repas (ouch je ne suis plus habituée à manger aussi sucré !) on part.

    14h

    On sort de la ville et je prends mes repères sur le vélo. Je n'ai pas trop l'habitude du guidon type "course", mais je m'y fais assez vite. C'est la première fois que je pars pour une longue distance (je pense n'avoir jamais fait plus d'1h de vélo). Et là, c'est 46km qui nous attendent.
    Je n'ai jamais roulé sur des départementales non plus, avec des voitures qui nous dépassent à 90km/h. Et pour ne pas me laisser envahir par la peur, je fixe le dos d'Alfredo qui roule devant moi, je me concentre sur la distance qui nous sépare, essayant de la réduire au maximum.
    La bruine se dépose sur nos visages, il fait frais mais c'est agréable, on respire !

    Au bout de 20min, j'ai vraiment pris confiance en moi. J'ai l'impression de ne faire qu'un avec le vélo, les paysages défilent et les voitures s'espacent. On traverse un premier village, un deuxième, on croise des vaches, des chevaux... Poussinette finit par s'endormir et fait la sieste dans le cargo.

    Il y a une peu de relief sur le trajet, à peu près 300m de dénivelé. Mais ce n'est pas si difficile. Je joue avec les vitesses pour avoir un mouvement constant de pédalage. On va tranquille dans les montées, on s'économise avec la plus petite vitesse ...et puis on fonce dans les descentes, faisant gonfler nos imperméables.
    La pluie s'intensifie, mais je n'y fais pas attention. Mon but est devant et il se rapproche de plus en plus, kilomètre après kilomètre. C'est une maison chaude, dans laquelle brûle un feu de bois. C'est la chaleur, la gentillesse de nos amis. Je monte des côtes sous la pluie, le sourire aux lèvres et les automobilistes qui me croisent me prennent certainement pour une folle... Ou peut-être une héroïne, qui sait ?!

    16h

    On fait une pause dans un village, pour que poussinette se dégourdisse les jambes et qu'on reprenne des forces avec une barre chocolatée et de l'eau. Des gamins du villages arrivent à vélo et s'extasient devant le cargo. On discute cinq minutes, je me la pète un peu en leur parlant des kilomètres qu'on a déjà parcourus, des étoiles brillent dans leurs yeux.
    C'était le rêve d'Alfredo et c'est devenu le mien. Ca y est, nous vivons notre premier voyage à vélo en famille. Alors je suis heureuse de dire à ces jeunes que c'est possible.

    On repart et la fin du trajet est plus difficile. On traverse la forêt dans une côte interminable. Poussinette a le mal des transports et on gère comme on peut... (merci la boite de mouchoirs !). La pluie s'intensifie de nouveau et on termine par une côte sur un chemin plein de nids de poule. Je ne pense plus à rien, rien d'autre que mon but. Et enfin nous arrivons...

    17h

    Nous sommes trempés, fatigués, mais heureux :)

     

    Dimanche

    On profite ! On parle, on cuisine, on joue avec les petits, on parle encore, on se repose et puis... on parle. On a tant de choses à se raconter depuis les vacances d'été !
    On découvre leur mini renarde complètement mignonne - craquante - adorable - etc...
    On observe le petit renard et poussinette jouer ensemble, apprendre à gérer les frustrations (puisque évidemment ils veulent toujours le jeu de l'autre) et finir par se faire des câlins et des bisous ♥

     

    Lundi matin

    J'appréhende un peu le retour. Je n'ai aucune courbature du voyage aller, mais on s'est couchés tard et je suis quand même sacrément fatiguée... Pendant que les papas sont partis se promener avec les enfants, on prépare un super brunch. Opération "prendre des forces avant le départ".
    Après  avoir mangé, on regarde les horaires de train. Il y en a un à 17h10. C'est jouable si on part vite. Alors comme samedi, on saute dans nos vêtements et on jette nos affaires dans le sac (sauf que cette fois-ci, Alfredo prend le temps de regarder s'il y a une route plus sympa ^^). On embrasse nos amis et vaille que vaille, c'est reparti !

    Finalement le plus douloureux c'est de reposer ses fesses sur la selle. Les ischions ont supporté mon poids tout l'après-midi de samedi et ne sont pas très heureux d'être de nouveau sollicités. Mais Alfredo m'affirme qu'on s'habitue et... c'est vrai. Au bout d'un moment je ne sens plus rien. Il faut dire que la selle qu'il m'a choisi me convient bien.

    Aujourd'hui il ne pleut pas mais il fait toujours frais. Poussinette était contente de monter dans le vélo, elle savait à quoi s'attendre et a pris ses marques. D'ailleurs, 1 min après être partis, elle dort... et ne voit pas la biche qui traverse la route devant nous, pour finalement retourner là d'où elle venait en deux ou trois sauts gracieux. Cet instant magique !

    Le retour est plus facile, beaucoup de descentes et puis on connaît la route alors ça passe plus vite. Quand je ne regarde pas les paysages, je fixe Alfredo devant moi, constant dans le mouvement de ses jambes, l'imper' gonflé par le vent... Parfois j'aperçois le casque de poussinette devant.Quand je ne le vois plus, c'est qu'elle dort. Le cargo est tellement lourd et moi tellement légère sur le Croix de fer, que je me laisse facilement distancer dans les descentes. Et je pédale, pédale pédale, le vent sifflant à mes oreilles.

    En sortant d'un village, un gros chien nous poursuit en aboyant et tente de me sauter dessus. Je fonce pour m'échapper et Alfredo pousse un énorme cri avant de montrer ses dents. Le chien prend peur et repart. Je n'ai peut-être pas eu la meilleure réaction... mais Alfredo est abonné à un magazine de vélo et a lu une anecdote de ce genre, il a su quoi faire ! :)

    La fin du trajet est un calvaire. Nous sommes sur une légère pente descendante, mais nous devons pédaler avec force pour lutter contre le vent. C'est épuisant !! Alfredo regarde l'heure avant de traverser le dernier village. C'est bon, on va arriver tout juste pour monter dans le TER !
    Et nous arrivons à la gare. Poussinette est hyper heureuse, elle parle sans discontinuer de tout ce qu'elle voit, de ce qu'elle a vécu, des souvenirs qu'elle a de son copain petit renard...

    Dernière épreuve : le TER arrive. C'est un vieux train, avec un compartiment vélo (mais quelle blague !) et des couloirs très étroits. Sans parler des trois marches à monter... Alfredo démonte le cargo qui heureusement se sépare en deux, sous la pression de quatre ou cinq contrôleurs. Il met à peine 5 minutes à tout dévisser et monter dans le train la plateforme+roue avant puis la selle-guidon+roue arrière. Ce héros ♥

    La folie d'un voyage

    19h

    Nous sommes chez nous.


    Je vous ai raconté ce périple un peu comme ça venait, sous forme d'histoire, mais il a certains points sur lesquels je voulais attirer votre attention.

    Les bénéfices d'un tel voyage

    - C'est peu cher !
    Pour peu qu'on entretienne son vélo, les frais ne sont pas énormes. Bien sûr ça sous-entend que vos pneus sont bien gonflés, que vos freins sont bien réglés et que vous savez faire quelques réparations de base (il y a plein de tutos sur internet !).
    Là on a du prendre le train parce que 90km aller, ça ne me semblait pas jouable pour une première fois. Et puis on n'avait que trois jours. Mais si à la place on avait fait tout le trajet aller à vélos, en deux fois et payé une nuit de camping, on aurait payé à peu près le même prix (~30€)

    - C'est écologique !
    Là, à part la marche à pieds, je ne vois pas de façon plus verte de se déplacer.
    Sur les pauses, on n'oublie pas de ramasser ses papiers, mouchoirs et emballages, of course !

    - On fait du sport !
    ...mais sans que ce soit un calvaire.
    Je ne suis pas particulièrement sportive. J'ai un cours de danse par mois, j'emmène poussinette à vélo à la crèche quand Alfredo n'est pas là (10min de trajet à peine) et je marche un peu. Et ce trajet m'a paru vraiment facile. Je vous l'ai dit plus haut : aucune courbature ! Le secret, c'est d'adapter ses vitesses en permanence. Ça grimpe ? On se met au minimum et on fait taire la frustration d'aller lentement on regarde le paysage. Ça descend ? On augmente les vitesses et on pédale, roule ma poule !
    S'économiser en montée, profiter de l'élan en descente :)

    - Des bienfaits psychologiques aussi
    Je vous ai parlé du contexte dans lequel j'étais, des circonstances qui m'ont poussée à faire ce choix un peu fou. Mais pas besoin d'être au bord du burn out ou de la dépression pour se faire un shoot de "lâcher-prise". Avec un tel voyage, on est obligé de tout oublier, de tout laisser derrière soi. On se remplit de belles images, de paysages magnifiques, de l'odeur de la forêt, de l'air frais et humide, du vent sur notre visage. Tout notre corps est dans l'effort, on redevient soi, on prend du recul sur notre vie... Sans parler des endorphines qu'on produit, l'hormone du bonheur, qui nous apporte bien-être et euphorie dès 45 min d'endurance !
    Mais surtout, on le fait ensemble. En famille. On partage cet effort, on partage ces sensations, on se motive les uns les autres, on communique sur des choses simples ("je passe devant !", "à ta droite, des lapins !", "attention la route est abimée"). Puisque notre mental n'est plus occupé par toutes les obligations de la vie quotidienne ou le travail, on se retrouve enfin en phase, on pense presque à la même chose au même moment !
    Et tout ceci nous apporte quelque chose de très précieux : la confiance en soi. Se dire "je l'ai fait, j'ai réussi, j'en suis capable". Ça ne m'est pas arrivé très souvent depuis mon accouchement ^^
    Et je dirais même plus, avec cette stagnation professionnelle depuis 1 an et demi, je l'ai plutôt perdue, la confiance en moi. Ce voyage qui m'a paru incroyable (et qui doit bien faire rire les cyclistes aguerris), a été une étape pour la regagner. Sans compter que j'ai vu dans les yeux d'Alfredo le bonheur de réaliser enfin son rêve et la fierté que j'y arrive haut la main, à ses côtés.

    Notre voyage un peu fou vous fait rêver ? N'hésitez pas, vous en êtes capable aussi !
    Commencez par des balades régulière, puis un trajet pas trop long, prenez des forces en mangeant peu mais sucré (ça part direct dans les muscles, dixit Alfredo), buvez bien ! :)

    J'ai été absente pendant presque un mois. L'envie créative n'était pas là et j'ai préféré prendre du temps pour moi, pour ma famille, pour ma maison, dans cette période où j'étais trop fragile.
    Mais je ne vous ai pas oubliés, j'ai même souvent pensé à vous, à tout ce que je pourrais vous montrer, vous écrire...
    J'espère que cette histoire, qui m'a donné l'envie de revenir sur le blog, vous a touchés, de quelque manière que ce soit. Et j'essaierai d'être plus présente, même s'il y a encore des hauts et des bas.

    Des bisous à tous ♥

    - Lilaluna -

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  • Poussinette, dans 2 jours tu auras 2 ans.

    Laisse-moi me souvenir de ce moment, deux ans plus tôt, où nous t'avons rencontrée. Où tu nous a regardés avec de grands yeux étonnés. Où tu faisais tout pour tourner ta tête trop lourde et voir ton papa qui n'était pas face à toi. Où tu t'es réchauffée contre nos corps, l'un après l'autre, pour t'imprégner de notre odeur et faire connaissance.

    Le petit chemin que tu as parcouru depuis ce jour n'a pas été une ligne droite d'évidences.
    Par ta naissance, nous avons appris combien être parents était difficile. Mais nous avons aussi découvert le bonheur que c'est de te voir grandir et t'épanouir. A quel point un sourire, un câlin, un mot doux de ta part est un cadeau un million de fois plus précieux (au moins !) que n'importe quel bien matériel.

    Nous avons découvert la douceur du portage, la douceur de l'allaitement, la douceur du cododo (oui,  la nuit dernière encore)... Bien sûr, tout ceci n'a pas été simple, mais c'est cette douceur que nous retiendrons.

    Aujourd'hui, tu ne marches plus, tu cours !

    Aujourd'hui tu parles tellement et tu comprends tellement des choses qu'on te raconte... 

    Aujourd'hui, tu aimes

    aller au parc faire du toboggan, ramasser des cailloux dans ton petit seau et courir après le ballon

    faire du vélo dans le carrosse de papa ou sur le destrier de maman

    grimper, escalader tout mobilier qui s'y prête (hum...)

    traverser l'appartement sur ta coccinelle à roulettes

    t'occuper de ta poupée, la border, lui mettre des chaussettes, lui donner à boire

    faire des puzzles, de plus en plus compliqués

    nommer les couleurs : tu connais jaune, bleu, vert, rouge, mauve, marron et orange

    remplir des feuilles de tourbillons et de points de toutes les couleurs, y ajouter quelques gommettes

    "faire des pâtes" et touiller ta dinette, verser de la soupe dans nos mains en secouant un bâton de pluie

    faire des maisons Duplo, ou des escaliers, ou un camion de pompier

    associer tes figurines d'animaux aux cartes qui les représentent

    Et tu aimes aussi

    ouvrir les boutons et les pressions, les fermetures éclairs, les scratchs

    mettre tes chaussettes toute seule, ainsi que tes pantalons

    enlever tes t-shirts toute seule, ainsi que tes chaussures, pantalons, robes, chaussettes, chaussons...

    enfiler ton manteau en le posant par terre à l'envers

    mettre tes lunettes et ton casque à vélo (mais seulement si on les met aussi ^^)

    porter ton assiette jusqu'à la table et monter sur ta chaise toute seule

    manger toute seule, mais qu'on t'aide un peu aussi

    boire dans un verre sans en renverser (presque à chaque fois !)

    monter sur le petit escabeau pour te laver les mains, les dents, te débarbouiller toute seule au lavabo

    te savonner le corps pendant que nous en nommons chaque partie

    nous demander de lire trois fois de suite le même livre

    réciter les livres que tu connais par coeur

     

    Tu cherches tellement à être autonome que c'est un pied de nez à n'importe quelle personne ayant eu un jugement négatif sur ma façon de materner, sur notre façon de t'éduquer, avec bienveillance et patience (du moins autant que nous en sommes capable).
    Des commentaires ("il faut couper le cordon un jour !", "tu vas l'allaiter encore longtemps ?", "tu as une voix trop douce, c'est pour ça qu'elle ne t'obéit pas", "vous la portez encore à son âge ?!"...) on en a eu et on en aura encore.
    Mais toi, tu grandis avec l'envie de grandir, car tu sais que nous sommes là.

    ...et que nous serons toujours là pour toi ♥

     - Lilaluna -


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